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La politique turque à l’égard de la Syrie : le syndrome de l’arroseur arrosé

La rédaction

1 aout 2012 (Nouvelle Solidarité) — La politique turque de soutien au renversement de Bachar el-Assad est sur le point de s’effondrer, face aux craintes de voir le pays éclater en enclaves sunnites, chiites et kurdes après le départ du Président syrien. La perspective d’un état kurde émergeant le long des provinces kurdes de Turquie a créé une très vive opposition contre la politique d’Ankara.

La sonnette d’alarme a retenti après que le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani a publiquement reconnu que son Gouvernement régional kurde entraîne des combattants kurdes syriens pour les envoyer défendre le territoire kurde en Syrie. Encore plus alarmant, cela fait partie intégrale d’un accord passé entre les Kurdes irakiens et le Parti de l’union démocrate syrienne (PYD), connu pour être affilié au Parti communiste kurde (PKK).

La déclaration de Barzani a vivement agacé le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a menacé les Kurdes syriens de frappes militaires préventives s’ils songeaient même à attaquer la Turquie. Le journal turc en langue anglaise Zaman, qui jusqu’à maintenant soutenait le gouvernement dans sa politique syrienne, rapporte « que les perspectives d’une Syrie divisée et d’une nouvelle administration kurde autonome le long de la frontière turque » pourraient à la fois « alimenter le séparatisme du PKK en Turquie et être le début de la désintégration de la Syrie en un Nord kurde, une enclave alaouite à Latakia et dans ses alentours, et une zone arabe sunnite ».

Kemal Kilicdaroglu, à la tête de l’opposition turque et chef du Parti républicain du peuple, a expliqué qu’il ne souhaite pas que « la Turquie soit amenée dans le marécage. En sommes, nous ne souhaitons pas la guerre ». « Nous étions censés être les maîtres du jeu dans la région, nous avons fini par être joués », a-t-il conclu.

Un article du journal à grande diffusion Hürriyet rapporte : « Les nationalistes turcs sont sur l’offensive maintenant que des conditions qu’Ankara ne pouvait pas prévoir ou contrôler agissent comme la sage-femme d’un ’Grand Kurdistan’, et bombardent désormais le gouvernement, en particulier le trop ambitieux ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, de critiques au vitriol contre sa politique. » Hürriyet prévient que si Ankara autorise des opérations militaires contre les Kurdes syriens, cela pourrait « mener le pays à de nouvelles aventures malvenues » et « aggraver le problème kurde en Turquie ».

Un commentaire dans le même quotidien, intitulé « Un méga Etat kurde se fonde », fait observer que la politique actuelle concrétise « la plus grande crainte de la Turquie : les Kurdes en Irak et en Syrie travaillant ensemble » pour former un « Grand Kurdistan ». Un autre commentaire dans Hürriyet souligne que la Turquie a 1200 km de frontières kurdes, qui comprennent celle de 400 km entre la Turquie et le gouvernement régional kurde en Irak, qui est une zone de guerre virtuelle parce que le PKK y est basé, et 800 km avec la région kurde de Syrie. On y souligne également que le Printemps arabe menace de se transformer en « Printemps kurde » et de se propager à l’intérieur de la Turquie.

L’économiste américain Lyndon LaRouche avait déjà prévenu dès 2011 que cette politique syrienne du gouvernement turc reviendrait à la maison pour hanter le pays, rappelant que « la Turquie est elle aussi un pays fragile ».

Voir les 12 commentaires

  • FREE Kurdistan • 01/08/2012 - 20:49

    Il était prévu un état kurde depuis la fin de la 1e guerre mondiale !! Les kurdes sont extremement nombreux et represente en Turquie plusieurs millions d’habitants(20 millions si mes souvenirs sont bons) !!

    Le Kurdistan irakien est autonome, et bientôt probablement ca sera la même chose avec le kurdistan syrien !! Il faut que les kurdes de Turquie et d’Iran fasse de même afin que ce peuple divisé parmi plusieurs Etats, souvent mis à l’écart pour des raisons géostratégiques puissent enfin voir le jour ! C’est vraiment le moment pour eux et j’espère qu’ils atteindront leur objectif !

    • BAKI • 02/08/2012 - 05:24

      Vous pouvez toujours rêver, l’espoir fait vivre comme on dit..

    • Democratie • 02/08/2012 - 18:25

      Qui vivra verra !!!!

    Répondre à ce message

  • Bertrand Buisson • 01/08/2012 - 20:57

    @démocratie @freekurdistan La question n’est pas la légitimité d’un Etat kurde, mais la déstabilisation de toute une région, ce qui représente un risque mondial.

    Je ne peux que regretter que les revendications des peuples kurdes soit utilisées à ces fins néfastes.

