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La crise en Ibéro-Amérique s’aggrave

La rédaction

La désintégration financière accélérée et la contraction économique des pays de l’OCDE frappent aujourd’hui de plein fouet l’Amérique ibérique. Au cours des derniers mois, l’Argentine, le « bon élève » du FMI des années 90, est devenu un champ de ruines économique, financier et politique. Et les autres pays du continent, à commencer par le Brésil, se débattent sous le fardeau d’une dette extérieure irrécouvrable. En conséquence, dans toute cette région, monnaies, Bourses et cours des obligations d’Etat sont en chute libre.

Actuellement, tous les regards se tournent vers le Brésil, de loin le plus grand débiteur en dehors des pays de l’OCDE, qui risque de déclarer une cessation de paiements. Dans un rapport de la JP Morgan sur le Brésil, on affirme qu’« il y a un risque de défaut dans les six mois ». Cependant, l’ancien directeur de la Banque centrale brésilienne, Alfonso Celso Pastore, et le directeur de l’Association des marchés boursiers du Brésil, Francisco Petros, pensent que ce défaut pourrait intervenir plus tôt.

Suite à un nouveau déclassement de la dette brésilienne par Moody’s, le 20 juin, la « prime de risque » des obligations a grimpé en flèche, passant de 206 à 1595 points de base en une seule journée, tandis que leur valeur chutait de 11 %. La « prime de risque » du Brésil a désormais dépassé celle du Nigéria et arrive en deuxième position derrière celle de l’Argentine. Comme le Brésil devra offrir un taux d’intérêt de 21 % pour obtenir de l’argent frais, il est de fait exclu des marchés de capitaux internationaux. La Bourse brésilienne a plongé au niveau de septembre 2001 et le réal a perdu 3,4 % de sa valeur.

En Argentine, l’économie est entrée dans son 45ème mois de « récession » officielle. Le 20 juin, le gouvernement a annoncé une baisse du PIB au premier trimestre 2002 de 16,3 % par rapport à l’année dernière, et une chute spectaculaire de l’investissement de 60 %. Mesuré en dollars, le PIB argentin représente 100 milliards de dollars, soit une chute de 70 % par rapport à l’année dernière. Au premier trimestre, la consommation a reculé de 20,9 %. Quelques autres chiffres éloquents : l’activité industrielle a diminué de 13 % en mai, la production automobile de 49 % au cours des cinq premiers mois de l’année, et le peso a perdu 73 % de sa valeur depuis le début de l’année. Le 21 juin, le directeur de Banque centrale argentine Mario Blejer, ancien responsable du FMI, a annoncé sa démission.

En Uruguay, le gouvernement a annoncé le 20 juin l’abandon de la politique de contrôle des changes appliquée depuis des décennies et a décidé de laisser flotter le peso. Aussitôt, la monnaie a plongé de 24 %, et le risque-pays a augmenté de 12,5 %. Le ministre des Finances, Alberto Bension, et le vice-président, Luis Hierro, ont déclaré que l’Uruguay avait été dévasté par la dévalorisation du réal brésilien, puis par la crise argentine. Bension a également admis que c’était le FMI et le sous-secrétaire au Trésor américain qui avaient exigé de laisser flotter la devise.

Au Chili, le peso a perdu jusqu’ici 5 % de sa valeur en un mois. Au cours des cinq premiers mois de cette année, les exportations chiliennes vers les pays du Mercosur - Argentine, Uruguay, Paraguay et Brésil - ont chuté de 39,7 %.

Le 20 juin, le quotidien brésilien Folha de Sao Paolo faisait remarquer qu’en Ibéro-Amérique, la seule chose qui chute plus vite que les monnaies et les marchés financiers, c’est la crédibilité des Etats-Unis ! En effet, le 21 juin, le secrétaire au Trésor, Paul O’Neill, a affirmé que le risque de contagion ibéro-américaine n’était qu’une « fiction intellectuelle ».

D’ailleurs, de plus en plus de responsables ibéro-américains en viennent à reconnaître qu’il existe une « autre Amérique », celle incarnée par Lyndon LaRouche, qui est prête à faire face à la réalité de sa propre crise et sait ce qu’elle devrait faire chez elle et en Amérique ibérique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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