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LaRouche présente son alternative à la « désastreuse » présidence Bush

La rédaction

Dans son webcast du 21 mars dernier, l’économiste américain Lyndon LaRouche a mis en garde contre les graves dangers que pose la politique de l’administration américaine tout en esquissant la seule alternative viable : la mise en règlement judiciaire de l’économie mondiale, combinée à une coopération euro-américaine pour le développement de l’ensemble de l’Eurasie.

S’adressant à des diplomates, des décideurs politiques et des responsables de diverses organisations politiques, syndicales et religieuses rassemblés à Washington et à New York, LaRouche a qualifié de « désastre » les « premiers soixante jours de l’administration Bush », notant que l’« ensemble des actions et inactions [de l’Administration] ont entraîné le monde au bord de la plus grave crise économique et financière de l’histoire moderne ». Cette situation « est bien plus dangereuse que la crise économique et financière à laquelle Franklin Roosevelt avait été confronté, lors de son premier mandat il y a soixante-huit ans de cela ».

Selon LaRouche, il y a actuellement dans le monde trois puissances - les Etats-Unis, la variante moderne de l’Empire britannique et la Russie - qui seraient éventuellement « en mesure de prendre la responsabilité du destin de l’ensemble du monde ». L’Asie et l’Europe continentale peuvent jouer un rôle important sans toutefois pouvoir prendre le leadership. Pour ce qui est des Etats-Unis, on assiste actuellement à une nouvelle version de la vieille lutte entre une tradition intellectuelle américaine positive, celle représentée entre autre par Roosevelt, Abraham Lincoln et John Quincy Adams, d’un côté, et, de l’autre, de puissantes forces négatives regroupées dans « une alliance de la finance de Wall Street et de la City » avec la « tradition de la Confédération ».

LaRouche, qui s’inscrit dans la première tendance, constate que beaucoup de gens sont préoccupés et « l’expriment aujourd’hui. Ils savent que ce système ne marche pas. Que l’administration Bush n’est pas ce qu’il faut. » Cette réalité est confirmée par la chute des marchés financiers, la crise énergétique qui secoue la Californie et l’effondrement du système de santé, comme en témoigne la bataille, menée par les associés de LaRouche, contre la fermeture du General Hospital de Washington.

Il existe une opposition à la politique de Bush en Europe continentale, ainsi que dans certains milieux haut placés en Grande-Bretagne, affirme LaRouche, qui espère que le gouvernement Poutine en Russie puisse mener une bonne politique conduisant à de « nouveaux accords entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, [qui] déboucheraient sur un partenariat s’étendant à l’Asie de l’Est et du Sud, ainsi qu’à l’Asie centrale. Ainsi, en développant les capacités ouest-européennes d’exportation de technologies, avec l’Allemagne comme pivot et la Russie comme partenaire, il devrait être possible de multiplier des accords à long terme, sur vingt-cinq ans, entre l’Europe, la Chine, le Japon, la Corée et l’Asie du Sud-Est. Dans ces circonstances, on aurait une perspective de véritable croissance économique à long terme, dans un monde sorti de la crise financière. »

Cette constatation faite, « la question est la suivante : les Etats-Unis peuvent-ils se réveiller, abandonner leur politique suivie jusque-là par le Président et entamer un partenariat avec l’Europe de l’Ouest, la Russie et l’Asie, pour engager une mobilisation économique eurasiatique avec une perspective de vingt-cinq ans, reposant sur des exportations de technologies sur le long terme ? Nous pourrions ainsi développer le monde entier, y compris l’Afrique, qui est sans espoir si on ne réalise pas cela, l’Amérique centrale et du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

« C’est une opportunité qui se présente. Beaucoup d’Européens seraient tout à fait d’accord pour le faire. (...) Bien des gens en Amérique centrale et du Sud seraient ravis si l’on ouvrait la porte à ce genre d’alternative, contrairement à ce qu’on leur propose aujourd’hui depuis les Etats-Unis ou Londres. Peut-on le faire ? »

Pour y parvenir, il faut enclencher deux grands processus. D’abord, il faut que la population américaine cesse de se comporter « comme un troupeau de bétail humain et d’esclaves » devant les puissants. Elle doit reconnaître qu’il n’y a pas eu de véritable élection aux Etats-Unis l’année dernière ; les électeurs n’y ont pas participé et Al Gore et George W. Bush « n’ont rien dit de la crise économique, rien de ce qui mine la nation et l’économie mondiale aujourd’hui. Pas un mot ! »

A présent, il faut que les Américains « s’engagent à nouveau dans le processus politique (...) qu’ils pensent et agissent à nouveau comme des citoyens ». Il leur faut des dirigeants « qui leur donnent confiance, ce que je tâche de faire aujourd’hui. C’est le motif de ma campagne. (...) Mon travail consiste à présenter des concepts, à organiser autour de concepts et à dire ce qui doit être dit. Je dois convaincre les Américains que s’ils me comprennent et qu’ils sont d’accord avec mes propositions, alors ils sont parfaitement capables de prendre l’initiative, en tant que citoyens, pour changer la politique de la nation. »

« Nous devons avoir un sens de mission nationale en adoptant, par exemple, une perspective de coopération entre les Etats-Unis, l’Europe occidentale et les pays eurasiatiques pour redémarrer l’économie mondiale », articulé autour d’un « nouveau système financier », ainsi que d’une « politique à vecteur scientifique ».

« Rebâtissons la planète, a-t-il conclu. Et que les Américains arrêtent de se concevoir comme de pauvres petites personnes, qu’ils commencent enfin à se considérer comme les citoyens d’une nation ayant une [mission nationale] et se sentent fiers d’être citoyens d’une nation animée d’un tel engagement. Si l’on parvient à lancer cette mobilisation, on peut sauver cette nation et le monde de ce monstrueux chaos. »

Au cours du débat, LaRouche évoqua la deuxième condition nécessaire à ce sursaut. Les responsables de différents pays devraient « venir à Washington », avec le message suivant : « La stupidité de la politique américaine actuelle doit cesser ! Arrêtez cette folie ! »

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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