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La plus grande crise économique de l’histoire : résumé du webcast du 27 avril de Lyndon LaRouche

La rédaction

Dans sa conférence internet du 27 avril, Lyndon LaRouche a décrit la nature de la crise économique qui frappe le monde, appelant les dirigeants et institutions politiques, notamment les démocrates qui siègent au Congrès, à regarder la réalité en face et à prendre les mesures indispensables pour sortir de cette crise. Voici des extraits de son discours :

« Notre nation et le monde vont se trouver, dans les semaines et les mois à venir, face à la plus grande crise de l’histoire moderne - bien plus grave que la Deuxième Guerre mondiale. La situation peut paraître désespérée, mais elle ne l’est pas. Des solutions existent qui sont évidentes pour moi, en partie parce que j’ai passé une grande partie de ma vie à réfléchir à ces problèmes et que j’ai acquis une expertise dans ce domaine. Malheureusement, la plupart des personnes qui occupent des positions dirigeantes n’ont pas cette expertise. Je peux vous assurer que les membres du Congrès, surtout les sénateurs, ne comprennent pas ce qui se passe, ni ce qui va frapper cette nation et eux-mêmes. Actuellement, ils ne savent pas quoi faire ! C’est flagrant lorsque l’on considère ce qu’ils ont fait dans la période récente. Ils ont peut-être des montres, mais ils ne savent pas quelle heure il est.

Je vais donc tenter, autant que faire se peut, de bien expliquer le problème pour que les gens intelligents puissent me comprendre. (...) »

LaRouche a ensuite abordé la crise financière, à l’aide de schémas illustrant l’hyperinflation dans l’Allemagne de 1923 et dans celle d’aujourd’hui.

« Ce que montre cette courbe, c’est l’évolution des prix en Allemagne de début janvier 1923 à novembre 1923. [La hausse], particulièrement spectaculaire à partir de juin 1923, mène à l’effondrement total du système économique et monétaire de l’Allemagne, à la fin de cette même année. Aujourd’hui, les Etats-Unis et le monde subissent le même type d’évolution, du point de vue du rythme de changement de la courbe. Les chiffres ne sont pas identiques, mais la tendance générale est la même. Le taux d’effondrement de l’économie mondiale augmente de manière géométrique, mois après mois, de sorte qu’en septembre, faute de changement majeur de politique d’ici là, surtout aux Etats-Unis, notre pays sera fini en tant que nation pour un certain temps. Mais de toute évidence, cette réalité ne préoccupe pas nos sénateurs, la plupart des membres du Congrès ni d’autres décideurs dans le monde. (...)

« Certains vous diront : ‘’Soit, les Etats-Unis vont tomber, mais un groupe de nations se formera autour de l’Europe, de l’Iran et des pays arabes producteurs de pétrole, pour créer une nouvelle monnaie, et ils résoudront le problème.’’ Faux ! Ca n’arrivera jamais. Ne comptez pas non plus sur la Chine - aucune région d’Asie ne peut résoudre ce problème, l’Europe non plus. La seule nation capable de prendre les décisions nécessaires pour sauver le monde de la ruine, ce sont les Etats-Unis. (...) Le précédent sur lequel on peut s’appuyer, c’est la politique suivie par le président américain Franklin Roosevelt. Voilà où nous en sommes - mais le Sénat n’est pas prêt à le faire. (...)

« Je vais vous donner un exemple avant d’aller plus loin : la discussion sur le prix du pétrole au Sénat. (...) Les sénateurs se trompent de cible, ce qu’ils font est pire qu’inutile. Il ne suffit pas d’exercer un contrôle sur les compagnies pétrolières. Le vrai problème n’est pas là. [L’hyperinflation] n’est pas due à la manipulation des prix par les compagnies du pétrole, elle fait aussi grimper le prix du cuivre et amène les gens à fondre des pennies - parce que la valeur du cuivre est bien plus importante que le centime. (...) A ce point de la crise, l’argent n’est pas le problème. (...)

