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La révolte anti-Bush fait capoter l’OPA sur les ports américains

La rédaction

C’est à une majorité plus qu’écrasante (62 voix contre 2 !) que la commission des Finances de la Chambre des représentants a adopté le 8 mars une résolution prévoyant d’empêcher l’achat de certaines installations portuaires américaines par Dubai Ports World (DPW). Comme l’a fait remarquer l’Associated Presse (AP), le propre parti de Bush a « répudié le Président en cette année électorale ». En effet, les dirigeants républicains ont inséré un amendement bloquant le contrat dans un projet de loi prévoyant une augmentation des dépenses pour la guerre d’Irak et la reconstruction après le passage d’ouragans. Le président Bush avait pourtant menacé d’opposer son veto à toute législation bloquant cet accord sur les ports. La présidente de la Republican Conference à la Chambre, Deborah Pryce, rapporta que le bureau de sa circonscription avait été « inondé d’appels d’électeurs en colère ». Au Sénat, par contre, le démocrate Charles Schumer a provoqué une levée de boucliers en présentant soudainement un amendement du même type, enfreignant la procédure sénatoriale.

En même temps, des députés et sénateurs préparent deux initiatives visant à régler définitivement le problème fondamental ayant mené à la vente des opérations portuaires à DPW.

  1. Le National Defense Critical Infrastructure Protection Act of 2006, présenté par le républicain Duncan Hunter, est la seule proposition de loi prévoyant de restreindre l’achat par des sociétés étrangères d’autres équipements que les ports. Elle doit être examinée par les commissions des Services financiers, des Services armés, de l’Energie et du Commerce, des Affaires étrangères et de la Sécurité intérieure.

    Ce texte appelle le ministre de la Défense, en consultation avec le ministre de la Sécurité intérieure, à dresser la liste des infrastructures essentielles à la défense nationale (Hunter mentionne les ports, les autoroutes et les centrales électriques). Suivant cette loi, toute société qui détient, gère ou exploite une infrastructure cruciale devrait remplir certaines conditions : son conseil d’administration doit être composé en majorité de citoyens américains ; la majorité des actions donnant droit ou non au vote doit être détenue par des citoyens américains ; plus de la moitié des membres du conseil doivent être approuvés par le ministre de la Défense ; le conseil doit avoir une commission de sécurité gouvernementale, dont tous les membres auront été approuvés. Le texte a été soutenu entre-temps par 23 députés.

  2. La proposition de loi du démocrate Robert Menendez vise à empêcher toute fusion ou acquisition aboutissant à ce qu’une société détenue ou contrôlée par un gouvernement étranger détienne ou gère des équipements portuaires américains. Baptisée Port Security Act of 2006, elle est soutenue par Clinton, Lautenberg, Nelson et Boxer, et sera examinée, dans un premier temps, par la commission Bancaire, du Logement et des Affaires urbaines du Sénat. Elle amende la Defense Production Act de 1950 en sommant le Président d’interdire toute fusion, acquisition ou prise de contrôle qui permette à une entité détenue ou contrôlée par un gouvernement étranger de louer, faire fonctionner, gérer ou posséder des biens immobiliers ou des équipements d’un port américain. Le Président serait tenu de soumettre dans les 30 jours un rapport établissant la liste de telles entités étrangères, accompagné d’une estimation de la menace posée à la sécurité nationale et de recommandations législatives. Cette loi s’appliquerait à toutes les acquisitions, etc., effectuées à partir du 1er octobre 2005. Une proposition de loi identique a été déposée à la Chambre.
L’affaire des opérations portuaires : un coup dur pour la mondialisation

Le blocage du projet d’acquisition des ports américains par DPW a été ressenti comme une défaite par toutes les forces favorables à la globalisation, comme en témoigne la réaction du Wall Street Journal, du Washington Post et d’autres organes de la faction libre-échangiste.

Le Washington Post du 10 mars abondait littéralement en articles, analyses et commentaires accusant le Congrès de porter atteinte à l’investissement mondial et au libre-échange. Dans un éditorial intitulé, « Heureux, maintenant ? », le quotidien lance une véritable diatribe contre les élus, coupables d’avoir détérioré les relations américaines avec les Emirats arabes et leur argent. David Ignatius et Eugene Robinson les accusent de démagogie destructrice. Dans la section Finances, Steven Pearlstein rappelle que 48 % de la dette du Trésor est détenue par des étrangers, alors que le déficit commercial continue d’augmenter, tout en craignant que la décision du Congrès se traduise par un arrêt des investissements étrangers et une hausse des taux d’intérêt.

L’éditorial paru le même jour dans le Wall Street Journal attaquait « les nouveaux protectionnistes » comme Duncan, qui sont sur le point de provoquer une véritable crise de sécurité nationale, étant donné que l’afflux de capitaux aux Etats-Unis est un facteur crucial de la « prospérité nationale ». Cet éditorial est accompagné de la chronique d’un ancien responsable de l’administration Bush, Larry Lyndsey, exhortant Bush à opposer son veto à d’éventuelles barrières douanières qui pourraient être votées par le Congrès.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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