Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 novembre - 17 novembre : A la juste colère des gilets jaunes Lire 14 novembre - Jacques Cheminade : L’esprit du Tianxia et la France Lire 14 novembre - L’Institut Schiller lance son nouveau dossier sur les Nouvelles Routes de la soie Lire
AccueilActualité
Brèves

La drogue, l’Afghanistan et le système financier international

Derrière la guerre en Afghanistan se cache une nouvelle Guerre de l’opium qui contribue à la destruction des nations. Le revenu annuel de l’opium afghan est estimé à 50 milliards d’euros dont moins d’un milliard revient directement aux paysans locaux et aux chefs talibans. Qu’advient-il du reste de ce pactole ?

Au XVIIIe et XIXe siècle, l’Empire britannique a subverti la Chine en imposant son trafic d’opium : non seulement il détruisait la Chine de l’intérieur (corruption, destruction sociale) mais la Compagnie britannique des Indes orientales, la société privée qui gérait l’Empire (commerce, flotte, armée), dégageait d’énormes profits qui alimentaient son pouvoir financier sur le monde, notamment à partir du paradis fiscal et juridique de l’époque, Hong Kong.

Eh bien aujourd’hui, cela continue. En Afghanistan, depuis 2001 et l’occupation par les troupes de l’OTAN, la production d’opium a été multipliée par 40. L’opium afghan représente 90% des récoltes mondiales, dont la moitié est produite dans la province d’Helmand, sous protection des troupes britanniques. Ce trafic engendre corruption et narcoterrorisme dans toute l’Asie centrale jusqu’au Caucase russe et au Xinjiang chinois en passant par l’Inde. Et le narcotrafic afghan, que l’OTAN, sous influence des factions impériales anglo-américaines, refuse de combattre, tue plus de civiles à l’extérieur de l’Afghanistan que la guerre là-bas ne tue de soldats occidentaux. : en 2009, 30 000 héroïnomanes russes et 10 000 européens sont morts d’overdoses.

Inévitablement, une grande part des énormes profits de ce trafic est blanchi à la laverie du coin, c’est-à-dire Dubaï, le paradis fiscal et juridique établit par la City de Londres dans les années 1990, alors que Hong Kong était rendu à la Chine. A partir de ces centres off-shore installés pour la plupart dans d’anciennes colonies anglo-hollandaises, l’argent de la drogue (500 à 1000 milliards de dollars chaque année) passe directement dans le système financier dont l’opacité et la complexité assure un blanchiment massif, discret pour les uns et profitable pour les autres. Si bien que lors de la première phase de la crise financière en 2008, Antonio Maria Costa, directeur l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, avait déclaré que « en de nombreux cas, l’argent de la drogue est actuellement la seule source de liquidité disponible. (…) Pendant la deuxième moitié de 2008, le manque de liquidité étant le principal problème du système bancaire, ces capitaux liquides sont devenus un facteur important ». Sans nommer aucune banque, il avait annoncé que son agence « avait trouvé les preuves que les prêts interbancaires ont été financés par des capitaux provenant du trafic de drogue et d’autres activités illégales. Certaines pistes indiquent que des banques ont été sauvées de cette manière ». Il y a donc au minimum une connivence très forte entre le crime organisé et le monde de la finance. Cependant comme l’ont expliqué M. Costa lui-même, Roberto Saviano (journaliste italien auteur de Gomorra), Harry Markopolos (qui révéla l’escroquerie Madoff) ou MM. Montebourg et Peillon en leur jeune temps, étant donné les volumes et la complexité des opérations, il est plus justifié de parler d’une seule et unique « mafia en col blanc » pour qui le trafic de drogue fait partie intégrante de son système. C’est ce que l’on appelle un empire financier, d’origine britannique en l’occurrence.

Fait révélateur qui n’a pas hélas fait la une des journaux, fin mars, la 4e banque américaine d’avant crise, Wachovia, a dû s’acquitter d’une amende de 160 millions de dollars pour clore une procédure judiciaire portant sur le blanchiment d’argent de la drogue. En effet, entre 2004 et 2007, sa filiale londonienne a servi à 4200 reprises de relais au blanchiment de 8 milliards de dollars provenant essentiellement du trafic de cocaïne sud-américain. La crise économique qui nous frappe ne pourra qu’empirer si nous ne mettons pas un terme à ce système. Commençons d’abord par couper l’opium sous ses pieds : l’éradication de l’opium afghan est une première étape décisive vers l’éradication de l’Empire britannique. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, sont en première ligne et ont un intérêt commun à mener d’urgence cette opération. Tant le chef de la lutte antidrogue russe, Victor Ivanov, que le commandant des forces américaines et de l’OTAN en Europe, James Stavridis, sont d’accord pour lancer l’offensive. Ce serait un pas décisif vers l’Alliance des 4 puissances que l’économiste américain Lyndon LaRouche voit être la seule combinaison de forces possible pour établir un nouveau système international.


Vidéo : Guerre à la drogue, Guerre à la City, Il faut quitter l’Afghanistan !


Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • petite souris • 12/04/2010 - 23:46

    J’espère que l’offensive du chef de la lutte anti-drogue russe, Victor Ivanov ainsi que du commandant des forces de l’OTAN fera le poids contre les 50 milliards d’euros des revenus de la drogue en Afghanistan.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard