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LaRouche démasque la « grande victoire » d’Obama sur la santé

La rédaction

29 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Un mois et demi après le vote de la Chambre des représentants, le Sénat américain a adopté, le 24 décembre, par 60 voix contre 39, ce que la presse mondiale présente comme « la plus importante réforme du système de santé américain depuis la création du programme Medicare pour les retraités en 1965, sous la présidence de Lyndon Johnson ».

Pourtant, la réforme d’Obama ne comprend aucune « option publique » et rend obligatoire une assurance maladie privée pour plus de 30 millions de personnes, tout en laissant 24 millions de personnes sans couverture. Il suffit d’examiner le financement des mesures pour se rendre tout de suite compte qu’il est entièrement faux de présenter la réforme d’Obama comme s’approchant du modèle de « couverture universelle » à l’européenne.

Aux Etats-Unis, le déficit fédéral atteint 1400 milliards de dollars en 2009 (10% du PIB). Le Sénat a d’ailleurs dû voter, le même jour que l’adoption de la réforme de la santé, un relèvement de 290 milliards de dollars du plafond actuel du déficit. Barack Obama en personne, après avoir aggravé le déficit pour secourir les banksters de la City et de Wall Street, a souligné une fois de plus que sa réforme de la santé permettra de « réduire notre déficit d’un montant aussi important que 1300 milliards de dollars au cours des prochaines décennies » ! Ainsi, les 871 milliards de dollars sur 10 ans nécessaires à la réforme, seront obtenus grâce à un « contrôle des coûts et une meilleure gestion des programmes existants (Medicare, Medicaid) ».

Il est vrai que l’on pourrait réduire les dépenses de santé outre-Atlantique, actuellement 18% du PIB (contre moins de 12% en France), en écartant les assureurs privés (HMO) qui font des énormes marges de profit (jusqu’à 30%). Pour Obama, il n’en a jamais été question. C’est sur les remboursements des personnes âgées et des malades qu’il prendra l’argent !

Lyndon LaRouche souligne que cette loi, qui prend comme modèle le système de santé britannique mis en place par Tony Blair, ne donne pas seulement des pouvoirs dictatoriaux pour rationner les soins et imposer une sélection des malades, mais interdit au Congrès de la modifier ultérieurement, une démarche totalement proscrite par la Constitution. C’est notamment le cas pour toute législation concernant l’Independant Medicare Advisory Board (IMAB), ce « tribunal de la mort », arbitre financier ultime pour sélectionner ceux qui ont droit aux soins médicaux en fin de vie. Dans le paragraphe 3403 (p. 1020) de la loi Reid-Baucus adoptée au Sénat, on peut lire « qu’il ne sera pas dans les prérogatives de la Chambre ou du Sénat de faire adopter une quelconque loi, résolution ou amendement qui annulerait ou modifierait ce passage ».

Ainsi, dit LaRouche, en attaquant la Constitution, cette loi équivaut à une agression étrangère (britannique) contre les Etats-Unis. Blair est un menteur notoire qui a déjà manipulé l’exécutif américain pour entrer en guerre contre l’Irak. De ce point de vue, ceux qui ont voté la réforme de la santé peuvent être considérés comme des traîtres à la patrie. Le fait que la revue des financiers de la City, The Economist crie victoire en écrivant qu’« ils’agit du vote le plus important du Sénat américain depuis 40 ans » est tout aussi révélateur, affirme LaRouche.

En tous cas, « cela porte toutes les marques d’une grande opération imposée par les Britanniques à l’Europe : le Traité de Lisbonne et l’irréversibilité de certaines de ses dispositions. Même Hitler ne se déclara que dictateur à vie [tandis que Lisbonne entend l’être éternellement] », ironisa LaRouche. « Au moins, en Europe, la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a pu faire enlever ces articles de la version consolidée du Traité de Lisbonne ».

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Pour LaRouche, il n’est pas sûr que les sénateurs connaissaient tout le texte au moment du vote et certains passages semblent avoir été introduits à la dernière minute. LaRouche estime qu’il faut surtout y voir la réaction hystérique des Britanniques après le flop de Copenhague.


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