X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

La visite de Bush en Europe : un rapprochement de façade

La rédaction

L’« offensive de charme » de George W. Bush en Europe a fait un four. Contrairement aux rapports médiatiques sur un « nouveau chapitre des relations transatlantiques », les entretiens du Président américain avec les dirigeants de l’OTAN et de l’Union européenne, ainsi qu’avec Jacques Chirac et Gerhard Schröder n’ont débouché sur rien de fondamental au sujet de la politique mondiale. Richard Labevière de Radio France International a parlé d’un rapprochement de façade, sans substance. Avant tout, on a allégrement évité de soulever les vraies crises auxquelles font face les Etats-Unis, l’Europe et le monde : la crise d’effondrement financier et ses ramifications stratégiques. Selon l’évaluation de Lyndon LaRouche, le président Bush, en dépit de ses origines dans l’establishment de la côte Est, a été perçu comme un « péquenot » inculte, dépourvu de toute compréhension des problèmes qui auraient dû dominer ses discussions européennes.

Ses attaques répétées contre l’Iran et son programme nucléaire civil ont offusqué les Européens et les Russes qui poursuivent, actuellement, un dialogue constructif avec Téhéran. Bien qu’il ait traité de « ridicule » la rumeur d’une attaque américaine contre l’Iran, il a dit et répété par ailleurs : « toutes les options sont sur la table ».

En Allemagne, l’aspect le plus remarqué de la visite du Président américain, fut celui des mesures de sécurité extravagantes imposées par le gouvernement américain. Le chancelier Schröder, qui accueillait son invité à l’aéroport de Francfort, a été bousculé par les gardiens de sécurité américains, au moment où il s’approchait. D’importantes parties de l’aéroport avaient été temporairement fermées, six autoroutes ont été interdites aux véhicules, le trafic ferroviaire perturbé, etc. Tout le show autour de la sécurité - 14 000 policiers, 1000 chiens renifleurs, avions de combat et hélicoptères - était destiné à montrer que l’équipe Bush n’avait aucune confiance dans les autorités allemandes. Au lieu de foules venues voir le Président américain, la ville de Mayence était pratiquement vide.

Après une heure et demi d’entretiens, Bush et Schröder ont rencontré les journalistes. Lorsqu’on lui a demandé si lui, comme son père, offrirait à l’Allemagne un « partnership in leadership », il s’est contenté de répondre que celle-ci était « un partenaire ». Quant à d’éventuelles sanctions contre la Syrie, et à savoir si le gouvernement allemand les soutiendrait, Bush s’est référé uniquement à sa discussion avec Chirac sur ce sujet. Pour ce qui est de l’Iran, par deux fois il est sorti de ses gonds, criant : « Nous devons empêcher l’Iran d’avoir accès aux armes nucléaires ! ».

Sommet de Bratislava entre Bush et Poutine : ce qui n’a pas été dit

Le 24 février, George W. Bush et Vladimir Poutine se sont réunis à Bratislava, en Slovaquie. Lors de la conférence de presse conjointe à l’issue des entretiens, le leitmotiv du dirigeant américain reposait sur « le manque de démocratie en Russie ». Son homologue russe, tout en maintenant une apparence amicale, était furieux. Lors d’une interview deux jours auparavant pour la radio et la télévision slovaque, Poutine avait mis en garde contre l’utilisation de la démocratie « afin d’atteindre des objectifs en politique étrangère ou de rendre la Russie amorphe dans le but de manipuler ce pays si grand et si essentiel ». La Russie « reste l’une des principales puissances nucléaires du monde, aux côtés des Etats-Unis. Nous avons des armes nucléaires qu’aucun autre pays du monde, en dehors de l’Amérique, ne possède. (...) Et nous développons notre technologie nucléaire et nos armements dans cette sphère afin d’assurer notre sécurité . »

La rancune du président russe est moins due aux paroles de Bush, qu’aux actes de son gouvernement, notamment en ce qui concerne l’orchestration de la « révolution orange » en Ukraine. Signalons que deux jours auparavant, sous l’insistance de Washington, le président ukrainien, Victor Iouchtchenko, avait été invité à une réunion de dirigeants de pays membres de l’OTAN à Bruxelles. La direction russe sait,de manière évidente, que le « modèle ukrainien » est activement encouragé par le gouvernement américain en Moldavie, au Kirghizistan et au Tadjikistan et à plus long terme, en Biélorussie et en Russie même.

Durant la visite de Bush en Europe, la lettre française de renseignement online, Réseau Voltaire, a consacré deux dossiers aux opérations de déstabilisation soutenues par le gouvernement américain en Biélorussie et en Moldavie. En Biélorussie, une première tentative de déstabilisation avait été déjouée en 2001, car le président Loukachenko, tout en étant strictement autoritaire, a tiré les leçons de l’expérience néolibérale de la Russie et refuse d’imposer des politiques anti-sociales à sa population. Par conséquent, il a gagné sans problème les présidentielles de 2001. Selon le Réseau Voltaire, au cours des derniers mois, une nouvelle tentative de déstabilisation a été lancée mais les résultats du « projet démocratie » ne sont pas escomptés avant au moins deux ans.

Par contre, des résultats en Moldavie pourraient intervenir à court terme. Le président Vladimir Vorovine, issu du parti nominalement « communiste », est un allié de l’administration Bush. Il semble cependant avoir des ennemis à Washington. Le « parti démocrate-chrétien », bien plus petit, de Youi Rousko, jouit d’un financement important et du soutien logistique de la part de « fondations » et organisations-écrans du renseignement aux Etats-Unis et en Europe. Au cours des dernières semaines, les démocrates-chrétiens moldaves ont adopté toutes les tactiques de la « révolution orange » en Ukraine. Bien que leur succès ne soit pas assuré, Freedom House, l’Open Society de George Soros, et le National Endowment for Democracy y mettent tous les moyens, d’après le Réseau Voltaire.

Dans un article paru le 25 février, le Wall Street Journal énumérait les organisations et les individus ayant orchestré les « révolutions » en Géorgie et en Ukraine, qui s’installent désormais au Kirghizistan, où des élections présidentielles ont eu lieu le 27 février. Sous le titre « Dans le pré carré de Poutine, la démocratie se remue - avec l’aide de l’Amérique. Des groupes soutenus par l’Occident offrent un appui à l’opposition », le WSJ a ainsi nommé le département d’Etat et l’USAID, qui offrent du soutien direct et indirect, en finançant des ONG comme le NED, le NDI, l’IRI, l’Open Society de Soros et Freedom House.

Le 24 février, jour de la rencontre entre Bush et Poutine, l’ancien Premier ministre russe Mikhaïl Kasianov a tenu une conférence de presse à Moscou pour dénoncer Poutine sur sa politique économique « hostile au marché », son autoritarisme politique et l’oppression des médias. Kasianov s’est présenté comme le nouveau dirigeant capable d’unir les forces de l’opposition russe - une sorte de « Iouchenko russe ». Il a également révélé qu’il venait de rentrer des Etats-Unis où il avait rencontré des dirigeants politiques et du gouvernement, ainsi que des hommes d’affaires. Kasianov a cependant un problème de taille : son mandat de premier ministre n’a pas laissé de bon souvenir et il n’est pas populaire parmi les Russes.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard