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LaRouche : Choisissez entre les idées de Roosevelt ou le fascisme

La rédaction

Dans son webcast du 15 juillet, Lyndon LaRouche, candidat à l’investiture présidentielle du Parti démocrate, a évoqué la bataille de Franklin Roosevelt contre les forces fascistes internationales qui cherchaient à établir un empire mondial dans les années 30 et 40 ; il a ensuite présenté sa vision de la situation nationale et internationale à dix jours de l’ouverture du Convention démocrate, le 26 juillet à Boston.

Partout dans le monde, le système financier est en faillite, et les mêmes intérêts financiers qui avaient promu le fascisme et Hitler sont toujours présents : comme dans les années trente, ils comptent profiter de l’effondrement du système économique et financier pour créer un nouvel empire mondial fasciste. Dick Cheney est un de leurs instruments, d’où l’urgence de s’en débarrasser. Quant à la convention de Boston, le véritable enjeu n’est pas qui sera investi comme candidat présidentiel, mais qui le contrôlera. Car John Kerry ne semble pas maître de sa politique. Qui contrôlera le prochain Président, le peuple et ses intérêts à long terme, où une clique de fascistes ?

LaRouche a montré la faillite du système économique et financier, et comment l’économie américaine a été ravagée, avec le démantèlement de sa sidérurgie, de ses réseaux ferrés, de son système de santé, ainsi que ses millions de chômeurs et de sous-employés. Le résultat, c’est que les Etats-Unis sont devenus une nation dont le principal « produit » est son industrie des loisirs, inspirée des jeux du cirque de l’Empire romain et devenant plus importante et plus dégénérée de jour en jour. Lorsque le Parti démocrate conseille aux gens d’accepter le « système », déclara LaRouche, c’est cette règle du jeu qu’il leur demande de respecter. Il veut leur faire oublier la réalité du génocide, du chômage et des guerres pour sauver ce « système » de nouvel empire romain.

A Washington, plus de 220 personnes assistaient à cette conférence, dont de nombreux responsables démocrates, des diplomates et des membres du LYM (mouvement des jeunes larouchistes). L’invitation au webcast, dont le thème était « La nouvelle menace fasciste aujourd’hui », précisait que le retrait de Cheney, bien qu’étant un objectif indispensable, n’était qu’un prélude à l’objectif plus général, visant à amener les Américains à soutenir le programme de LaRouche pour rebâtir l’économie mondiale suivant une approche rooseveltienne.

Ce webcast se déroulant le jour des obsèques de son collaborateur de longue date, Mark Burdman, LaRouche se livra d’abord à une réflexion sur l’immortalité. En entamant un dialogue sur les propositions de LaRouche avec des décideurs politiques, au niveau international, Mark Burdman a non seulement apporté une aide inestimable à LaRouche, mais il a surtout contribué à faire l’histoire. Il est immortel parce que ses idées continuent à vivre.

LaRouche développa ensuite l’histoire du fascisme depuis sa création par les puissantes forces financières qui avaient imposé le traité de Versailles en 1919. Il décrivit comment Franklin Roosevelt les mit en échec en sauvant d’abord les Etats-Unis des forces qui auraient fait de ce pays un Etat fasciste en 1934, si Hoover avait été réélu, puis en sauvant le monde du fascisme en empêchant les Anglais de se joindre aux nazis dans leur projet de conquête du monde.

Roosevelt restaura le système américain d’économie politique, mais dès sa mort, ces banquiers relevèrent la tête. Ils utilisèrent d’abord Truman et, après avoir été neutralisés un certain temps par Eisenhower, revinrent en force sous un Kennedy qui ne reconnut pas tout de suite son ennemi. Depuis les années soixante, ces forces ont imposé un changement de paradigme culturel : le phénomène des « baby boomers », farouchement opposés à l’économie productive et à la technologie. Cette transformation a coïncidé avec le démantèlement de l’industrie américaine et la montée de la société postindustrielle.

Pour illustrer ce point, LaRouche utilisa une nouvelle série de graphiques, opposant la croissance monstrueuse des agrégats financiers au déclin du secteur productif et mettant en lumière le processus de démantèlement de 30 à 40% de l’infrastructure.