« Notre système constitutionnel stipule que le crédit, le pouvoir d’émettre de la monnaie et de la réguler, est un monopole du gouvernement fédéral, dirigé par la branche exécutive avec le consentement du Congrès, et plus spécialement de la Chambre des représentants. « C’est elle qui décide si le gouvernement des Etats-Unis peut contracter des dettes ou non. Ainsi, avec l’accord de la Chambre des représentants, le gouvernement fédéral peut utiliser ce crédit pour rebâtir l’économie, aujourd’hui en ruine, et mettre tout le système en règlement judiciaire, car le système bancaire privé est en faillite, y compris celui de la Réserve fédérale. (...)

« Dans le cadre de ce règlement judiciaire, on doit continuer d’assurer certaines fonctions, comme le versement des retraites, sur la base du crédit dont jouit la nation. (...) Ces institutions continueront à fonctionner. Quant à une grande partie de cette dette qui est impayable, nous allons la geler et la réorganiser. Par exemple, les dettes des hedge funds ou celles basées sur des produits dérivés financiers ne sont pas légitimes. (...) Cependant, il faut maintenir le fonctionnement des industries et même l’augmenter. Il faut développer l’agriculture et l’infrastructure, et assurer des emplois productifs. Nous ne voulons pas que les gens travaillent pour obtenir un salaire, mais pour produire de la richesse en échange d’un salaire ! Le crédit émis par le gouvernement est nanti par la richesse créée grâce aux investissements qu’aura permis ce crédit. (...) »

Accaparer les matières premières

LaRouche est ensuite revenu sur la question de l’inflation, en reprenant la courbe modèle. Il a passé en revue le processus par lequel, suite au krach de 1987, la Réserve fédérale dirigée par Alan Greenspan a créé les produits dérivés financiers afin d’inonder le système bancaire de liquidités. Un exemple de la manière dont ces produits dérivés financiers sont entrés dans les circuits du système bancaire est l’achat de « paquets d’hypothèques » aux agences Freddie Mac et Fannie Mae - voilà l’origine de la bulle immobilière actuelle.

« Lorsqu’on crée une bulle de ce genre, une super bulle John Law, elle est inévitablement vouée à éclater. Cependant, un banquier malin tentera d’en sortir avant qu’elle n’éclate. Comment ? Il va chercher un terrain d’atterrissage en dehors de la bulle : l’or, l’argent, le fer, le zinc, le cuivre, le pétrole ! Ce sont des avoirs physiques, des ressources naturelles qu’on pourra commercialiser à l’avenir.

« Ils essaient donc de contrôler ces marchés des matières premières. Ils font monter les prix en flèche, jusqu’à des sommets, en renchérissant les uns contre les autres, et se les échangent entre eux, jour après jour. Tout est fait par un groupe de financiers. (...) Voilà l’origine de cette inflation. Ils veulent contrôler les avoirs réels, l’immobilier, les systèmes de gestion de l’eau, l’eau elle-même. Ils accaparent les produits alimentaires. Ils veulent vous posséder et décider qui vivra ou qui mourra. Voilà leur terrain d’atterrissage. Maintenant, quel est le problème du Sénat ?

« Le problème n’est pas tant les compagnies pétrolières qui tentent d’« arnaquer le public » - elles l’ont toujours fait, ça n’a rien de nouveau. Ce qui est nouveau, c’est la volonté de couler l’ensemble de l’économie mondiale ! Et lorsque les gouvernements seront en faillite et impuissants, ils seront propriétaires de toute la richesse. Et leurs systèmes bancaires - non les gouvernements - viendront saisir les biens que vous ne pouvez plus payer. Il n’y aura pas de gouvernement pour vous protéger. Telle est la situation.

« C’est ce que dit Felix Rohatyn. (...) Rohatyn est un protégé des gens qui ont créé le système nazi. (...) Il est lui-même lié à un groupe basé en France, qui sont des synarchistes purs et durs. Il a été formé par Lazard Brothers, qui est une branche américaine de Lazard Frères, la même organisation qui a créé la Banque Worms, un acteur clé de l’opération Laval-Hitler en Europe.

