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La façade de la « reprise » américaine vole en éclats

La rédaction

Même si ce n’est que sur le papier, les statisticiens en charge de l’administration américaine ont réussi à fabriquer, entre avril et juin 2004, une embellie de l’emploi espérée de longue date. Cette embellie faisait suite à la spectaculaire croissance des indicateurs du PNB américain pour l’an dernier, démonstration ultime de la réalité d’une forte reprise américaine en marche, augmentant les chances de réélection de George W. Bush. Mais ces dernières semaines ont mis à plat l’échafaudage. Même les politiques fiscales et monétaires ultra-généreuses du gouvernement et de la Réserve fédérale ne sont plus capables de maintenir peu ou prou une économie droguée de crédit.

Le 30 juillet, le Bureau des statistiques du travail (Bureau of labor Statistics, BLS) annonçait que les licenciements aux Etats-Unis ont atteint leur plus haut niveau depuis les années 1980. Sur tous les titulaires adultes d’un emploi, 8,2%, soit 11,4 millions de personnes, ont été définitivement licenciés sur les trois premières années de l’administration Bush selon le rapport du BLS. Le niveau actuel des licenciements est le deuxième plus élevé depuis la période des années 30, après l’envolée du chômage (9%) de la période 1981-1983. Des 5,3 millions de personnes qui travaillaient depuis au moins trois ans au moment de leur licenciement, 20% sont toujours sans emploi. Parmi ceux qui ont déclaré avoir trouvé un nouvel emploi, le BLS a dénombré 56,9% qui déclarent être moins bien payés maintenant que dans leur précédent job, chiffre que l’on peut comparer avec les 46,6% de la période 1991-1993 (« récession ») et les 42.2% de l’intervalle 1997-99 (« boom »). Un tiers de ces « ré-employés » ont des pertes de revenu de 20% ou plus.

Le plus choquant pour ceux qui croient encore à une « reprise de l’emploi » a été l’annonce faite le 6 août par le Département du travail : la création nette d’emplois jusqu’à juillet a été ramenée à 32 000 emplois créés aux Etats-Unis, c’est-à-dire 1/10ème du niveau affiché sur la période avril-juin. La correction à la baisse par le Département du travail sur les deux mois écoulés atteint ainsi 78 000 emplois comptés « en trop ».

Autre indication allant dans le même sens, le déclin soudain des dépenses de consommation, constaté en juin - en dépit de taux d’intérêt ultra-faible - constitue l’affaissement mensuel le plus marqué depuis septembre 2001. En juillet, Ford Motor et General Motors ont annoncé une forte baisse des ventes d’automobiles (respectivement -16% et -3.4%), amenant GM à augmenter les abattements promotionnels sur certains modèles, qui ont atteint jusqu’à 6000 dollars, du jamais vu.

Des millions d’américains privés d’assurance maladie

Selon des rapports du Center for Studying Health System Change (CSHSC), et du Kaiser Commission on Medicaid and the Uninsured, près de 9 millions d’américains ont perdu leur assurance maladie entre 2001 et 2003. La proportion d’américains en dessous de l’âge de 65 ans qui bénéficient d’une couverture santé grâce à leur employeur, a chuté de 67% en 2001 à 63% en 2003, ce qui veut dire que 9 millions ont perdu leur assurance santé, une fois prise en compte la croissance de la population, selon le CSHSC. L’accélération du chômage a été citée comme le motif principal, pendant que les taux d’assurance ont augmenté de 28%, et que certains employeurs ont arrêté de fournir une couverture santé à leurs salariés.

Pour la première fois depuis que le programme a été lancé, il y a six ans, la couverture santé proposée aux enfants par les Etats (State Children’s Health Insurance Program ou SCHIP) a baissé au second semestre de 2003, avec des coupes budgétaires dans onze états, selon le Kaiser Commission on Medicaid and the Uninsured. Le Texas à lui seul représente 50% des coupes, où 149 000 enfants ont perdu le SCHIP depuis début 2004, car les assemblées de l’Etat ont décidé des coupes budgétaires correspondant à 1,6 milliards de dollars dans Medicaid et SCHIP pour l’année fiscale.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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