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La notion d’« intérêt commun » débattue en Allemagne

La rédaction

Les attaques du président du SPD Franz Müntefering contre les « excès du capitalisme néolibéral » ont ouvert un grand débat public en Allemagne, centré sur la notion de l’« intérêt commun » dans les affaires socio-économiques. Or cela fait des années qu’Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques/Solidarité (BüSo), parle de la nécessaire défense du principe de l’« intérêt commun », qui est consacré dans la Loi fondamentale de 1949. D’ailleurs, dans ses livraisons des 20 et 22 avril, le Frankfurter Allgemeine Zeitun, l’organe de la communauté financière outre-Rhin, a reconnu le rôle central de Mme Zepp-LaRouche dans ce débat, tout en la calomniant par la même occasion.

Puis, dans son édition du dimanche 24 avril, le FAZ écrivait que le vrai danger posé par Müntefering est sa défense de l’article 14 de la Loi fondamentale, qui affirme que la propriété privée comporte une obligation envers l’intérêt commun. Selon le quotidien de Francfort, ceci met en cause « l’ordre libéral de la propriété » et représente, « malheureusement », le rejet de « la froide rationalité de l’économie de l’argent » et du « droit romain ». L’article remonte même jusqu’aux traditions « germaniques » de la « propriété sociale » qui, d’après lui, trouvèrent leur place dans le « socialisme » du XIXème siècle et, plus tard, dans la Constitution de 1949. Pour le FAZ, cependant, l’article 15 est encore plus dangereux puisqu’il autorise expressément l’expropriation si la possession d’un bien enfreint ou menace l’intérêt commun.

Ce thème a été repris par plusieurs dirigeants syndicaux et parlementaires. Franz-Josef Möllenberg par exemple, président du syndicat de l’agro-alimentaire (NSS), déclara dans une interview avec le Suddeutsche Zeitung du 25 avril : « Ce qui est en jeu est l’élément social de l’économie de marché sociale. Il ne s’agit pas de lutte de classes, mais du mandat de notre Constitution : la République fédérale est un Etat social, la propriété entraîne une obligation et la dignité de l’homme est intangible. Quiconque trouve cela trop radical a effectivement un problème. » Rainer Wend, président social-démocrate de la Commission de politique économique du Bundestag, déclara le 27 avril que les attaques de Müntefering ne sont pas dirigées contre les entrepreneurs qui investissent et créent des emplois, mais contre ceux qui ne s’intéressent qu’aux gains spéculatifs à court terme. Pour le SPD, dit-il, le cœur du débat est « l’article 14 de notre Constitution [qui] affirme que la propriété oblige, elle sert l’"intérêt commun" en même temps. (...) C’est cet intérêt commun que nous devons défendre parfois lorsque le marché seul n’y parvient pas suivant ses propres règles . »

Remous dans les rangs de la CDU

Trend, l’ancien secrétaire-général des chrétiens-démocrates allemands, Heiner Geissler, a déclaré qu’il existe des sociétés implantées à l’échelle internationale qui « agissent aussi librement que la mafia, les trafiquants de drogue, les terroristes. (...) En ce moment, cet anarcho-capitalisme, cette résurgence du capitalisme précoce, constitue l’idéologie dominante. (...) La bonne approche serait une compétition ordonnée, le marché ordonné. (...) Le capitalisme actuel est une forme de totalitarisme moderne ».

Revenant sur ces propos dans un entretien avec le Frankfurter Rundschau du 28 avril, Geissler estima que le SPD n’a pas encore prouvé sa volonté de combattre le néolibéralisme : « Il existe un test déterminant qui s’appelle Hartz IV (...), le prototype d’une politique qui réduit l’homme à un simple objet économique. (...) Les gens voient que les choses ne peuvent pas continuer ainsi. (...) Le problème fondamental est posé par le pouvoir des fonds de pension et de placement. (...) Les gestionnaires de fonds veulent voir des revenus élevés et, si possible, supérieurs tous les trois mois. Pour cette raison, ils exigent que les profits servent exclusivement à payer les actionnaires. (...) Mais la plus grande part du profit devrait être réinvestie à des fins d’innovation, de recherche, de nouvelles machines. Si ces investissements sont rentables, on ne peut le savoir qu’au bout de plusieurs années. C’est pourquoi les investisseurs ne s’intéressent absolument pas à ce type d’investissements. » Après avoir noté qu’il serait possible de corriger certains excès par tel ou tel amendement législatif, Geissler ajouta : « Finalement, nous avons besoin d’une réforme internationale du système ; nous devons remettre de l’ordre dans cette concurrence sans ordre ». Malheureusement, M. Geissler n’a pas franchi le pas qui s’imposait alors en appelant à un nouveau Bretton Woods, comme le propose Lyndon LaRouche.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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