« Il dit ouvertement que c’est sa politique ! Mais les imbéciles au Congrès, surtout au Sénat, ne prêtent pas attention à cette réalité. Son intention est d’éliminer le gouvernement, l’Etat, et de mettre le pouvoir, sur l’économie mondiale et le peuple, dans les mains de conglomérats financiers géants, qui, selon lui, doivent être plus puissants que les gouvernements. Les gens seront transformés en serfs. C’est le retour au servage, un système qui a existé du Xème au XIVème siècles. Voilà l’ennemi ! Et il se dit démocrate ! Qui a besoin de ce type de démocrates ? Il est aussi républicain, il est interchangeable. (...)

« Les gens bien intentionnés, qui ont une certaine compréhension de tout cela, doivent être mobilisés pour le faire comprendre aux membres du Congrès et aux autres. Et leur présenter aussi le concept de l’alternative. (...) »

Prix du pétrole et assurance maladie

Interrogé par un groupe du Sénat sur l’augmentation du prix du pétrole, LaRouche a rappelé le précédent de la lutte du président Kennedy contre les barons de l’acier.

« Oui, il faut intervenir sur le prix du pétrole. A quel prix l’Arabie saoudite vend-elle son pétrole aux Etats-Unis ? Qu’est-ce que cela vous dit du prix de l’essence à la pompe ? Oui, c’est une gigantesque escroquerie. Mais sans la volonté de prendre des mesures pour limiter le pouvoir des trusts, vous ne pourrez pas résoudre le problème. On pourrait organiser une audition d’urgence au Sénat, même s’il y a relativement peu de participants au début, parce qu’une fois la dynamique lancée, personne n’osera s’y opposer. Le scandale sera si grand que tous les républicains s’y aligneront aussi.

« Ce thème est brûlant, il faut le saisir. Ne prenez pas de demi-mesures, il faut le prendre à la gorge ! Prenez-les [les géants pétroliers] à la gorge. Ceci représente une menace à la sécurité des Etats-Unis et à l’intérêt général. Ce prix n’est pas justifié. Quel est le prix à la pompe, par rapport au prix à la sortie du puits ? Considérons ce que reçoivent les producteurs de pétrole, sans les intermédiaires. On démontre ainsi qui sont les escrocs ! (...)

« On pourrait prendre toutes sortes de mesures, on pourrait appliquer une taxe sur les prix excessifs. (...) Mais ceci représente une menace pour la société américaine, pour le bien-être de nos citoyens. C’est une fraude ! Le prix du pétrole n’a pas augmenté à ce point, mais il y a des escrocs. (...)

« Moi, je vous propose de prendre deux sujets, celui-ci et l’autre thème qui préoccupe au plus haut point la population, le coût des soins médicaux ; prenez la proposition de loi de Conyers [sur une assurance maladie universelle - cf. WI 17/06], et faites-les adopter ! On mobiliserait un soutien énorme parmi les citoyens américains, parce que le prix du pétrole les enrage. La menace d’une pénurie de pétrole et autre les enrage. Ils veulent que quelque chose soit fait. N’optez pas pour une mesure gentillette - c’est un bon coup de pied aux fesses qu’il faut ! »

Un responsable de Democracy Now de la côte Ouest a demandé à LaRouche comment sortir le Parti démocrate de son désarroi actuel. La réponse de LaRouche :

« Au début de l’année, le Comité national du Parti démocrate s’est retrouvé sans un sou. Ils auraient dû avoir 30 millions de dollars dans leurs caisses, et il n’y en avait que 4 environ. Parce que le responsable actuel du Parti démocrate [Howard Dean], un ancien candidat présidentiel, a fait une gaffe - une gaffe énorme. Maintenant, c’est la déroute dans les rangs des démocrates et ils sont préoccupés par l’argent. C’est une complication supplémentaire. Puis des pressions ont été exercées, des pressions importantes de la part de Cheney et de ses amis, et d’autres sources. Ils ont peur de moi, c’est aussi simple que cela. Au Sénat, tout le monde sait que je dérange. Ils ont peur de moi - ou plutôt ils ont peur des gens qui ne m’aiment pas. (...) »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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