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LaRouche propose des contrôles de prix sur le marché pétrolier

La rédaction

Comme l’OPEP l’a affirmé à de nombreuses reprises ces derniers jours, le prix record du pétrole n’est pas déterminé par la loi de l’offre et de la demande - au contraire, les livraisons dépassent actuellement la demande de plusieurs millions de barils/jour- mais plutôt d’une frénésie spéculative sans précédent, sur fond de crise dans l’ensemble de l’Asie du Sud-Ouest. Déjà en 2000, comme l’EIR l’avait montré dans une étude, sur 570 barils de pétrole faisant l’objet d’un contrat à terme à la Bourse du pétrole de Londres, seul un baril physique était réellement transporté. Pourtant, l’échange de titres sur les 569 autres faisait monter le prix du seul baril effectivement vendu. Parmi les plus importants acteurs sur la bourse de Londres, on trouve Barclays Capital, Bear Stearns International, Deutsche Futures London, BP Oil International et Shell International Trading. En même temps, des centaines de hedge funds, souvent liés aux grandes banques internationales, ont envahi les marchés à terme des matières premières. Selon la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), les contrats de produits dérivés sur le prix futur du pétrole atteignent des niveaux records au New York Mercantile Exchange (NYMEX). Le 26 mai, le commissaire européen à l’Energie, Loyola de Palacio, a déclaré : « Nous avons affaire à une bulle spéculative. (...) Il n’y a pas de véritable pénurie sur les marchés. Voilà la réalité. »

La spéculation sur le prix de pétrole se fonde naturellement sur quelques considérations géopolitiques, notamment la situation désastreuse en Asie du Sud-Est et la probabilité de graves perturbations dues à des attaques terroristes, comme celles perpétrées en Arabie séoudite en mai. Le 27 mai, Lyndon LaRouche a proposé de fixer le prix du pétrole, par exemple aux alentours de 25 dollars le baril, afin de faire échec aux spéculateurs qui le font monter jusqu’à 42 dollars et au-delà. Il a confirmé que ces prix n’avaient rien à voir avec l’offre et la demande, mais étaient simplement le résultat de la spéculation, notamment de la part de hedge funds - dans le contexte d’un système financier en désintégration.

LaRouche a aussi soulevé la question d’une composante stratégique dans la frénésie actuelle des prix du pétrole. Selon un expert italien du pétrole, auteur de plusieurs livres sur le fondateur de l’ENI, Enrico Mattei, les Etats-Unis augmentent dès maintenant leurs réserves stratégiques en prévision d’une éventuelle crise majeure au Moyen-Orient. Alors qu’ils importaient entre 11 et 12 millions de barils/jour l’année dernière, ces chiffres sont de 14 à 16 millions de barils/jour aujourd’hui. Officiellement, cette augmentation des importations est due à la « reprise américaine ». La semaine dernière, dit-il, un représentant iranien de l’OPEP a déclaré que la hausse des prix du pétrole n’était aucunement due à des raisons économiques, mais à des motivations « politiques ».

De nombreux pays se constituent des réserves stratégiques de pétrole

Le terme « réserves stratégiques de pétrole » désigne non pas les ressources pétrolières connues, mais non exploitées, mais plutôt les volumes de brut ou de produits intérimaires qui ont déjà été extraits et stockés et sont donc utilisables à court terme en cas d’urgence. Suite aux événements du 11 septembre 2001, l’administration Bush a décidé en novembre 2001 d’accroître la Réserve stratégique de pétrole (RSP) américaine - établie en 1975 - pour la faire passer de 540 millions à 700 millions de barils, capacité maximale des dépôts actuels. Avec 40 millions de barils de réserve supplémentaires l’année dernière et 20 millions jusqu’à présent pour cette année, la RSP se situe actuellement à environ 660 millions de barils. A cela s’ajoutent des stocks de pétrole commerciaux qui avaient atteint, en janvier dernier, leurs plus bas niveaux depuis 30 ans, avant d’être reconstitués. Ces stocks commerciaux représentent 1,15 milliard de barils. Au total, la RSP et les stocks commerciaux représentent 180 jours ou 6 mois d’importations.

Ces dernières semaines, plusieurs sénateurs démocrates ont demandé au gouvernement de suspendre les achats de pétrole destiné à la RSP, ou même d’utiliser ces réserves pour la consommation, afin d’empêcher une montée en flèche des prix de l’essence. Le gouvernement a catégoriquement rejeté ces appels. Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, a déclaré le 19 mai que la réserve stratégique ne devait être utilisée qu’en cas « d’urgences nationales, au cas où nous serions attaqués ou s’il y avait de graves ruptures d’approvisionnement ». Le même jour, le président Bush déclara : « Cette réserve de pétrole est là en cas d’importantes ruptures d’approvisionnement énergétique aux Etats-Unis. L’idée de vider la Réserve stratégique de pétrole mettrait l’Amérique dans une position dangereuse dans la guerre à la terreur. Nous sommes en guerre. Nous sommes confrontés à un ennemi dur et déterminé sur tous les fronts, et nous ne devons pas aggraver notre position dans cette guerre . »

Parmi les autres pays développés, il existe un certain standard pour les réserves stratégiques de pétrole, imposé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), agence fondée par l’OCDE suite à la crise pétrolière de 1973. En font partie : les Etats-Unis, le Canada, l’Union européenne et d’autres pays d’Europe de l’Ouest, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’AIE exige des stocks pétroliers équivalents, pour chaque pays, à 90 jours de livraison. Les pays membres de l’UE sont aussi tenus légalement de maintenir des réserves pétrolières égales à au moins 90 jours de consommation. L’année dernière, la Commission européenne avait proposé que ces réserves soient portées à 120 jours de consommation, mais aucun décision n’a encore été prise. Le problème principal pour l’UE vient des dix nouveaux membres de l’Est, qui n’ont pas suffisamment de réserves.

Probablement, les pays les plus vulnérables en cas de rupture de l’approvisionnement pétrolier - au moins au sens physique - sont la Chine et l’Inde. Ces deux pays coopèrent avec l’AIE et ont annoncé des plans pour constituer des réserves stratégiques de pétrole. Mais pour l’instant, elles n’existent pas. A la fin de l’année dernière, le gouvernement chinois a annoncé que la Chine, qui importe près du tiers de sa consommation pétrolière, allait constituer quatre réserves stratégiques côtières. En septembre 2003, le ministère indien du Pétrole a annoncé qu’il projetait de bâtir des réserves stratégiques couvrant 45 jours de demande. Les importations de pétrole brut représentent 70% des besoins énergétiques du pays.

Si les réserves stratégiques de pétrole permettraient de couvrir pendant quelque temps la demande physique pour les transports, le chauffage, la production et les besoins militaires, les effets dévastateurs des prix records du pétrole frapperaient toutes les économies de l’OCDE et risqueraient de donner le coup de grâce au système financier international.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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