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LaRouche, Roosevelt et le « virage » du SPD allemand

La rédaction

Les 20 et 22 avril, les cercles néo-libéraux et néo-conservateurs qui animent le Frankfurter Allgemeine Zeitung ont reconnu, quoique de manière perverse, la percée politique du mouvement de Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et en Europe. On peut véritablement parler de l’hommage du vice à la vertu.

Dans un commentaire intitulé « Aigle bleu - fascisme courtois : le SPD fait revivre le New Deal », le FAZ publie une attaque vicieuse contre le parti social-démocrate pour sa campagne contre le néolibéralisme. Les « diffamations et les évocations de l’image de l’ennemi pratiquées à l’époque de Franklin Roosevelt, comme celles auxquelles se livre aujourd’hui le SPD », écrit le quotidien de Francfort, « constituent le "véritable danger" pour la démocratie. (...) C’est la même formule que celle utilisée par le Mouvement des droits civiques-Solidarité [Büso] d’Helga Zepp-LaRouche lors de ses récentes interventions aux congrès du SPD, dans une chasse aux voix, tandis que son mari, Lyndon LaRouche, homme politique de droite, plaide en faveur de la relance du New Deal en Amérique », poursuit le FAZ.

Ainsi, le quotidien reconnaît, indirectement, l’origine du tournant du SPD, comme le fait Wolfgang Schivelbusch dans son nouveau livre au titre évocateur : Parentés éloignées - le fascisme, le national-socialisme et le New Deal. Même le quotidien fort conservateur de la communauté bancaire suisse, le Neue Zürcher Zeitung, qualifie ce livre de « déviation intellectuelle ». L’auteur, qui vit à Berlin et à New York, a déjà écrit des livres sur la drogue, sur l’état d’esprit des vaincus après d’importantes défaites militaires (le Sud des Etats-Unis après la Guerre de Sécession et l’Allemagne après la Deuxième Guerre mondiale) et sur la « vie culturelle » à Berlin après la Deuxième Guerre mondiale.

En août 2004, le FAZ avait lancé une attaque similaire contre Mme Zepp-LaRouche et le BüSo, au moment où ils avaient appelé, avec succès, à la reprise des manifestations du lundi à Leipzig.

Le 22 avril, Helga Zepp-LaRouche fit remarquer que les forces néo-libérales derrière le FAZ réagissaient de toute évidence à la revitalisation politique du Parti démocrate américain, catalysée par son mari, ainsi qu’à la campagne électorale du BüSo en Rhénanie du Nord-Westphalie, centrée sur la nécessité de défendre l’« Etat social » mandaté par la Constitution allemande et de promouvoir les investissements publics de type New Deal. Ce sont ces revendications auxquelles fait écho la direction du SPD, bien que de manière assez vague. En tout cas, comme le souligne Mme Zepp-LaRouche, le FAZ avait montré ses véritables couleurs en 2000 en refusant de publier une annonce payante appelant à un nouveau Bretton Woods, signée par des centaines de parlementaires, d’anciens responsables gouvernementaux, de syndicalistes et d’économistes de par le monde.

Qu’y a-t-il derrière le virage du SPD ?

Plus que son discours à Berlin le 13 avril, c’est une interview du président du SPD, Franz Müntefering, quatre jours plus tard, qui a provoqué l’ire des néo-libéraux allemands. Dans le Bild am Sonntag du 17 avril, Müntefering déclare en effet : « Je suis opposé aux gens de l’industrie et des marchés financiers internationaux qui font comme s’il n’existait plus de limites ni de règles pour eux. Certains investisseurs financiers ne réfléchissent pas un instant à ces êtres humains dont ils détruisent l’emploi. Ils restent anonymes, n’ont pas de visage, fondent sur les entreprises comme des nuées de criquets, les dévorent et repartent. C’est cette forme de capitalisme que nous combattons . »

Cette déclaration a certainement touché un nerf sensible. Diverses personnalités du monde politique, des affaires et des médias, ainsi que différents « experts » néo-libéraux, ont accusé Müntefering de faire revivre la « lutte des classes communiste » ou de promouvoir le « fascisme poli » de Roosevelt. Mais le chancelier Gerhard Schröder lui a témoigné son soutien, par la voix de son porte-parole, Hans Langguth, qui a précisé que le capital devait assumer une certaine responsabilité vis-à-vis de la société et que le respect de l’intérêt général devait faire partie intégrante du travail des chefs d’entreprise.

Comme le montrent certains sondages d’opinion, une vaste majorité d’Allemands, y compris proches de la CDU, partagent au fond la position de Müntefering, tout en se méfiant de la sincérité des dirigeants du SPD dans leurs attaques contre le néo-libéralisme.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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