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LaRouche en Hongrie

La rédaction

Le 12 décembre, Lyndon LaRouche a pris la parole lors d’une conférence à Budapest sur le thème « La crise économique mondiale : nécessité d’un nouveau Bretton Woods ». La conférence était organisée par la Commission des Finances de l’Académie des Sciences, dirigée par l’économiste Bela Csikos-Nagy, en coopération avec l’Institut Schiller et l’Association économique hongroise. Le Pr Tamas Bacskai, ancien économiste en chef de la Banque centrale de Hongrie, présidait les travaux qui se déroulaient au ministère des Finances.

Parmi les autres orateurs, citons le Dr Nino Galloni, du ministère italien du Travail, le Pr Hajna Lorinc-Istvanffy, de l’Université des sciences économiques et d’administration publique de Budapest, le Pr Katalin Botos, de l’Université catholique Peter Pazmany, le Dr Tibor Erhart, du ministère des Finances, et Lothar Komp, de l’EIR.

Dans son discours, LaRouche a soulevé les points suivants :

  1. Nous sommes dans la « phase terminale d’un effondrement économique physique du système de taux de change flottants ». Ni le gouvernement, ni la Réserve fédérale, ni les dirigeants actuels des partis républicain ou démocrate n’ont les compétences pour « faire face aux dislocations monétaires et financières des prochains mois ». Tant que les Etats-Unis et les autres grands pays continueront à suivre la « voie utopiste en matière de politiques militaire, économique, culturelle et monétaire », le monde se dirigera vers un effondrement inhérent aux axiomes sur lesquels repose le système financier et monétaire hégémonique depuis 1971, avec ses taux de change flottants.
  2. Depuis la relance économique du XVème siècle, faisant suite à l’âge des ténèbres du XIVème siècle, la civilisation européenne au sens large a sombré à plusieurs reprises dans de longues périodes de guerres de religions et d’autres désastres, d’où elle ne put sortir qu’en se définissant comme une société ayant des « objectifs de production ». Aujourd’hui, notre système peut être sauvé de l’effondrement général, dit LaRouche, « par un retour à un système monétaire de taux de change fixes, orienté vers la production et modelé sur la reconstruction de l’Europe de 1946 à 58 organisée par les Etats-Unis ». Faute de renouer avec un modèle de type Bretton Woods, le monde sera « rapidement condamné à sombrer pour longtemps dans un nouvel âge des ténèbres ».
  3. Tout effort pour annuler les effets de trente années de dégénérescence des économies européennes et américaine devrait se baser sur des « investissements à long terme en biens d’équipement, essentiellement en matière d’infrastructure économique de base ». Selon LaRouche, le capital initial nécessaire devrait venir en majeure partie de « crédit à long terme, créé par les Etats-nations agissant en tant que partenaires commerciaux. Ceci pourrait être accompli dans le cadre d’un système monétaire de taux de change fixes, nécessitant un nouveau système de réserve fixant les réserves d’or à 1000 dollars ou plus l’once. »

LaRouche a également évoqué les perspectives d’un élargissement des relations commerciales entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe Centrale d’une part, ainsi qu’entre ces pays et l’Asie, où un énorme potentiel de développement se met en place grâce à la coopération entre la Russie, la Chine et l’Inde, formant un triangle stratégique.

LaRouche conclut son discours en mentionnant cinq questions capitales pour la science de l’économie physique :

  1. La signification des notions de biosphère et de noosphère chez Vernadsky, dans la science de l’économie physique.
  2. Le rôle des PMI privées dans l’infrastructure économique de base.
  3. La relation entre le rôle de l’Etat-nation dans l’infrastructure économique de base et l’accroissement de la productivité d’une part et l’investissement capitalistique dans le secteur privé d’autre part.
  4. La signification du concept de noosphère chez Vernadsky, suivant lequel la pensée créatrice de l’homme agit sur l’économie, concept opposé aux notions bestiales de l’homme chez Hobbes et Locke.
  5. L’application des méthodes scientifiques modernes de prévision économique, rejetant la « vision ptoléméenne fixe ».

Au cours de la discussion, les questions ont porté sur la signification d’un système à réserve-or, les implications de la création monétaire par les nations souveraines, la nécessité d’une prise de décision économique à long terme et le rôle du FMI dans un nouveau système monétaire.

Cet événement fut suivi d’une conférence organisée par l’Institut Schiller à l’Académie Saint-Laszlo, devant 120 invités. Reprenant les exemples historiques de Jeanne D’Arc et du Hamlet de Shakespeare, LaRouche invita l’auditoire à réfléchir sur la « qualité de leadership moral » nécessaire pour surmonter la tragédie qui se déroule actuellement.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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