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La plate-forme économique républicaine : un cauchemar devenu réalité

La rédaction

La Convention républicaine, qui s’est déroulée du 31 juillet au 3 août à Philadelphie, a été un spectacle orwellien au cours duquel on n’a toléré ni voix discordantes ni discours non écrits au préalable. Dans cet environnement bien sous contrôle, on a vu ressusciter l’idéologie politique qui prévalait sous l’administration Bush Sr. entre 1989 à 1992, ainsi que les principaux collaborateurs de l’ancien Président. Avec l’investiture officielle de George Bush Jr. par le Parti républicain, on a assisté à une transition quasi dynastique du père au fils. Lyndon LaRouche a décrit de la façon suivante la situation du Parti républicain dominé par la famille Bush : « George Bush Sr. fut une tragédie finissant en farce, son fils est une farce finissant en tragédie. »

Pour rassurer l’opinion, on a passé sur l’ensemble de l’événement un enduit appelé « conservatisme compatissant » avec lequel on tente de présenter le darwinisme social et l’idéologie libérale radicale, dont profitent les 20 % appartenant à la catégorie sociale la plus favorisée, comme quelque chose d’acceptable pour une classe moyenne financièrement sous pression ainsi que pour les Afro-Américains, les Hispaniques et autres minorités. La plate-forme républicaine résume ainsi les valeurs fondamentales du parti : « Rôle réduit de l’Etat, plus grande liberté individuelle, liberté économique, confiance envers le marché et prise de décision décentralisée. »

Bien entendu, l’énorme bulle financière, l’endettement des particuliers et des entreprises qui grimpe en flèche, le déficit non contrôlé du compte courant ou la crise financière mondiale étaient des thèmes tabous. Les républicains ont plutôt préféré célébrer « la prospérité américaine » - tout comme ce sera le cas à la Convention démocrate du 14 au 17 août à Los Angeles. La seule différence, c’est que les républicains prétendent être les seuls responsables de cette « prospérité ». La plate-forme déclare notamment : « Inspirés par les présidents Reagan et Bush, les républicains ont façonné le contexte qui a permis la prospérité et les excédents d’aujourd’hui. Nous avons réduit les taux d’imposition, simplifié la réglementation fiscale, dérégulé les industries et ouvert les marchés mondiaux aux entreprises américaines. Il en a résulté une formidable croissance dans les années 80 qui a créé le capital-risque permettant de lancer la révolution technologique des années 90. Telle est l’origine de ce que l’on appelle aujourd’hui la Nouvelle économie : la plus longue croissance économique du XXème siècle. »

Lawrence Lindsey est l’artisan de la politique économique et financière de Bush Jr. Il a été conseiller à la Maison Blanche sous Bush Sr. en matière économique et membre du conseil d’administration de la Réserve fédérale. Les recettes politiques de Lindsey sont plutôt simples : réduire les impôts, plus on le fera, mieux ce sera - surtout pour les 20 % se trouvant en haut de l’échelle. On peut lire dans la plate-forme : « Le maillon faible dans la chaîne de la prospérité est le système fiscal. Il accable non seulement le peuple américain mais il menace de ralentir, voire inverser, l’expansion économique. (...) il est temps de changer le système fiscal. »

La deuxième recette de Lindsey est le libre-échange, qui a produit « l’économie mondiale des marchés ouverts d’aujourd’hui » et « l’avantage compétitif des Etats-Unis dans la Nouvelle économie ». La plate-forme républicaine proclame : « Nous avons lancé cette révolution lors des administrations Reagan et Bush. A présent, nous allons la parachever : le leadership américain d’une économie globale. (...) Pour les producteurs américains comme pour les consommateurs, les bénéfices du libre-échange sont déjà énormes. Dans le proche avenir, ils seront incalculables. » [Sans doute pas au sens où l’entendent les auteurs.]

Néanmoins, la plate-forme se trouve obligée de reconnaître que, malgré la « prospérité » sans fin et tous les miracles du libre-échange, « le déficit commercial américain (...) a atteint des sommets record ». Par conséquent, « le libre-échange doit être un commerce équitable, dans le cadre d’un système commercial international ouvert reposant sur des règles. Cela dépendra du leadership américain, celui qui a manqué au cours des huit dernières années. (...) Nous ne tolérerons pas des pratiques, des règles et des politiques de subvention étrangères qui mettent nos exportations sur un pied d’inégalité. (...) D’abord et avant tout, nous devons restaurer la crédibilité du leadership commercial américain. » Aucune explication n’est donnée sur ce qu’ils entendent pas « leadership commercial américain ».

Après avoir pris connaissance de la section économique de la plate-forme républicaine, LaRouche a remarqué que la phrase du document qui se rapproche le plus de la vérité est : « Les rêves les plus fous d’hier sont les réalités d’aujourd’hui. » En vérité, ce serait plutôt comme un cauchemar devenant réalité.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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