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LaRouche  : ce qu’il faut faire en ces temps de crise

La rédaction

Dans un texte du 25 juillet, qui sera massivement distribué aux Etats-Unis sous forme de tract, Lyndon LaRouche esquisse sa stratégie politique pour cette période de crise économique, financière et stratégique. Dans ce tract intitulé « The Electable LaRouche » ("Le LaRouche éligible"), il écrit :

« Considérant ce que Bush et son gouvernement s’infligent à eux-mêmes, il ne sera pas facile de sauver cette institution constitutionnelle qu’est la présidence. (...) En bref : pour sauver les Etats-Unis de ce qui menace de devenir la pire crise de leur histoire de république constitutionnelle, nous devons défendre l’institution présidentielle. Dans ce but, il faut retirer à [John] McCain et [Joe] Lieberman, ainsi qu’aux réseaux et intérêts corrompus qu’ils représentent, les rôles d’influence qu’ils ont joués depuis les campagnes présidentielles, primaire et générale, de 2000.

« La fonction de Président des Etats-Unis, prévue par la Constitution, est une institution unique. (...) Dans la majeure partie de l’histoire de notre république, les présidents élus ont été décevants, soit par leurs qualités personnelles, soit par leur action pendant leurs mandats. Néanmoins, la république et l’institution de la présidence ont survécu à ces Présidents. En certaines périodes de crise aiguë, ce fut le rôle joué par de grands présidents comme Abraham Lincoln et Franklin Roosevelt qui permit de sauver la nation, et ils l’ont fait dans le cadre constitutionnel de la présidence. Même si le Président actuel est sérieusement limité quant à ses possibilités de traiter une crise systémique menaçant l’existence du gouvernement constitutionnel, il faut utiliser la présidence comme instrument principal pour rétablir une situation sûre . »

La Constitution américaine, poursuit LaRouche, est jusqu’à présent la seule « dont la conception soit entièrement régie par un seul ensemble de principes véritablement universels » : 1) le principe de souveraineté, combiné à la notion de communauté de principes entre Etats-nations souverains, 2) le principe d’intérêt général et de bien commun, 3) le principe de postérité [qui implique une responsabilité envers les générations futures] ; en établissant des lois et en définissant la politique nationale, « notre intention doit être de nous rendre responsables par ce que nous faisons et par ce que nous ne faisons pas, aussi bien vis-à-vis des générations futures que de nos contemporains ».

« Selon notre Constitution, à la différence des gouvernements à système parlementaire, la responsabilité de l’Etat souverain repose entièrement sur l’institution présidentielle. Celle-ci n’est pas la propriété de celui qui l’occupe  ; c’est une institution qui confère au Président en exercice une fonction à remplir pendant la durée de son mandat. Toutefois, la présidence se doit de respecter la séparation des pouvoirs prévue par la Constitution . »

A propos de la crise actuelle, LaRouche écrit : « Il est clair que le Président George W. Bush ne comprend absolument pas les caractéristiques essentielles de la menace croissante planant sur les Etats-Unis aujourd’hui. (...) Néanmoins, il est le Président. Par conséquent, il est inutile de palabrer sur les éventuels résultats des prochaines élections. La situation mondiale actuelle est catastrophique sur le plan économique et stratégique. Que doit faire la présidence, dès maintenant, et comment faire en sorte que la présidence Bush le fasse effectivement ?

« Deux mesures doivent être prises. D’abord, il faut neutraliser le chantage politique actuellement exercé sur la présidence par le biais de l’influence dont jouit la cabale McCain-Lieberman au Sénat, au Congrès dans son ensemble et à la direction des grands partis politiques. Deuxièmement, il nous faut bâtir autour de la présidence le genre d’infrastructure bipartite capable de lui donner les options politiques nécessaires pour le soustraire à ses folies récentes et développer une nouvelle forme de collaboration favorable à la croissance économique. Cette collaboration impliquerait des nations de plus en plus inquiètes de l’influence écœurante qu’exercent sur la politique stratégique actuelle des Etats-Unis des « desperados » tels que McCain, Lieberman, Wolfowitz ou Richard Perle.

« En sabotant dès maintenant les ambitions politiques de Lieberman et de McCain, nous créerons la possibilité (autrement inexistante) de délibérations bipartites rationnelles, pour les options à présenter à la présidence. Nous devons effectuer ce changement dès maintenant ; les Etats-Unis se dirigent à grande vitesse vers des désastres stratégiques et économiques. Le changement est urgent ; le moment est venu. (...) »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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