Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

21 novembre - Servir le peuple, guérir la France Lire 21 novembre - Dévitaliser les communes comme une dent que l’on veut arracher Lire 20 novembre - 28 novembre, Forcalquier (04) - L’association « Médiation 04 » vous invite à une conférence de Jacques Cheminade Lire
AccueilActualité
Brèves

La riposte de Mbeki face aux attaques britanniques contre le Zimbabwe

La rédaction

13 décembre 2008 (LPAC) — Au cours de la deuxième semaine de décembre, les britanniques et leurs alliés ont redoublé d’efforts pour renverser le régime du Président du Zimbabwe, Robert Mugabe. N’ayant pas réussi à le chasser du pouvoir en appuyant sans condition l’opposition anglophile dirigé par Morgan Tsvangirai et Tendai Biti, ils prennent maintenant pour prétexte l’épidémie de choléra pour réclamer à cor et à cri une intervention militaire.

Ceci dit, le dernier rapport de l’OMS sur le choléra au Zimbabwe est alarmant, faisant état de 775 morts et de plus de 16000 malades. L’épidémie risque de s’étendre aux pays voisins (Zambie, Botswana, Mozambique, Afrique du Sud). Pourtant, il est relativement facile de vaincre le choléra en mobilisant les ressources nécessaires pour fournir de l’eau propre et des installations sanitaires.

Mais la préoccupation de Londres n’est pas de sauver des vies, mais de venir à bout de Robert Mugabe. C’est ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a déclaré à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’UE : « Il y a unanimité sur le fait que, bien que l’épidémie de choléra fasse les grands titres, la véritable maladie au coeur du Zimbabwe est la mauvaise gouvernance du régime de Mugabe. »

Le Financial Times, véritable porte-voix des financiers de la City de Londres, proposait dans un éditorial de suspendre tout envoi de nourriture et de médecins, si « de telles mesures allègent les pressions sur M. Mugabe pour qu’il démissionne ». Plus direct, le Daily Telegraph, appelle le gouvernement britannique à « solliciter l’approbation de l’ONU pour renverser M. Mugabe ». Malheureusement, aussi bien Nicolas Sarkozy que Javier Solana de l’UE abondent dans le même sens. Sans parler de l’Open Society de George Soros, qui s’ingère partout où des intérêts miniers et stratégiques sont en jeu.

L’hypocrisie de ces appels est insoutenable. Pour preuve, ces mêmes puissances n’ont pas levé le petit doigt pour aider le Zimbabwe à combattre les facteurs responsables du choléra. Au contraire, elles lui imposent depuis des années des sanctions internationales, afin de punir le Zimbabwe d’avoir rejeté les conditionnalités du Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit donc de faire du Zimbabwe un exemple. En bafouant sa souveraineté, la voie sera ouverte pour appliquer le même traitement aux autres nations africaines qui en jouissent encore.

Si le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, et l’ancien archevêque Desmond Tutu se sont ralliés au courant impérial en attaquant le Président zimbabwéen, les pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont adopté une approche différente. Leur chargé de mission pour le Zimbabwe, l’ancien Président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, a élaboré un accord de partage du pouvoir pour un gouvernement d’unité nationale, approuvé par la SADC le 10 novembre.

D’ailleurs, initialement, Morgan Tsvangirai, du Mouvement pour un changement démocratique, a accepté ce nouvel accord, prévoyant une coalition constituée du Zanu-PF au pouvoir, du MDC-T et de l’opposition MDC-M. Par la suite, obéissant à ses maîtres anglais, il a renié ses engagements. Cette volte-face a inspiré à Thabo Mbeki une critique cinglante, où il accuse la direction du MDC de se préoccuper davantage d’« obtenir l’approbation de ses partisans à l’étranger », c’est-à-dire l’Angleterre et les Etats-Unis, que du sort de sa population.

