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La dynamique de grève de masse en Europe

La rédaction

La suppression de 12 000 emplois en Europe annoncée par le géant américain General Motors a provoqué des protestations de masse. Notamment dans deux usines OPEL en Allemagne, où l’on prévoit des réductions de dépenses de 500 millions d’euros ; outre l’annulation de certaines primes, la réduction des congés payés et l’augmentation du temps de travail, 10 000 postes en tout vont être supprimés à Bochum et Rüsselsheim. Les travailleurs de l’usine de Bochum ont aussitôt organisé un débrayage le 15 octobre, et des actions sont prévues dans toutes les usines GM/Opel d’Europe pour le 19 octobre.

Soulignons que des actions sauvages comme celle de Bochum sont extrêmement rares en Allemagne, où les relations au sein du monde du travail sont strictement réglementées. Un ferment de masse semble se consolider en Europe depuis les manifestations du lundi lancées en Allemagne en juillet. Cette dynamique est alimentée par la politique de « délocalisations » vers l’Europe de l’Est et l’Asie et la baisse du niveau de vie de la majorité des populations, dictée par la politique de Maastricht.

En Allemagne, la classe politique est déjà au bord de la panique. Deux responsables du SPD, le ministre de l’Economie Clement et le Premier ministre de Rhénanie du Nord/Westphalie, Peer Steinbrück (qui avaient tous deux dénoncé début août les manifestations du lundi ), ont qualifié de « déraisonnables » les actions menées chez Opel, appelant à la reprise du travail. Le syndicat IG Metall a également été pris de court par la réaction spontanée des ouvriers.

Cependant, les protestations gagnent d’autres secteurs de la population. A Bochum, des travailleurs d’autres entreprises ont rejoint les manifestants d’Opel, et à Rüsselsheim, beaucoup de citoyens, dont la plupart ont au moins un parent chez le géant de l’automobile, sont descendus dans la rue. On estime, en effet, que la suppression de 10 000 emplois chez Opel se traduira par 40 à 50 000 licenciements chez ses fournisseurs, les commerces locaux et différentes sociétés de services.

Le mouvement ira certainement en s’amplifiant puisqu’une nouvelle vague de licenciements dans d’autres sociétés a été annoncée début octobre : 000 chez Bombardier (équipement ferroviaire), 1300 chez SAP (logiciels), 1000 chez FAG Kugelfischer (roulements à billes). En outre, trois chaînes de grande distribution, SPAR, Quelle-Karstadt et Schlecker, prévoient chacune la suppression de 10 à 15 000 emplois.

Ailleurs en Europe :

  • aux Pays-Bas, les travailleurs du secteur des transports ont fait une grève nationale de 24 heures le 13 octobre ;
  • en Espagne, la grève de 12 000 employés des chantiers navals IZAR continue ;
  • en Suisse, les travailleurs du secteur public ont lancé une journée d’action nationale le 23 septembre ;
  • en France, des pêcheurs ont organisé des blocus de ports et les camionneurs des opérations escargot dans la deuxième quinzaine de septembre ;
  • en Italie, un rassemblement national devant réunir un million de travailleurs est prévu pour le 6 novembre à Rome.
Helga Zepp-LaRouche appelle à des mesures d’urgence pour assurer le plein emploi

Le 18 octobre, le mouvement larouchiste en Allemagne (BüSo et LYM) a commencé à diffuser un nouveau tract intitulé « Arrêtons la destruction économique de l’Allemagne ; appliquons à nouveau la loi de stabilité de 1967 ».

Destiné à être distribué aux manifestations du lundi et auprès des différents piquets de grève, ce texte, rédigé par Helga Zepp-LaRouche, note que la crise à Opel/GM est un symptôme de la « deuxième phase de la désindustrialisation » en Allemagne, en particulier dans la région de la Ruhr où le secteur du charbon et de l’acier a été réduit à la portion congrue. Comme on peut le lire dans ce tract, le « dégraissage » et les délocalisations dans le secteur industriel, ainsi que l’explosion du prix de pétrole, sont des expressions de la crise générale du système financier et économique global, tout comme les bulles immobilières spéculatives, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume uni. Le respect des conditions d’austérité dictées dans le cadre de Maastricht va à l’encontre des intérêts fondamentaux de la population.

Helga Zepp-LaRouche exige l’application de mesures d’urgence, conformément à la « loi de stabilité » de 1967, qui confère au gouvernement le pouvoir (et l’obligation) de prendre des mesures destinées à assurer le plein emploi. Avec 8,6 millions de sans emplois en Allemagne, lit-on, un tel programme devrait s’inspirer du New Deal de Franklin Roosevelt ou des plans de Lautenbach et de Woytinski-Baade-Tarnow de 1931, malheureusement jamais mis en œuvre. L’élection de John Kerry à la présidence des Etats-Unis ouvrira la possibilité d’une initiative de type New Deal outre-Atlantique, grâce à l’influence que Lyndon LaRouche exercera au sein du Parti démocrate et du gouvernement.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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