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La fraude du renflouement grec exposée publiquement

La rédaction

29 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Mais dans quelle Europe vit-on pour que ce soit la voix du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, qui ose dire la vérité sur le renflouement de l’euro ? Voici ce qu’il a dit le 23 juin :

Depuis le début de cette crise (...), beaucoup ont voulu croire que c’était une crise de liquidités. Ca ne l’était pas et ça ne l’est toujours pas. Tant que nous n’accepterons pas ce fait, nous ne trouverons jamais de réponse. Il s’agit d’une crise de solvabilité, (...) tout d’abord dans les institutions financières et maintenant au niveau des Etats. (...) Fournir des liquidités ne peut servir qu’à acheter du temps. Croire en "Allez, un dernier petit prêt !" ne sera jamais la réponse à un problème qui porte essentiellement sur la solvabilité.

Et le cas grec n’est que le détonateur pour une explosion de tout le système bancaire transatlantique. Alors que les principaux détenteurs des obligations grecques sont les banques françaises, allemandes et britanniques, le renflouement servant avant tout à les refinancer, ces mêmes obligations sont assurées par des fonds britanniques et américains. Un défaut de la Grèce déclencherait donc une réaction en chaîne de type Lehman Brothers.

Selon Erik Britton, ancien économiste de la Banque d’Angleterre, il est probable que ces fonds n’honoreront pas cette assurance en cas de défaut :

 Si les banques ont souscrit leur assurance auprès de fonds spéculatifs, peuvent-elles être sûres qu’ils couvriront les pertes en cas de défaut ? Il y a une chance qu’elles aient pris des couvertures sans valeur. Les banques pourraient ainsi devoir faire face à une perte [d’un côté de leur bilan] dont elles ne pourront réclamer l’assurance [de l’autre côté du bilan].

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung reconnaît de son côté que « les sauveurs de l’Europe comme la chancelière Merkel et son ministre des Finances Schaüble se font mener par le bout du nez à travers les marchés de capitaux. Ils font ce que leur dictent les banques, les compagnies d’assurances et la Banque centrale européenne. » Le 21 juin, Der Spiegel titrait même « Soudaine et attendue : Nécrologie d’une monnaie commune » pour présenter un dossier spécial sur la mort de l’euro.

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Mentionnons aussi la contribution d’Andrew Graham, maître du Balliol College à l’Université d’Oxford, sous forme d’une lettre de lecteur parue dans le Financial Times du 24 juin sous le titre « La BCE préfère le fétichisme de la dette à une bonne macroéconomie ». « Je suis scandalisé, écrit-il, et même terrifié, par le manque de compréhension de la macroéconomie dont font preuve la BCE et le gouvernement allemand. » Le premier renflouement et ses conditions ont réduit la capacité de la Grèce à rembourser sa dette « et maintenant, la BCE veut une seconde livre de chair. Ce n’est pas de la macroéconomie, c’est une punition, qui plus est une punition stupide. Elle risque d’entraîner un Etat failli en Grèce, le non-paiement de toutes les dettes grecques et l’effondrement de l’ensemble du système bancaire. »

Aucune restructuration de la dette ne pourra fonctionner sans une « restructuration » du système bancaire selon les critères de la loi Glass-Steagall  : protéger les dettes productives en liquidant la bulle des dettes purement financières.

Voir les 6 commentaires

  • petite souris • 30/06/2011 - 22:07

    ... la Grèce est à la dérive,
    ... et quand la Grèce coulera

    Que feront le FMI, les banques et les autres états de l’europe ?

    Ils vont se partager le pays ?
    Va y avoir du sport ! du vrai !

    ...et puis la France aura peut-être une partie de Péloponèse et l’île de Chio vous savez l’enfant grec ....

    ...comme en Palestine des bouts de pays par-ci, par-là ....

    Ben pas très pratique pour une petite souris qui ne sais pas nager ! parait que Chio c’est beau !!!

    Répondre à ce message

  • Max TERNON • 29/06/2011 - 13:15

    Bonjour,
    juste une info, j’ai eu vent, que dans les réunions UMP locales, le mot d’ordre de se séparer de ces obligations a été lançé. Ce qui en dit long sur ce qu’en pensent nos politiques contrairement à leur discours...

    • Ferdinand Cantwell • 29/06/2011 - 16:32

      A Chicago, des bandes d’ados armés ont pris les rues et braquent les commerçants par bandes de 20, 30 ou 100. Les flics en sont réduits à bloquer les quartiers, y compris les quartiers riches. Une gamine de 2 ans a été touchée par des échanges de tirs.

      Le taux de chômage des jeunes blacks atteint 90%.

      Même l’Association des armes de l’Illinois a conseillé à ses membres "ne vous rendez pas à Chicago. Si vous le faites, la meilleure défense si on vous attaque, c’est de négocier un cessez-le-feu".

      Dans le jargon de la jeunesse oligarchisée, on est passé de "flash mob" aux "flash rob" (rob = vol)

      Tout cela est très exactement décrit, mot pour mot... dans la presse régionale du sud-ouest de la France : des groupes d’ados braquent des commerces et les autorités se demandent si elles doivent envoyer les CRS.

      Tout cela pour dire que, dans un tel contexte, se préoccuper de son argent (épargnes et autres), c’est comme se on hésitait entre le train et l’avion pour partir en vacances cet été, alors qu’il est devenu impossible de se procurer du pain pour le repas du soir.

    Répondre à ce message

  • EDITH • 29/06/2011 - 11:34

    Que Mervyn King déclare "C’est une crise de solvabiltè et d’abord dans les institutions financières et maintenant au niveau des états, les renflouements ne serviront à rien".Ils avouent que c’est d’abord eux les responsables,les banquiers qui se prennent pour des dieux de l’olympe.Et oui nous sommes aussi dans une guerre psychologique .La Grèce est le symbole de la première démocratie au monde ,dont la riche culture est toujours présente dans notre mémoire et sert ,plus ou moins inconsciemment dans les institutions des etats nations occidentaux.Sa destruction permet à l’empire de dire nous sommes les plus forts et vous êtes nos esclaves vous ne pouvez rien contre nous.Et je dois dire ,puisque nous ne pouvons pas passer dans les médias pour expliquer quoi faire, que la propagande marche ,sur les forums ,les radios il y a une grande majoritè de petits oligarches qui pensent que les Grecs ont triché et que se sont des fainéants. Ils doivent payer même Dupont GNAN GNAN il y a deux ans déclarait " que la grèce dévalue comme ça nous pourrons continuer à aller en vacances à moindre coup" .Depuis il va manifester avec les indignés mais ne propose pas de GLASS STEAGALL quels démagos ces députès leur mot d’ordre c’est "NE TOUCHER PAS A MON PLAN EPARGNE ACTIONS " !!!

    • bernard01 • 29/06/2011 - 15:44

      les anglais commencent a avoir chaud aux m....s

    Répondre à ce message

  • michel49 • 29/06/2011 - 15:01

    La Banque d’Angleterre est-elle une banque privée comme la FED ?

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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