    Entre l’effondrement monétaire et financier, et les poussées du Parti de la guerre, le monde n’est pas en état pour certains changements... l’urgence est d’arrêter l’escalade armée et la chute financière.

    • Kurdo • 02/08/2012 - 08:00

      Mr Bertrand votre commentaire on le reconnait, on l`a deja entendu des milliers des fois...votre argument est utilise pour voiler le masacre des Kurdes. Votre histoire de (destabilisation) n`a aucun sens puisque la region est en feu et sang. Je ne sais pas peut etre vous vivez encore dans les annees 1960, changez de disque. Le danger c`est ces islamistes qui combattent en syrie venant de france ou de belgique et qui demain a leur retour vont faire comme Mehra. Quant au combat de peut Kurde pour la liberte et l`independance, ce n`est pas votre argumentation perime qui l`arretera. :-))

    • Bertrand Buisson • 02/08/2012 - 16:27

      On parle de déstabilisation du monde, d’extension des conflits armés, d’un conflit potentiellement nucléaire avec la Russie, de guerres de religion à grande échelle, etc. Mais vous avez raison le sort de l’humanité n’est peut être pas une priorité... pensons à nos causes personnelles...

    • Democratie • 02/08/2012 - 18:21

      Ce ne sont pas les kurdes qui en sont la cause mr Bertrand....

    Répondre à ce message

  • Démocratie • 01/08/2012 - 17:55

    Vive le Kurdistan !!! Marre de la politique mensongère turque !..

    • Edith • 01/08/2012 - 20:49

      @democratie çà suffit les conneries !
      Je connais la Turquie et son histoire aussi bien que celle de la France ,je suis mariée avec un Turc, et je peux vous dire que les Kurdes sont un gros problème car c’est un peuple de mafieux qui ne veut surtout pas se libérer du connu et évoluer.Leurs traditions sont plus que barbares ils refusent toute éducation aux femmes et les tuent quand il y a désobeissance,ils sont contre le travail et le progrés scientifique et technologique. Dans les annéees 1980 ,grâce aux socialistes européens et aux verts ils ont tué plus de trente mille soldats et plusieurs centaines de medecins et professeurs que le gouvernement leur envoyait.Etant dans le parti de jacques Cheminade depuis plus de 17 ans ,j’ai trouvé le sens de la vie un peu meilleur en voyant un but à notre vie,qui consiste a apprendre philosophiquement ,scientifiquement et technologiquement à grandir notre esprit pour ne pas reproduire constamment les mêmes schémas dérisoires. Nous devrions être déjà sur mars et pas avec des kalachnikovs pour accréditer la débilité de peuples prehistoriques et non démocratiques.
      "Un republicain à l’esprit de synthèse,le libéral lui a la passion et les interêts chevillés au corps . Un libéral fait en principe confiance aux individus tels qu’ils sont . Un républicain mise davantage sur ceux qui ont la charge de les rendre meilleurs et c’est bien ce que nous devons faire pour sauver les civilisations et les terriens à l’esprit étroit et rigide. " La turquie n’est pas pire que la France où les états-unis aujourd’hui et n’oublions pas qu’ils peuvent compter sur une armée de plusieurs millions d’hommes . Il est temps de passer à une conception humaine plus haute,en chassant la guerre de tous contre tous au nom de la non connaissance.

    • Kurdo • 02/08/2012 - 08:04

      Vous qui ecrivez sous le nom de (Edith), cet histoir (je suis mariee avec un turc) pour dire que vous n`etes pas turc... Je trouve que votre commentaire est particulierement raciste

    • la guerre de tous contreEDITH • 02/08/2012 - 13:05

      @ kurdo le mot racisme est un peu trop facile pour le mettre à toutes les sauces .Je ne suis pas non plus très tendre avec les Français dont le but principal est de tendre la peau de leur ventre pour ne pas voir s’enfler leurs chevilles du fait de leur orgueil si petit.Il est temps de grandir et de corriger ses défauts et pas de dire sans cesse AMEN à toute la connerie humaine !!! transcender la bêtise pour ne pas disparaître devrait être votre ligne de mire plutôt que la tête d’un turc.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 01/08/2012 - 23:32

    le Printemps arabe menace de se transformer en « Printemps kurde » et de se propager à l’intérieur de la Turquie.
    Le danger est là !
    on a vu comment se sont transformées les printemps arabes dans les différents pays : islamisation à outrance et donc dictatures en tout genre, droits des femmes disparus...

    Dans tout les cas l’aide des "occidentaux" pour aider à ce que la démocratie existe a entrainer ces pays vers le chaos donc ils mettront des décennies à en sortir....
    Tout cela pour les intérêts financiers de quelques uns
    Le scénario est toujours le même
    ..... un état kurde est dans ce contexte la parfaite fausse bonne idée !!!

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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