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La nouvelle « équipe de protection contre les plongeons » passe à l’action

La rédaction

Les 13 et 14 juin, le plus grand krach boursier depuis l’éclatement de la bulle de la « nouvelle économie », en 2000-2001, a atteint un nouveau palier. Partout dans le monde, la fuite hors des actions pour investir dans des obligations d’Etat, notamment les bons du Trésor américain, provoquait la chute des indices boursiers. Notamment sur les marchés « émergents » comme la Turquie, la Russie ou la Colombie, des reculs quotidiens de 5 à 10 % devenaient monnaie courante. Même au Japon, le Nikkei a perdu 614 points dans la seule journée du 13 juin, soit sa plus forte chute depuis le 12 septembre 2001. Depuis le mois d’avril, l’indice a ainsi perdu 19 % de sa valeur.

En même temps, les marchés des matières premières enregistraient des fluctuations extrêmes, le cours de l’or abandonnant 44 dollars en un seul jour pour se stabiliser à 566 dollars l’once. Selon les estimations du groupe Barclay, 70 % des hedge funds à l’échelle mondiale ont accusé des pertes au niveau de leurs investissements en matières premières, en actions et sur les marchés émergents en mai, et plus encore au cours de la première quinzaine de juin.

Du coup, le 15 juin, une « main invisible » est intervenue sur les marchés pour faire remonter le cours des actions, d’abord à Wall Street, puis à l’échelle internationale. Certains « initiés » voient dans cette embellie « miraculeuse » la première intervention de l’« équipe de protection contre les plongeons » à Washington. Cette équipe est dirigée par le nouveau secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, qui a remplacé John Snow, et le nouveau dirigeant de la Réserve fédérale Ben Bernanke.

Selon une de nos sources dans les milieux bancaires, c’est Paulson, ancien PDG de Goldman Sachs, qui donne les ordres, en s’inspirant des mesures prises par son prédécesseur James Baker III à la fin des années 80. C’est lui qui a poussé Bernanke à prononcer le 15 juin ce discours incohérent devant le Economics Club de Chicago, visant à calmer les craintes de nouvelles hausses de taux d’intérêt. Tout en exprimant son inquiétude quant aux « augmentations cumulatives des prix de l’énergie et des matières premières », Bernanke déclara : « Bien que le prix du pétrole ait augmenté de manière significative, il est loin d’avoir eu sur l’inflation globale le même effet que celui que nous avons vu dans les années 70 - et par conséquent, nous sommes loin de la même réaction au niveau des taux d’intérêt. »

Dès le 13 juin, le quotidien économique allemand Handelsblatt consacrait un article à la nouvelle « équipe de protection » de Paulson et Bernanke. Il évoque la couverture du magazine américain Time de juillet 1999, ayant pour titre « Le comité pour sauver le monde », composé à l’époque du secrétaire au Trésor Robert Rubin, de son adjoint Larry Summers et d’Alan Greenspan, de la Fed. Aujourd’hui, selon Handesblatt, la finance mondiale entre dans des eaux tout aussi troubles et a urgemment besoin d’un capitaine. Face à la chute des Bourses, à la faiblesse du dollar et aux craintes d’inflation, l’équipe Paulson/Bernanke se trouve devant la « tâche herculéenne » de « protéger le monde d’un crash financier ».

Sévère mise en garde de Robert Rubin

L’ancien secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, était à Berlin le 17 juin pour y prononcer un discours devant le « Forum économique », organisation nouvellement créée par le SPD. Actuellement directeur chez Citigroup, Rubin est également membre influent du « Projet Hamilton », un groupe de réflexion sur la politique économique et monétaire, qui se réunit à Washington.

Assis aux côtés du ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, Rubin a déclaré que les « économies sont aujourd’hui confrontées à des questions extraordinairement complexes et incertaines. (...) Les investisseurs sentent que l’économie globale encourt des risques graves. (...) Chaque pays du monde fait face à des défis énormes. (...) Si nous ne parvenons pas à relever ces défis, nous allons avoir de sérieux ennuis. (...) En cas de perturbation brutale aux Etats-Unis (...) le monde entier sera affecté. »

Concrètement, Rubin a parlé de « déséquilibres financiers », de « sérieux déficits de productivité », évoquant la possibilité d’un « choc pétrolier, de la grippe aviaire », etc. Pour ce qui est des déséquilibres financiers, Rubin a mentionné les déficits commerciaux, de compte courant et budgétaire, ainsi que le taux d’épargne zéro aux Etats-Unis. Sans parler des « risques sur les devises et les marchés obligataires ». Bien que l’afflux de capitaux aux Etats-Unis reste immense, « à mon avis, le type d’équilibre actuel repose sur un déséquilibre fondamental ». Par conséquent, « nous faisons face à de sérieux risques, bien que l’échéancier de ces risques soit inconnu, incertain et imprévisible. (...) La grande question est de savoir si le système américain répondra avant que les difficultés se manifestent ou seulement lorsque nous y serons déjà ? »

Rubin fit remarquer que l’ancien président Bill Clinton, dont il fut le ministre, « avait voulu démonter que l’économie de marché et un secteur public fort ne sont pas forcément contradictoires, ils peuvent et doivent se rejoindre. (...) Nous avons besoin de davantage d’investissements publics, même si cela veut dire marcher sur les pieds de certains grands intérêts financiers. »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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