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Lac Tchad : mort douce ou grands projets ?

La rédaction

21 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors que la France prétend une fois de plus vouloir se battre pour la sécurité alimentaire dans le monde et que le rituel des sommets et réunions stratégiques engloutit presque autant d’argent que l’aide alimentaire arrivant dans les assiettes des nécessiteux, rien n’est dit sur les grands projets qui pourraient résoudre radicalement le problème. Que fera la France au Forum mondial pour sauver le lac Tchad qui se tient à N’Djamena du 29 au 31 octobre ? Prêchera t-elle un environnementalisme anti-progrès ou défendra-t-elle le projet de remise en eau Transaqua ?

Nous publions ici des extraits de la contribution de Marcello Vichi, ex-directeur de la société italienne Bonifica et concepteur du projet Transaqua, au colloque organisé par nos amis de l’Institut Schiller le 25 septembre dernier à Berlin.


Transaqua, le transfert de l’eau du Congo vers le Tchad, idées forces pour une étude de faisabilité

Par Marcello Vichi

En trente ans (et non vingt), personne n’a jugé pertinent ne serait-ce que d’entreprendre l’étude de faisabilité préalable d’une proposition formulée par une entreprise alors leader en Italie dans le domaine de l’ingénierie. Il me paraît plausible d’attribuer cela non à un manque d’information, mais à un manque d’intérêt. Depuis la fin des années 70 et pendant toutes les années 80, il s’est trouvé dans notre pays des entreprises et des hommes convaincus que le continent africain ne pourrait sortir du sous-développement que par la mise en œuvre courageuse d’un ensemble de projets internationaux panafricains d’infrastructure à grande échelle. La promotion de Transaqua a commencé il y a trente ans. Ce projet de réseau de transport comprenait non seulement 2400 kilomètres « d’autoroutes » fluviales, mais aussi un « croisement » avec l’axe routier Lagos-Mombasa permettant de relier les deux ports des océans Atlantique et Indien : une véritable autoroute du futur également reliée à la Méditerranée par la route transsaharienne Lagos (Nigeria) - Alger. Dans le cadre général de ces initiatives, portées en ce temps-là par le bureau des projets spéciaux de mon entreprise, Bonifica, la jonction Lagos-Mombasa (Kenya) de Transaqua devait s’appeler TA2 (Trans-african 2), parce que TA1 (Trans-african 1 : Alexandrie - Dar es Salam) en était à la phase de conception et qu’un premier projet était prêt. L’étude BB (Beyrouth - Basra) en était également à un stade avancé, bien que j’ignore ce qu’il en est advenu, n’ayant pas dirigé le projet. Tous les documents s’y rapportant ont été égarés lors des réformes traversées par l’entreprise.

Il y a cinquante ans, concevoir des projets d’infrastructure à grande échelle sur le continent africain n’était pas chose aisée : il y avait peu de cartes fiables et les données hydrologiques faisaient défaut ; les satellites n’en étaient qu’à leurs débuts : il était alors impossible d’obtenir des images des zones concernées, les centres de recherche spatiale américains les refusant pour raisons militaires ; le centre de recherche spatiale italien de Fucino, qui gérait alors les images d’un de ces satellites, n’était en mesure de fournir des informations que pour les confins septentrionaux du Sahara ; les téléphones cellulaires restant à inventer, on utilisait des radios de terrain de portée limitée ; internet était encore dans les limbes, etc.

Pourquoi le transfert des eaux Congo/Tchad revient-il aujourd’hui sur le devant de la scène ? Selon moi, il y a deux raisons à cela :

1/ L’énorme taux de croissance de la population africaine et la pression démographique qui en résulte en Europe : au cours des trente dernières années, alors que la population européenne a cru de 4,5 % en moyenne, ce taux a été de 85 % en Afrique, c’est-à-dire près de vingt fois le taux européen. L’Egypte est passée de quarante millions d’habitants en 1980-81 au chiffre actuel d’approximativement soixante-quinze millions, soit un taux de 87 à 88 % ; dans le même temps, la Chine a connu une croissance de 120 % ; et ainsi de suite (la République Centrafricaine, environ 60 % ; la République Démocratique du Congo (RDC), 130 à 140 % ; le Nigeria, à peu près 80 % ; le Niger, 140 %, etc.).

La rareté des ressources alimentaires et aquatiques par habitant a pris des proportions dramatiques, et l’absence ou la modestie des processus de développement économique encore plus, ce qui a entraîné un niveau de chômage des jeunes absolument insoutenable. Dans de nombreux pays de l’Afrique sub-saharienne, la faim endémique, déjà présente avec l’agriculture traditionnelle de subsistance, a fait place à la famine et au désespoir, en particulier pour les jeunes, les poussant à risquer leur vie pour gagner l’Europe et y trouver eau et nourriture. Ce n’est pas une « qualité de vie » qu’ils y cherchent, mais une vie, tout simplement.