La majeure partie de la discussion fut consacrée à la menace du fascisme représenté par les forces associées à Cheney, et à ce que le Parti démocrate devait faire pour les contrer. LaRouche a critiqué sans ménagement le favori démocrate, John Kerry, dont la couardise l’a amené à faire volte-face ces derniers mois pour accepter des politiques économiques littéralement fascistes. La solution, pour LaRouche, consiste à reprendre les idées de Franklin Roosevelt et à mobiliser les plus démunis, qui représentent 80% de la population américaine et restent actuellement passifs.

Beaucoup ont demandé au candidat ce qu’il comptait faire pour améliorer la politique de Kerry. LaRouche, qui sera représenté à la convention par son mouvement de jeunes, a insisté sur l’importance de la méthode. Il faut faire campagne non pas sur des questions tactiques, mais sur des principes, dit-il, et le principe qu’il défend est celui du système américain d’économie politique. En s’en tenant à ce principe, le mouvement saura toujours tirer avantage de la situation qui se présentera, que ce soit un séisme financier ou tout autre développement spectaculaire.

Le candidat insista sur l’importance de redonner aux gens un sens d’optimisme et de leur propre immortalité. Aujourd’hui, faire preuve de leadership signifie remettre en cause les erreurs commises par la population, tout en lui redonnant un sens d’optimisme sur la façon de changer les choses, à l’opposé de ce qui se produisit en Allemagne quand les nazis prirent le pouvoir.

Le facteur Quijano et la menace terroriste

Lors de ce webcast, on a demandé à Lyndon LaRouche ce qu’il pensait de la déclaration du secrétaire à la Sécurité intérieure, Tom Ridge, selon laquelle il pourrait être nécessaire de suspendre l’élection présidentielle de 2004 en cas d’attaque terroriste.

Le candidat démocrate a répondu sans ambages : « Si nous devions accepter d’annuler l’élection du 4 novembre, ou de la reporter - ce qui reviendrait au même - nous n’aurions plus de république, nous n’aurions plus de nation. Rappelez-vous de l’histoire. Aujourd’hui encore, certains disent, "n’essayez pas de chasser Cheney de la vice-présidence, nous voulons qu’il reste et qu’il soit un handicap pour Bush en novembre". Ces gens sont idiots, ils ne connaissent visiblement rien de l’histoire, ils n’ont rien appris de l’histoire du fascisme . »

LaRouche rappela le refus des Allemands de s’opposer à Hitler après sa nomination comme chancelier en janvier 1933, invoquant l’argument qu’il finirait par se discréditer de lui-même. C’est alors qu’un incident terroriste fut orchestré - l’incendie du Reichstag - à la suite duquel furent immédiatement adoptés les décrets d’urgence accordant à Hitler des pouvoirs de dictateur.« C’est exactement avec cela que joue Tom Ridge. Il n’est peut-être lui-même au courant de rien, mais si ses chefs, ceux qui agissent réellement en coulisse, orchestrent un attentat terroriste, cela sera utilisé pour obtenir le même effet sur les élections américaines. Pour assurer qu’un démocrate ne soit pas élu. C’est cela que cherchait Herman Goering lorsqu’il mit le feu au Reichstag ; le lendemain, l’Allemagne était frappée par les lois d’exception . »

Cependant, précisa LaRouche, il existe bel et bien un danger terroriste dans la région de Washington. Il nomma Fernando Quijano, « un de mes anciens collaborateurs qui a été recruté par des gens comme Nestor Sanchez et par l’organisation nazie basée au Mexique, organisation créée en 1935 directement par Hitler depuis un bureau spécial à Berlin », dans le contexte des efforts pour assurer que « Francisco Franco établisse une dictature fasciste en Espagne, avec le soutien d’Hitler et de Mussolini ».

Après cette conférence, la campagne de LaRouche a préparé un dossier exhaustif sur le passé de Quijano et de ses collaborateurs au sein du réseau « hispanidad"/synarchiste international.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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