Sur un ton fort peu diplomatique, l’ancien Président sud-africain martèle l’urgence de former un gouvernement capable au Zimbabwe, afin de rétablir les services essentiels pour la survie de la population et d’empêcher l’implosion du pays.

Pour creuser le sujet : Les conditions de la renaissance économique et culturelle de l’Afrique

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • ... • 14/12/2008 - 16:51

    Je reviens du Zimbabwe où j’ai vu des gens mourir... du choléra, de faim, de peur... je ne soutiens pas la politique de l’Occident en Afrique, loin de là. Mais cet article ne fait que reprendre la propagande honteuse de M. Mugabe.
    Je serais curieuse de savoir si la personne qui a écrit ces lignes est déjà allée à Harare. Peut-être aurait-il une différente opinion.

    • BCB • 15/12/2008 - 11:58

      Je suis dans un pays où les premiers cas de tuberculose sont réapparut (Nord pas de calais) où un colloque sur l’immigration est organisé à Vichy, "haut lieu de l’histoire de France", où on envoie des gendarmes dans des lycées pour faire des fouilles au corps, et où les financiers font passer Al Capone pour un petit ange du paradis.A-t-on vraiment des leçon à donner à des pays qui viennent d’être décolonisés, vu ce qui se passe chez nous ?

    • Jean-Gabriel Mahéo • 15/12/2008 - 12:44

      Quant à moi, je ne reviens pas du Zimbabwe, et pourtant je suis bien obligé de reconnaître que la situation actuelle du Zimbabwe est la conséquence directe de la trahison par l’empire britannique des accords post-coloniaux, que Robert Mugabe a fini par imposer de force.

      Lorsque le ZANU-PF reprit par la force le contrôle des terres agricoles des mains des colons à partir de 2000, après que Tony Blair ait refusé de les rapatrier et de les indemniser (selon les accords de Lancaster House, 1979), la machine infernale de l’empire colonial britannique a commencé à massacrer ce magnifique pays, de l’extérieur comme de l’intérieur, un peu comme il gérait les différentes régions indiennes au 19éme siècle : famine, chaos social, corruption, isolation, épidémies...

      Le Zimbabwe est aujourd’hui isolé commercialement, ses relations avec son voisinage sont contrôlées, et ses relations avec le monde systématiquement sabotées. Ce pays est soumis de fait à une autarcie forcée, à des actes de sabotage et de terrorisme à l’intérieur et à des actes de guerre financière de la part de la communauté internationale.
      L’opposition MDC appartient et est financée officiellement par l’ex-puissance coloniale, ce qui constitue partout ailleurs une haute trahison.

      La Chine tend la main, bien sûr, et l’Afrique du sud a fait ce qu’elle a pu sous Thabo Mbeki pour protéger le Zimbabwe d’attaques excessives. Le combat n’est pas fini.

      De quel côté est la propagande honteuse ?

      Voir n’est pas savoir.

    • Colbert • 15/12/2008 - 14:52

      Enfin, il faudrait que vous vous décidiez.

      C’est à Londres et dans les autres capitales occidentales (incluant Paris) que sont décidées les conditionalités du FMI, et il n’y pas besoin d’aller à Harare pour savoir cela. En tout cas, moi je n’en ai pas les moyens. Vous pouvez peut-être me payer un billet pour y aller.

    • James • 08/01/2009 - 23:34

      J’espère que tu es passé à Harare par hasard et que tu n’as pas dû payer un billet aller retour pour constater que les gens meurent du cholera ! Je crois que cette logique doit cesser de penser qu’on peut acheter tout un pays pour quelques comprimés. En fait, oui ! les gens n’ont qu’à creuver de toute façon ce n’est pas de notre faute ! c’est Mugabe qui ne veut pas partir. Quelle compassion. Merci à Mbeki. Cela peut ouvrir les yeux à certains présidents africains. Je suis sûr qu’il y en a qui croient qu’il suffirait que Mugabe parte pour que tout le Zimbambwe soit prospère ! quelle naïveté !

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard