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LaRouche invité à Milan et Saint Marin

La rédaction

Le 24 novembre, Lyndon LaRouche a pris la parole lors d’une conférence sur les « Besoins de sécurité de l’Europe », organisée à Milan par l’association « Casa d’Europa », une organisation nationale d’entrepreneurs, de membres de professions libérales et d’hommes politiques s’occupant de questions ayant trait à l’Italie et l’Union européenne. Le président de la Commission de l’UE, Romano Prodi, a envoyé ses salutations à la conférence.

Dans son discours, LaRouche a montré le lien existant entre le danger de guerre et la crise monétaire et financière internationale. Si la course vers la guerre a été temporairement enrayée, dit-il, les faucons dirigés par le vice-président Dick Cheney restent sur le pied de guerre. Les Européens ne doivent en aucun cas relâcher les pressions contre la guerre en pensant qu’elle est désormais inévitable. Il a expliqué aux Italiens comment fonctionne l’institution de la présidence américaine, tout en signalant qu’il défend lui-même le point de vue européen anti-guerre au sein des institutions de l’Etat fédéral américain. « Si nous réussissons à empêcher la guerre jusqu’en février 2003, celle-ci pourrait ne pas avoir lieu », estime-t-il.

Comme l’a rappelé LaRouche, le système financier est en faillite, les grandes banques de Wall Street et le système bancaire japonais le sont également, tout comme les grandes banques européennes. Le volume des obligations financières à court terme, en particulier les dérivés, est tel, par rapport à l’ensemble de la production mondiale, qu’il rend la dette irrécouvrable. Si le Brésil accepte les conditions du FMI, ils sont tous deux condamnés. Si le Brésil refuse, le FMI et les principales banques américaines sont condamnés. Une réaction de faillites en chaîne dans tout le système financier pourrait se produire dès Noël.

Il est, par conséquent, nécessaire d’instaurer un système monétaire et financier permettant d’accroître considérablement le commerce entre l’Europe et l’Asie. LaRouche a mentionné le rôle pionnier du Parlement italien dans la création d’un nouveau système de Bretton Woods. Ceci explique pourquoi l’Italie est devenue la cible de différentes déstabilisations, notamment l’utilisation de « témoins à charge », parrainés par le département de la Justice américain, dans le procès grotesque intenté au sénateur Giulio Andreotti. Cette opération ne doit pas empêcher les Italiens de jouer un rôle politique à la hauteur de leur tradition historique.

Les interventions de LaRouche à Milan ont été bien accueillies. Lors de cette conférence, il a été présenté comme « l’économiste et candidat présidentiel renommé », dont les analyses et les « idées fortes » sont appréciées en Italie. Il a été interviewé par le quotidien national Milano Finanza et la chaîne Telenova. Le 25 novembre, LaRouche a été reçu par le gouvernement de Saint Marin. Lors de la réunion officielle avec les deux régents de l’Etat, ceux-ci l’ont accueilli comme le « représentant d’une des plus importantes écoles de pensée dans le domaine économique ».

La semaine précédente, Amelia Boynton Robinson, vétéran du Mouvement des droits civiques américain et actuelle collaboratrice de LaRouche, s’était, elle aussi, rendue en Italie. Le 25 novembre, le Corriere della Sera a publié un article sur sa tournée, décrivant son intervention dans le mouvement anti-mondialisation et anti-guerre. Mme Boynton Robinson conseillait aux Italiens de s’inspirer du Mouvement des droits civiques, qui s’en est tenu à la non-violence.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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