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Lancement de Soyouz : étape historique dans la coopération spatiale franco-russe

La rédaction

24 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que nos chefs d’État et de gouvernement accourent au chevet de l’euro, aucun d’entre eux n’a fait le déplacement pour assister à un événement d’une importance autrement plus historique.

Le vendredi 21 octobre, c’est à partir de la base de Kourou en Guyane française, qu’a été lancée avec succès, pour sa 1777e mission, une fusée russe Soyouz. A son bord, deux premiers satellites de la constellation européenne Galileo, rapidement installés à 23 000 km d’altitude. 

L’Agence spatiale européenne (ESA) précise que l’an prochain, pour Galileo, la seconde paire de satellites sera expédiée à son tour sur orbite, avant le lancement des 26 satellites restants.

L’événement est « doublement historique » souligne l’agence de presse chinoise Xinhua . D’abord, Galileo permettra enfin à l’UE de disposer d’un système civil de positionnement terrestre par satellite de haute précision. Tout en étant indépendant, Galileo sera interopérable et compatible avec le réseau GPS (Global Positioning System), un système qui reste sous contrôle des militaires américains et laisse la liberté au Pentagone d’altérer à n’importe quel moment la précision du signal destiné aux civils. Idem pour le système russe Glonass, lui aussi sous contrôle militaire.

Ensuite, il s’agit du premier lancement de Soyouz, ce légendaire vaisseau russe qui a mis Spoutnik, Laïka et Gagarine sur orbite il y a plus d’un demi-siècle, depuis un cosmodrome autre que Baïkonour au Kazakhstan ou Plesetsk en Russie. Le succès actuel est le fruit d’une longue coopération initiée en 1996 entre la France et la Russie pour envoyer, depuis Baïkonour, des satellites de taille moyenne. Mais à cette latitude élevée, la capacité d’emport de Soyouz vers l’orbite géostationnaire (36.000 kilomètres) est limitée à 1,7 tonne de charge utile. D’où l’idée de décoller de la Guyane, afin de profiter de l’« effet de fronde » dû à la proximité de l’équateur – la rotation de la terre y est beaucoup plus importante, permettant ainsi une plus grande puissance de décollage – et d’envoyer ainsi jusqu’à 3 tonnes de matériel vers la même destination, un avantage.

Les travaux ont démarré en 2005, sept ans après les premières études, sous l’égide du Centre national des études spatiales (CNES) et de son homologue Roscosmos et c’est lors du Salon du Bourget, au mois de juin de cette année, que les deux derniers contrats industriels furent attribués à Thales Alenia Space (281 millions d’euros) et à EADS-Astrium (73,5 millions d’euros) pour la réalisation du « segment sol » du dispositif. À savoir un réseau de 21 stations de réception et de réémission du signal transmis par les satellites, réparties à la surface du globe ainsi que deux centres de contrôle basés en Italie et en Allemagne.

Alors que toute la presse s’attarde sur la responsabilité de la Russie dans les retards techniques encourus, le quotidien Les Echos souligne que la perspective initiale de financer le projet par des partenariats publics privés (PPP) fut un échec total. Cela avait été décidé il y a douze ans, mais en 2008, Bruxelles a fini par opter pour des fonds exclusivement publics. Au final, il s’agit d’un investissement dérisoire (par rapport aux plans de sauvetage des banques) de 496 millions d’euros, dont 56% financés par la France, via le CNES, et 25% par Arianespace, dont la majorité de l’actionnariat est français, avec un impact positif pour l’économie européenne estimé de 90 milliards d’euros sur vingt ans.

Car Galileo a été conçu pour un usage civil, notamment pour l’agriculture de précision, l’assistance à la conduite automobile, le management de la flotte ou la gestion du trafic routier. Il servira à la continuité de certains services publics (police, ambulances…) en situation de crise (acte terroriste, désastre naturel), ainsi que pour les services de sauvetage. Le marin perdu en mer émettra un signal de détresse et recevra en retour une sorte d’accusé de réception lui annonçant que les secours sont en route.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 24/10/2011 - 21:20

    Bravo pour cette co-opération !
    Bravo à Galileo pour supplanter GPS !

    ... et un souvenir d’avoir assister l’été 1968 au lancement d’une fusée diamant sur la base de Kourou ...
    à l’époque aucune clôture autour de la base qui ne possédait pas d’avion !!!
    ...et de petits avions militaires allaient rechercher ce qui se récupérait en tombant à la mer...
    tout semblait simple et même pas surréaliste !!!

    • Eric • 25/10/2011 - 21:07

      Le passage suivant me désole : "Au final, il s’agit d’un investissement dérisoire (par rapport aux plans de sauvetage des banques) de 496 millions d’euros, dont 56% financés par la France, via le CNES, et 25% par Arianespace, dont la majorité de l’actionnariat est français, avec un impact positif pour l’économie européenne estimé de 90 milliards d’euros sur vingt ans."

      La coopération spatiale ne devrait rien coûter, pas un seul euro ! On n’a en effet besoin que de ressources naturelles et de scientifiques compétents pour envoyer des fusées dans l’espace. Il est grand temps que l’humanité s’en rende compte. L’abominable système monétaire est encore en vigueur parce que ni les individus, ni les entreprises, ni les Etats ne coopèrent les uns avec les autres. Le système monétaire est une supercherie qui a pour fonction d’asservir et d’aliéner les populations. Si nous ne l’abolissons pas dans les années qui viennent, c’est lui qui nous abolira.

    • petite souris • 28/10/2011 - 00:32

      .......Bien évidemment !
      mais faut bien ;-)

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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