Ne le savions-nous pas il y a trente ans déjà ? Bien sûr que si ; mais nous l’espérions pour le plus tard possible, et que le fardeau d’avoir à trouver une solution politique à ces problèmes reposerait sur les épaules, non des responsables d’alors, mais de leurs successeurs. Il y a trente ans, l’exposé « Transaqua : une idée pour le Sahel » concluait par ces mots : « L’investissement à réaliser se mesure non seulement en millions de dollars, mais également en éradication des guerres et de la famine pour des millions de gens, en paix sociale, et en attention internationale. »

Il y a peu, la sénatrice Emma Bonino, intervenant lors d’un colloque intitulé L’Afrique : que s’y passe-t-il ? affirmait que « l’indifférence européenne est pire que l’ancien colonialisme qui lui, au moins, créait de l’activité et des emplois. Aujourd’hui, nous commençons juste à payer cette indifférence, et nous sommes loin du compte. » Est-ce à cause de la certitude d’avoir une dette à payer que l’Europe montre les signes d’un début d’intérêt ?

2/ Les nouvelles technologies disponibles aujourd’hui, qui permettent de gérer de tels projets : il y a trente ans, si l’on voulait disposer de données hydrologiques fiables et de cartes à une échelle permettant une étude de faisabilité crédible, il fallait surmonter de sérieux obstacles et réaliser de nombreuses « visites de terrain ». Aujourd’hui, grâce aux satellites et à l’information disponible sur internet, tout cela est plus rapide et moins cher. Si, voici trente ans, il fallait environ deux ans pour passer de « l’idée » à la « pré-étude de faisabilité », il en faut aujourd’hui beaucoup moins, me semble-t-il, pour obtenir une vraie « étude de faisabilité technico-économique ». Une telle étude suffirait pour préciser non seulement les « bienfaits sociaux », mais aussi les « bénéfices économiques » dont on attend une profitabilité durable.

Au cas où le projet s’avérerait réellement faisable, les nouvelles technologies pourraient également se révéler très utiles à ce stade, par rapport à il y a trente ans, où l’on estimait à une génération le temps nécessaire à sa mise en œuvre. Aujourd’hui, il n’en irait pas vraiment différemment en termes de durée, mais en termes de coûts, du fait de l’utilisation des moyens mécaniques d’aujourd’hui et de demain.

(…) Transaqua pourrait devenir le plus important pôle de développement de l’Afrique – et peut-être du monde. Pendant et à cause de sa construction et des besoins qu’il fera naître, il pourrait employer toute une main d’œuvre qualifiée ou non, locale et de tous les pays du continent. Il pourrait considérablement dynamiser le marché du travail pour plusieurs générations d’Africains à venir, et leur éviter d’avoir à jouer la « carte Europe » – où le marché du travail ne leur fait pas de cadeaux, déracinés qu’ils sont de leur environnement naturel et culturel. Même en tenant compte des inévitables différences entre cultures et ethnies (quand même africaines les unes comme les autres !), les Africains pourraient bâtir sur leur propre continent, à partir de cet énorme projet continental d’infrastructure, un ensemble de modèles locaux de développement.

Nous aurons bientôt perdu trente ans – du moins en ce qui concerne la vérification de la faisabilité – pendant lesquels l’Europe et l’Afrique ont payé un prix politique et économique très élevé, mais certainement moins que le prix humain d’un exode quasi biblique ayant poussé, et poussant toujours, les désespérés du manque d’eau, de nourriture, de travail, à traverser le Sahara pour atteindre une Europe qui se révèle souvent n’être qu’un mirage hostile.


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  • pegasous • 21/10/2010 - 22:44

    BJR... l’AFRIQUE ? Que l’oligarchie puante francaise refuse le droit et les moyens de se developper a l’Afrique est connu depuis plus de 50 ans .. mais l’Afrique sortira de son ghetto sans l’aide des copains a Sarkozy . l’Afrique sera demain pour en pas dire des ce soir ;, le Pays avec la Chine , l’Inde et l’Amerique Latine qui verra son épanouissement et sa richesse qu’elle partagera avec son peuple des le XXI siecle ! les enarques farncais et autres avocats mercantiles ( farncais) seront evinces de cette resurection .. le peuple Francais en payera un tres lourd tribut ( merci les Chirac sarkozy et Giscard d’.. et la gauche n’a pas fait mieux !)
    L’Afrique se reveille et son avenir est des plus prometteurs car de sa misere actuelle elle a su comprendre la corruption anglo-saxonne et francaise . Depuis elle s’efforce de l’evincee pour que des demain matin renaisse sa splendeur .. Ayant retrouve ses racines l ’Afrique va voir se lever un nouveau soleil sur ses terres assechees qui reverdiront ..
    Peuple Francais pleurez sur la misere qui s en vient .. vous l’avez choisie en mettant au pouvoir supreme un etre rediculise partout dans le monde

    mais l avenir parlera

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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