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La guerre contre l’Irak vue par les Américains

La rédaction

Contrairement aux résultats de certains sondages affirmant qu’au moins 60 % des Américains soutiendraient une guerre contre l’Irak, la réalité est qu’en dehors de Washington, une grande majorité de la population s’oppose non seulement à toute action militaire visant à renverser Saddam Hussein, mais souhaite également que le gouvernement aborde les problèmes réels - ceux que la campagne militaire est censée faire oublier : krach des marchés, dépression économique qui va s’accélérant, montée du chômage et baisse du niveau de vie.

Cette réalité est reflétée dans la presse régionale, qui abonde en critiques contre la guerre en Irak. Le 27 septembre, le Minneapolis Star Tribune écrivait dans son éditorial : « Pour le Congrès, la seule manière de faire son travail comme il faut, c’est de reporter l’adoption de la résolution jusqu’après les élections d’automne. » Pour ce quotidien du Minnesota, il faut ouvrir un débat en profondeur sur différents points et éviter une répétition de l’incident du golfe de Tonkin, qui conduisit à une guerre ayant coûté la vie à plus de 58 000 Américains. « La résolution [du golfe de Tonkin] était en somme une déclaration de guerre contre le Nord-Vietnam. (...) Par la suite, il a été prouvé que l’attaque dans le golfe du Tonkin n’avait pas eu lieu. Cet exemple illustre la raison pour laquelle les membres du Congrès ont la lourde responsabilité de poser des questions difficiles à propos de l’Irak. » Sous le titre « Une attaque contre l’Irak serait une erreur », le Capital Times de Madison (Wisconsin) a publié, le 26 septembre, une tribune libre avertissant que les Etats-Unis sont sur le point de « commettre une terrible erreur », à savoir, « approuver une attaque dévastatrice contre une nation qui ne constitue pas une menace immédiate ou lourde contre l’existence de notre pays. »

C’est l’opposition populaire massive à la politique de guerre du président Bush qui a forcé le débat au Congrès et au Sénat. Bien que le point de vue de Bush l’ait emporté et que la Chambre et le Sénat aient tous deux approuvé, le 10 octobre, la résolution autorisant le Président à utiliser la force contre l’Irak, la résistance exprimée au Sénat en particulier a été courageuse et étayée par des arguments de fond. C’est le sénateur démocrate Byrd (Virginie de l’Ouest), âgé de 84 ans, qui en a pris la tête et il était prêt à lancer une procédure d’obstruction (filibuster) pour empêcher le vote sur la résolution. Mais pour cela, il lui aurait fallu l’appui de 41 sénateurs, or seulement 25 de ses collègues, contre 75, l’ont soutenu. Nombre de démocrates ont rallié les rangs de Bush, à commencer par le président de la majorité au Sénat, Tom Daschle, qui a manoeuvré pour faire adopter immédiatement la résolution de la Maison Blanche. En fin de compte, le 10 octobre, elle a été votée par 77 sénateurs contre 23.

Le même jour, dans une tribune libre du New York Times, le sénateur Byrd déplorait la « précipitation dans la guerre ». Pour lui, le débat au Congrès s’est réduit à un « exercice de style » pour mieux accorder au Président « l’autorité pratiquement illimitée d’engager l’armée de la nation dans une action non provoquée contre une nation souveraine ». Il a encore une fois fustigé l’idée même de « la doctrine Bush de guerre préventive et de frappes préventives », conseillant aux « membres du Congrès de rentrer chez eux et de prendre le temps d’écouter leur base ». Lui-même avait reçu, avant le 8 octobre, 9000 appels téléphoniques de soutien à son combat contre la résolution.

De nombreux journalistes ont fait écho à l’analyse de Byrd sur l’état d’esprit des Américains. Début octobre, le commentateur de l’IHT, Richard Reeves, écrivait de Washington : « Le courrier que je reçois, ainsi que celui de nombreux membres du Congrès, est nettement orienté contre le président George W. Bush et sa volonté de nous faire faire la guerre à l’Irak ». Et Michael Geltler admettait dans le Washington Post du 6 octobre que son quotidien avait passé sous silence d’importantes initiatives politiques contre la guerre, notamment des manifestations ayant rassemblé des centaines de milliers de personnes à Londres. Il a ajouté : « Les sondages d’opinion rapportent que le président jouit d’un fort soutien général (61 %) pour sa politique d’action militaire contre l’Irak. Mais le courrier que je reçois (...) ne reflète pas ces chiffres. (...) Beaucoup (...) sont très inquiets par la perspective de lancer une guerre (...). »

La « victoire » de Bush pourrait s’avérer une victoire à la Pyrrhus. Loin de diminuer, l’opposition populaire à la guerre va au contraire se renforcer, et Bush pourrait être la première victime des élections de novembre - sans parler des présidentielles de 2004. Plusieurs observateurs de la politique à Washington ont noté que Bush pourrait en fait suivre les pas de son père qui a mené la guerre mais perdu le pouvoir politique, en raison de son mépris total pour les problèmes réels de sa population, à commencer par l’économie.

C’est ainsi que dans le New York Post du 8 octobre, sous le titre « Le Président risque de répéter l’erreur de papa », on peut lire : « Le président Bush fait face à de nombreux problèmes intérieurs - depuis la fermeture des ports sur la côte ouest, qui coûte 2 milliards de dollars par jour à l’économie, jusqu’à une vague de scandales de sociétés et une nation d’investisseurs en état de choc, qui ont perdu 7500 milliards de dollars de titres financiers. En accordant une telle importance à l’Irak, Bush risque de tomber dans le même piège que le premier président Bush : donner l’impression qu’il néglige les problèmes intérieurs. » Un analyste politique, James Thurber, a noté : « Le père s’est tellement focalisé sur la Tempête du désert qu’il a fini par oublier que les gens s’inquiètent vraiment de leur portefeuille. »

Toutefois, la défaite politique probable de Bush ne se traduirait pas par une victoire pour les démocrates. Au contraire, en refusant de s’attaquer aux véritables problèmes de sa base, ce parti - du moins sa direction officielle actuelle - s’est discrédité. Selon le Washington Post du 10 octobre, en mettant la guerre sur le devant de la scène au lieu des questions économiques, les démocrates perdent du terrain. L’article cite une dirigeante du comité national du Parti démocrate, Donna Brazile : « Notre base libérale veut que nous nous levions et défions Bush sur la guerre. »

Le quotidien affirme que les contributions financières au Parti démocrate, en particulier au DNC, ont chuté, en raison de l’opposition populaire à la politique de guerre. Certains craignent que les démocrates n’aillent même pas aux urnes en novembre, puisque leurs dirigeants les ignorent. Si c’est le cas, ils risquent de perdre leur majorité au Sénat (une seule voix) et de demeurer minoritaires à la Chambre.

Cependant, le courant du Parti démocrate dirigé par Lyndon LaRouche gagne en force et en soutien, précisément parce qu’il aborde les questions réelles, proposant depuis longtemps des solutions pour les résoudre. L’organisation de campagne de LaRouche a sérieusement mobilisé contre la perspective de guerre, en dénonçant les intentions stratégiques du parti de la guerre et en exposant le lien de cette dynamique avec l’effondrement de l’économie. Sans cette intervention, la bataille qui a eu lieu, en particulier au Sénat, aurait été impensable. Compte tenu de l’attitude de fuite de Daschle et des dirigeants du Parti démocrate, LaRouche représente désormais le seul leadership crédible.

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