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Larouche interviewé sur TalkSport

La rédaction

Voici quelques extraits de l’interview donnée le 1er août par LaRouche à James Whale, sur l’émission de radio britannique à grande audience TalkSport. L’interview complète peut être écoutée sur www.larouchepac.com.

(...)Wahle : Parlons, si vous le voulez bien, de votre dernier « message au monde ». Vous y déclarez que Dick Cheney « représente une version américaine d’Hitler dans le bunker, vociférant après des sénateurs républicains qui ont osé s’opposer à ses diatribes délirantes. » Je dois dire que je ne sais pas grand-chose sur lui. Chaque fois que je le vois dans une interview, il m’apparaît comme une sorte de vieux gentlemen bienveillant, un homme qui a eu des problèmes médicaux bien connus et qui entre probablement dans les dernières années de son activité politique.

LaRouche : Oui, il est comme beaucoup de gens dans la vie publique : il est l’outil de quelque chose d’autre en coulisse - ce qui est typique de notre système politique ! Il y a très peu d’exceptions à cela.

C’est quelqu’un de très dangereux. Lorsqu’il était secrétaire à la Défense, c’est lui qui avait proposé d’utiliser des mini-bombes nucléaires pour des guerres préventives. A cette époque, l’administration Bush 41, sous la direction de James Baker III qui était alors secrétaire d’Etat et de Brent Scowcroft qui joua un rôle clef, s’efforça de l’empêcher et y parvint. Mais, lorsque Georges Bush le Second fut mis à la Présidence, et Cheney à la vice-présidence, il repartit dans cette direction et poussa à la guerre en Irak. Et maintenant, il pousse pour quelque chose qu’il avait également planifié : la guerre en Iran.

Nous sommes dans une situation où une certaine décision a été prise. Des armes nucléaires sont maintenant déployées pour des commandements de théâtre. Dick Cheney vient, en tant que vice-président - ce qui n’est pas vraiment de son ressort selon la Constitution, mais il l’a fait - de donner un ordre au Commandement stratégique de préparer une guerre préventive contre l’Iran qui serait lancée sous n’importe quel prétexte ressemblant à l’équivalent d’un 11 septembre contre les Etats-Unis. Voilà où nous en sommes.

Whale : Mais que dites-vous ? Qu’il doit se produire quelque chose comme le 11 septembre aux Etats-Unis avant que ceci ait lieu, ou qu’ils pensent que cela pourrait arriver ?

LaRouche : Peu importe. Ce n’est qu’une question de savoir avec quelle politique ils arriveront à leurs fins.

Whale : Mais qu’espère gagner Cheney par un massacre de masse, touchant probablement plusieurs millions d’innocents ?

LaRouche : Je ne pense pas que Cheney raisonne en ces termes. Je crois qu’il s’agit d’un acteur politique d’importance secondaire - plutôt un parrain mafieux qu’un véritable penseur - qui est en pilotage automatique dirigé vers une catastrophe sans se préoccuper vraiment des conséquences de ce qu’il fait...

Whale : Vous estimez donc qu’il y a un grave danger que Cheney - ou Bush, je suppose - permette une frappe nucléaire tactique limitée contre l’Iran ?

LaRouche : ... qui alors, je pense, ne pourrait pas être arrêtée. Une fois que le feu a été mis au détonateur, la charge principale doit sauter.

Whale : Pensez-vous alors que la pensée derrière tout cela, la pensée démente derrière tout cela, est que ceci ferait du monde un endroit plus sûr ? Ils ne lanceront une attaque nucléaire contre l’Iran que s’ils peuvent trouver une raison qui ne leur attirera pas la colère du reste de la planète.

LaRouche : Je pense que le problème auquel on a affaire est le même que celui que nous avons eu avec Hitler en 1933. Rappelez-vous. Les militaires allemands ont reculé face à la situation, alors qu’ils auraient pu empêcher Hindenburg de nommer Hitler chancelier. Les gens l’ont ensuite pris à la rigolade en disant qu’il ne durerait pas très longtemps. C’est alors qu’Hermann Goering a mis le feu au Reichtag et que des pouvoirs dictatoriaux ont été attribués à Hitler. Et ceci jusqu’à la fin de la guerre.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de grandes capacités militaires, en dehors des armes nucléaires, pour mener une guerre générale. Mais nous avons des gens comme Cheney, qui pensent comme ceux qui se trouvaient derrière Hitler et qui s’imaginent qu’ils peuvent lancer une opération mais qui n’ont aucune compréhension... Rappelez-vous, Cheney a échappé à la conscription, et il planifie des guerres ! C’est ce genre de situation qui constitue le danger.

Toute personne sensée dans le monde sait que, de nos jours, la guerre est une opération inutile, sauf pour se défendre. Les conséquences sont énormes. Il existe d’autres moyens, et de bien meilleurs, permettant de régler les problèmes de sécurité, plutôt que de lancer une guerre simplement parce qu’on est en colère.

Whale : Pensez-vous que les Américains ont le sentiment que personne ne peut les atteindre ?

LaRouche : Non. C’est ce que vous trouvez dans la majeure partie de nos médias d’information, qui est totalement sous contrôle. Mais la plupart des Américains sont en détresse. Les foyers aux revenus les plus faibles (80 % des foyers) sont plus ou moins comme les 80 % correspondants au Royaume-Uni : ils ne sont pas très heureux de la situation actuelle, ce ne sont pas des gens aisés. Mais ils ne savent pas comment y faire face.

Nous avons un problème de leadership. Je pense que le Parti démocrate et un certain nombre de républicains - un grand nombre d’entre eux pensent la même chose, au Sénat et ailleurs - doivent remettre de l’ordre dans la situation. Les gens auront alors un leadership en qui ils pourront avoir confiance. Ils le soutiendront et on pourra alors résoudre le problème. Pour l’instant, nous sommes dans l’entre-deux : nous avons une Présidence qui ne fonctionne pas. C’est une menace, aussi bien pour la planète que pour nous-mêmes. Et nous n’avons pas encore mis en œuvre les contre-pouvoirs pour mettre cette chose sous contrôle...

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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