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LaRouche : « Un cas de négligence intentionnelle, passible de destitution »

La rédaction

Devant le vide politique à Washington auquel s’est heurté l’ouragan Katrina, Lyndon LaRouche a ouvert une perspective politique claire en identifiant la nature des erreurs de l’administration Bush-Cheney et en indiquant les mesures d’urgence à prendre. Dans une interview accordée le 1er septembre à la station WLVL de New York, il déclare :

« Le 2 août, le gouvernement avait pris connaissance d’un rapport sur un ouragan de type "Camille" devant frapper la côte méridionale des Etats-Unis - donc plus de quatre semaines avant l’arrivée de la tempête. Nous savions qu’un ouragan de force 4 à 5 menaçait. (...) Mais nous n’avons rien fait ! Rien ! Le Président était en vacances et le vice-Président n’a rien fait. Auparavant, ce gouvernement avait affaibli [les défenses] nécessaires dans un tel cas. Si bien que lorsque le cyclone s’est abattu, les populations et les hommes politiques des Etats côtiers - Alabama, Mississippi et surtout Louisiane - appelaient à l’aide : "La catastrophe arrive et nous n’avons rien !"

« Les préparatifs n’avaient pas été assurés. L’unité de la garde nationale qui aurait dû être disponible pour aider et parer à cette éventualité n’était pas là. Les moyens de la FEMA [Federal Emergency Management Agency] avaient été pillés ! On n’a pas fait appel aux capacités qui sont censées exister et être disponibles, comme la Garde nationale et d’autres institutions.

« Nous sommes confrontés à un cas de négligence intentionnelle, passible de destitution, de la part de Dick Cheney, entre autres. (...) La catastrophe naturelle était déjà redoutable, mais à cela s’est ajoutée une catastrophe non naturelle : le manquement total de la branche exécutive du gouvernement à prendre les mesures minimales qui s’imposaient au vu du rapport du 2 août. On n’a pas mis en place les structures, on n’a pas mobilisé les hélicoptères ni les autres ressources nécessaires pour secourir les gens - pour les évacuer à temps et prendre soin d’eux. (...) Tout ce dont on aurait dû s’occuper quatre semaines à l’avance faisait défaut. Et nous avons eu une catastrophe humaine, intentionnellement créée à cause de la négligence de l’administration Bush, s’ajoutant à une catastrophe naturelle qui n’était la faute de personne . »

Dans une conférence sur internet, le 3 septembre, LaRouche identifia les principales implications stratégiques de l’échec du gouvernement, tout en esquissant les mesures à prendre, notamment à l’adresse des sénateurs qui lui avaient demandé conseil à ce sujet.

« Sur le plan international, cette situation pose la question de savoir si les Etats-Unis représentent encore une véritable nation. S’il y a encore quelqu’un au poste de commande et si nous allons continuer d’exister en tant que nation. La superpuissance se transforme en mauvaise plaisanterie. Telle est le caractère de la crise. (...)

« Il nous faut une approche centralisée du sommet à la base. Pourquoi ? Parce que nous devons convaincre le peuple américain, ainsi que les autres nations du monde, que cette nation est encore capable d’assumer ses responsabilités. Rétablir la confiance dans les Etats-Unis et son gouvernement est donc le premier point à considérer dans la catastrophe humaine.

« (...) Faute de reprendre le contrôle de la situation, comme une superpuissance se doit de le faire, nous n’aurons plus de nation. Et comme nous nous trouvons dans une période où le système monétaire et financier international se dirige droit vers le pire effondrement de l’histoire moderne, le discrédit total des Etats-Unis et la perte de sa crédibilité signifieraient une catastrophe pour le monde entier.

« (...) Si nous nous ressaisissons, tous ensemble, du sommet à la base, nous pourrons accomplir le nécessaire.

« Je vais vous donner certaines indications.

« L’évacuation : la première chose à faire est de sortir tous les gens de cette région ! (...) et de les amener en lieu sûr. Nombre d’entre eux sont déjà porteurs de maladies, contractées dans les conditions où ils ont dû vivre. D’autres connaissent une détérioration de leur état de santé, à cause du manque de traitement médical. (...)

« Nous avons des bases militaires qui pourraient accueillir des gens, ou des installations improvisées du même genre. (...)

« Les familles doivent rester ensemble, dans la mesure du possible. (...) Au lieu d’essayer d’amener des vivres et autres secours dans la région de la Nouvelle-Orléans (...), il faudrait que les gens soient acheminés dans des lieux sûrs où l’on pourra leur fournir en toute sécurité de la nourriture et des soins. Les bases militaires sont les meilleurs endroits pour ce genre d’opérations. (...)

« Ensuite, nous démarrerons la reconstruction.

« Ceci peut être assuré en grande partie par le militaire. Nous devrons activer le Génie, l’équiper comme il faut et lui fournir de l’argent. Cela va coûter très cher. Le Congrès vient d’allouer 10,5 milliards de dollars, ce qui aidera, mais est insuffisant. Il nous faudra peut-être jusqu’à 100 milliards de dollars uniquement pour couvrir les coûts immédiats, si nous voulons maintenir les gens en vie ! (...) Mais le coût n’est pas l’essentiel. Il faut bien se rendre compte que si nous ne nous montrons pas à la hauteur maintenant, nous ne representerons plus une nation. Nous perdrons la capacité d’exister en tant que nation, et ce au moment où le monde est au bord du pire effondrement financier.

« A cet égard, le Président et le vice-Président ont échoué, lamentablement. (...) Aussi, les autres institutions des Etats-Unis doivent-elles jouer un rôle accru. Nous devons assurer la continuité de nos institutions nationales. Nous sommes la plus grande puissance du monde et il est temps d’agir en conséquence.

« Nous avons actuellement un groupe bipartisan de personnes autour du Sénat et du gouvernement. Nous avons des gens compétents, des officiers à la retraite qui pourraient se porter volontaires pour effectuer nombre des tâches qui s’imposent. (...)

« L’approche à adopter consiste à mener cette lutte comme si nous étions en guerre. Des colonels, généraux et autres, à la retraite ou pas, auront un rôle important à jouer, car ils savent comment lancer rapidement le type de mobilisation nécessaire. (...) Il y en a qui savent comment construire une base de logements du jour au lendemain, et nous en aurons besoin pour accueillir les gens. Ils savent aussi comment organiser le transport, très rapidement. Ils n’attendent que les ordres - l’autorisation - pour passer aux actes. »

(L’ensemble de ce webcast est disponible en anglais sur le site www.larouchepac.com)

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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