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La moitié des avoirs des banques américaines investis dans un marché immobilier en détresse

La rédaction

A la une du 5 décembre, le Wall Street Journal s’inquiète de l’augmentation des arriérés sur hypothèques au cours des derniers mois, qui déstabilise les acteurs de ce marché, estimé à 10 000 milliards de dollars. « Le problème est le plus aigu pour les hypothèques dites sub-prime, [c’est-à-dire accordées à des personnes à risque aggravé ou déjà lourdement endettées], mais certains signes indiquent qu’il s’étend à d’autres parties du marché hypothécaire. »

Cela fait un an maintenant que les arriérés ne cessent d’augmenter, mais le phénomène « s’est considérablement accéléré depuis deux à trois mois ». Selon les données du Federal Deposit Insurance Corporation, la moitié de tous les avoirs du système bancaire américain - 11 750 milliards de dollars - est investie dans le marché immobilier. Les hypothèques sub-prime représentent effectivement l’une des parts les plus vulnérables de ce marché et les signes de détresse sont évidents. Au cours du mois d’octobre, non moins de 2,52 % de toutes les hypothèques sub-prime accordées en 2006 étaient à un stade ou un autre de défaut de paiement - allant d’un arriéré d’au moins 90 jours jusqu’à la saisie.

Les hypothèques sub-prime sont accordées à des personnes « peu fiables » sur le plan du crédit, souvent des Afro-Américains ou Hispano-Américains à faible revenu ou qui sont menacés de licenciement ou de baisse de salaire, et les conditions attachées sont draconiennes : taux très élevés, sévères majorations en cas d’impayés, etc. A la fin des années 1990, le volume de ces hypothèques représentait moins de 100 milliards de dollars ; aujourd’hui, il est estimé entre 650 et 980 milliards, ce dernier chiffre étant l’équivalent du dixième du marché immobilier résidentiel.

Il y a dix ans, seules des sociétés essentiellement usuraires accordaient de tels prêts. Mais entre-temps, les grandes banques commerciales ont racheté de nombreuses sociétés de ce type et dominent désormais le marché. Au cours de 2005, pour la moitié des prêts accordés, entrant dans cette catégorie, les banques ne demandaient même pas de données précises sur le revenu personnel de l’emprunteur. Selon la Mortgage Bankers Association, pendant la première moitié de 2006, une hypothèque sur cinq accordée aux Etats-Unis tombait dans la catégorie sub-prime.

Deux acteurs de ce marché sub-prime, Sebring Capital Partners au Texas et Ownit Mortgage Solutions en Californie (le numéro onze du marché), ont cessé leurs opérations début décembre. Cette nouvelle a semé la panique sur le marché des produits dérivés : pour se protéger contre une cessation de paiement des 10 millions de dollars d’obligations hypothécaires sub-prime, notées BBB, on se tourne vers les contrats dérivés sur défaut (CDS en anglais), dont le coût est passé de 310 000 à 389 000 dollars. En même temps, les obligations sous-jacentes émises en contrepartie d’hypothèques sub-prime ont subi leur plus forte chute hebdomadaire depuis le début de l’année.

Par ailleurs, la plus grande société américaine de conseil fiscal, H&R Block, a annoncé le 29 novembre des pertes de 156,5 millions de dollars au cours du trimestre se terminant le 31 octobre, pertes provenant de sa filiale Option One Mortgage, qui accorde beaucoup d’hypothèques sub-prime. Au cours du trimestre précédent, H&R Block avait accusé des pertes de 131 millions de dollars et Option One Mortgage avait dû racheter certains de ses titres émis contre des hypothèques sub-prime en arriérés. Maintenant, le géant cherche désespérément à vendre cette filiale.

Toll Brothers, qui construit de coûteuses villas de piètre qualité (baptisées « McMansion »), a dû revoir à la baisse ses prévisions pour 2007, suite à la chute de près de 50 % de ses profits au trimestre se terminant le 31 octobre. Ses revenus ont en effet chuté de 310 millions de dollars en 2005 à 178 millions. Le taux d’annulation chez Toll Brothers est de 37 %, et les clients n’ont signé que pour 710 millions de dollars de contrats, contre à 1,59 milliards en 2005.

Le 10 décembre, Lyndon LaRouche a souligné un facteur critique, mais méconnu, de la crise immobilière américaine : des ventes immobilières anticipées mais qui ne se réalisent pas sur un marché en contraction globale : « Quelqu’un possède un logement évalué à, disons 800 000 dollars, mais la meilleure offre qu’on lui fait est de 600 000 dollars. Or, il n’a pas de marge de manœuvre de 200 000 dollars, en terme d’actifs disponibles. Donc il ne vend pas. Le mois suivant, le trou aura atteint 300 000, puis 400 000, et ainsi de suite. Ce facteur ajoute un potentiel explosif supplémentaire, lorsque le marché est en chute. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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