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Le Monde attaque la société postindustrielle mais ne voit pas un monde postfinanciarisation

La rédaction

7 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans son édition d’hier, Le Monde salue le « retour en grâce de l’industrie » dans les préoccupations politiques et enterre définitivement le mythe de la société de service.

« Ces dernières années, la thèse selon laquelle le basculement d’une économie basée sur l’industrie vers une économie de services était inéluctable a fait florès. (…) La crise provoque aujourd’hui un réveil douloureux. La réalité s’impose : sans industrie, difficile de créer de l’emploi, de nourrir la croissance (…) Cette prise de conscience est tardive, et les dégâts provoqués par la consécration de la société « postindustrielle » sont considérables. (…) On a cru un temps que la perte [des industries] serait compensée par la croissance des services. Mais on a un peu vite oublié que l’industrie constituait le premier client des services et que, si l’on faisait disparaître la première, on ne pourrait pas faire prospérer les seconds. »

Si l’on ne peut que se féliciter de cette soudaine prise de conscience, il est de notre devoir de soulever deux questions fondamentales sans lesquelles parler d’industrie revient à prêcher dans le vide.

  • Il n’y aura pas de retour à une société de production sans mener le combat contre les intérêts financiers

La société postindustrielle est née en 1971 du démantèlement du système de Bretton Woods par l’oligarchie financière, dont le principe de taux de change fixes protégeait les monnaies et les industries nationales. Entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et les années 1970, Europe et Etats-Unis fonctionnaient sur la base d’une politique de crédit public où l’émission monétaire souveraine finançait le développement de l’infrastructure, la recherche technologique et la recherche fondamentale. Dès lors que l’on a laissé la City de Londres, Wall Street et leurs collaborateurs de tous pays s’emparer du crédit, l’on a signé le démantèlement des Etats-nations Républiques où l’industrie et l’ensemble des activités de production permettaient de financer les systèmes sociaux et les services publics voulus à la Libération et inscrits dans nos Constitutions. Aujourd’hui, la seule solution pour rétablir une croissance physique et sociale à long terme est de liquider le pouvoir des spéculateurs grâce à une procédure de Glass-Steagall global, étape incontournable avant de pouvoir rétablir un Nouveau Bretton Woods et des banques nationales finançant la production.

  • Pour que production rime avec développement, la politique industrielle ne doit pas se faire les uns contre les autres, mais les uns avec les autres

Le « retour en grâce de l’industrie » s’opère dans un contexte de guerre économique de chacun contre tous : Europe contre Etats-Unis, France contre Allemagne, Europe contre Chine, etc. Avec une économie mondiale incapable d’offrir une vie digne à l’humanité et menacée par l’effondrement de la bulle financière et monétaire mondiale, les politiques industrielles des différents Etats sont vouées à l’échec et ne pourront que sauvegarder tout au plus quelques grand conglomérats hautement technologiques mais incapable de subvenir aux besoins accrus de populations grandissantes. Seule une approche proposant de grands projets d’infrastructure continentaux et transnationaux – les corridors de transport et de développement Europe-Asie (« Pont terrestre eurasiatique »), le projet Transaqua pour l’Afrique subsaharienne, le projet de production d’eau et d’énergie NAWAPA en Amérique, etc. – est à même d’établir les bases d’une croissance pour tous et pour longtemps, en accroissant sans commune mesure la capacité d’accueil humaine de la Terre. Là encore, ce monde ne sera pas si on laisse les puissances financières mener à terme le démantèlement des Etats-Nations souverains, comme on le voit brutalement à l’œuvre aujourd’hui en Europe.

L’industrie, c’est la création, la production, la transformation. Tout changement politique doit être porté par ce sens que chaque être humain peut, et doit pouvoir, contribuer à cette transformation du monde.


Mouillez-vous : Cheminade2012, Le Projet !


Voir les 5 commentaires

  • sarah • 03/03/2011 - 09:32

    Enfin une prise de conscience bien qu’un peu tardive à mon avis !Voyons ce que dira l’avenir maintenant !

    casino en ligne< /h2>

    Pariez dans ce casino en ligne, les jeux de poker sont les mieux !

    Répondre à ce message

  • Vincent Crépel • 07/01/2011 - 14:47

    Merci pour cet article une fois de plus,
    aussi j’ai par ailleurs un besoin d’éclaircissement de votre part concernant justement ce monde postfinanciatisation :
    Quel sont vos positions et solutions d’encadrement concernant l’actionnariat en général,et tout particulièrement dans le secteur privé ?La question s’est posée à moi et j’ai évidemment été très embarrassé par cette question d’autant qu’il s’agit toujours des mêmes fonctionnements prédateurs de la Finance au sein du Capitalisme d’hier et d’aujourd’hui.
    Si vous pouviez me renvoyer à un article ou à un de vos dossiers concernant ce sujet,je vous en serais très reconnaissant,merci d’avance.

    • tony • 09/01/2011 - 17:03

      il faut que l actionnariat disparaisse avec l oligarchie et ce systeme perimé..parce que actionnariat ca veut dire benefice a tout prix donc pas possible de changer un systeme et de garder ca..ou alors un actionnariat des salariés d entreprise uniquement pour l interet de l entreprise et du commun..

    • pikpuss • 09/01/2011 - 17:52

      Mais comment chasser une mafia occulte qui a placé tous ses pions dans tous les rouages de la société ?

    Répondre à ce message

  • petite souris • 07/01/2011 - 18:35

    Félicitons-nous malgré tout que Le Monde fasse enfin le bon constat.
    En espérant que ce journal parle très bientôt des solutions, les vraies pour le bien commun avant que tout n’explose !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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