X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Le PS, première victime collatérale de l’accident de Fukushima

La rédaction

Par Christine Bierre

La première victime collatérale de l’accident de la centrale de Fukushima a été le Parti socialiste français. Si Martine Aubry avait commencé à exprimer ses doutes sur cette question il y a quelque temps, c’est la peur panique provoquée par les déboires de la centrale japonaise, amplifiée à fond par une presse prise de délire malthusien, qui a fini par la faire chavirer dans le camp des anti-nucléaires.

Invitée du Grand journal de Canal + le mardi 22 mars, elle a rompu avec la position officielle du Parti jusqu’alors pro-nucléaire, en se déclarant favorable à une sortie pure et simple de l’atome : « Je crois qu’il faut sortir du nucléaire (...). Il faut aller vers une sortie, il faut y aller, ça va être vingt ou trente ans (...). Pas de précipitation, vaut mieux prendre les choses correctement. Pendant ce temps-là, il faut accroître la part des énergies renouvelables. »

Si, au départ, Martine Aubry avait exprimé sa position personnelle sur cette question, selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’Environnement, la position du PS aurait basculé au cours d’une réunion du bureau national le 22 mars, où le parti aurait fait « le constat que le nucléaire n’est pas une énergie durable ». « Avec Fukushima s’effondre le mythe de la maîtrise du risque nucléaire. Au PS cohabitent depuis longtemps des pro-nucléaires et des anti-nucléaires modérés. Mais aujourd’hui, même les pro-nucléaires réfléchissent » , a déclaré Rossignol.

Le 31 mai, Martine Aubry donnait un satisfecit à la décision folle d’Angela Merkel de sortir l’Allemagne totalement du nucléaire d’ici 2025 : « La méthode [de l’Allemagne] est à suivre » , a-t-elle estimé.

Parmi les présidentiables, la position en faveur d’une sortie du nucléaire à trente ans de Ségolène Royal étant bien connue, il ne reste plus qu’à décrypter la position de François Hollande. Si au départ, celle-ci paraissait plus raisonnable, prônant une simple réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de la France, ses déclarations récentes le porteraient encore plus loin que ses adversaires à la présidentielle !

François Hollande a déclaré au Journal du Dimanche que « la France doit faire le même effort que l’Allemagne en quinze ans, soit réduire de 75 à 50 % notre dépendance au nucléaire d’ici à 2025 » . En effet, seuls 22 % de l’électricité outre-Rhin viennent actuellement du nucléaire. « Je ne propose pas de définir des échéances à trente ou quarante ans, mais de poser un engagement pour les quinze prochaines années , ajoute-t-il. Les écologistes ont le droit d’être pour la sortie du nucléaire, mais nous avons le devoir de dire ce que nous ferons ensemble pour le prochain quinquennat. »

Avec cette sortie du nucléaire, les socialistes rompent avec ce courant long de la gauche qui a été non seulement pro-nucléaire, mais qui, avec les Langevin et les Joliot-Curie, est à l’origine de la formidable épopée de l’atome. Fils d’une époque où la finance orienta l’économie vers la spéculation, les services et la quête du plaisir, n’ayant pas ou peu exercé leurs facultés créatrices, les socialistes viennent de sombrer dans la nuit du rejet du progrès.

JPEG - 50.1 ko
Affiche du Parti socialiste, 1946.
Crédit : Office universitaire de recherche socialiste (OURS)

Voir les 7 commentaires

  • petite souris • 07/06/2011 - 23:08

    Bravo !
    Comme à l’habitude, vos analyses et réflexions sont toujours justes et fines.
    Bravo ! pour avoir retrouver cette affiche !

    Avec cette sortie du nucléaire, les socialistes rompent avec ce courant long de la gauche qui a été non seulement pro-nucléaire, mais qui, avec les Langevin et les Joliot-Curie, est à l’origine de la formidable épopée de l’atome.

    Merci de le signaler, de le dire et le re-dire encore : la recherche française a été le fer de lance de la grandeur industrielle de la France au siècle dernier.

    • tony • 09/06/2011 - 18:45

      tout a fait d accord avec vous mais apparament ca a vraiment du mal a entrée dans la cervelle de moineau d’un bon nombre de francais...je croit que pat a tout dit..si ces ecologiste de merde arrive a faire stopper cette energie les gens ne vont pas mettre beaucoup de temp a ce rendre compte qu’il ce sont fait rouler..quand il verront que leur santé et leur confort seront gravement reduit il reflechiront peut etre au connerie suicidaire qu il arrive a dire..tout ca parce que des media corrompu les bombarde d’info tres souvent erronée en ajoutant des politichiens qui n’ont plus aucun moyen(creation monetaire vendu) pour investir massivement dans une energie encore plus dense...ce n’est pas l’atome le danger c’est plutot l’homme mauvais..et j’entend par la les antiprogressiste fasciste et pas l homme lui meme...
      je pense qu ont vas avoir besoin de courage pour l avenir..
      bonne continuation.

    Répondre à ce message

  • EDITH • 08/06/2011 - 10:04

    Décidèment c’est Fukushima dans leurs esprits et les éoliennes ont érodé le peu de cerveau qui leur restait .Y en a marre de tous ces gens qui s’accrochent aux commandes du pouvoir pour ne faire que des dégats qui engendrent la mort ,les financiers doivent se frotter les mains et boire du champagne chaque jour de plaisir sadique tant les politiques leurs servent les coupes sur un plateau de diamants .Les communistes sont entrain de plébisciter Mélenchon le collabo de Bruxelles .Tous ils foncent dans la fosse comme des chevaux en rut et les peuples les regardent avec assentiment,les échafauds sont surpeuples et les fous mediatiques crient ENCORE, ENCORE MES BOURSES NE SONT PAS ASSEZ REMPLIES !!! Le cynisme et son empire ont gagné et nous n’avons pas le droit de dire autre chose sous peine d’être éxécuté sur le champ.Depuis 30 ans ,tous les deux ou trois ans nous avons une crise et rien ne change au contraire ,"les français sont des vaux" disait DE GAULLE il avait raison !

    • Ferdinand Cantwell • 08/06/2011 - 18:05

      "les français sont des vaux" disait DE GAULLE il avait raison !"

      Vous avez le devoir de le faire mentir !

    Répondre à ce message

  • choucroutman • 08/06/2011 - 07:51

    faire bouillir de l’eau avec la fission de l’atome afin de faire tourner des turbines qui produisent de l’electricité...

    les archéologues des temps futurs, s’il y en a, nous prendrons pour des sacrés débiles... au secours !

    • Ferdinand Cantwell • 08/06/2011 - 09:26

      Ca ne fait aucun doute : vous avez étudié et compris les raisons pour lesquelles Solidarité & Progrès promeut cette densité d’énergie...

    • Pat • 08/06/2011 - 15:27

      Et que dire quand ils verront qu’à une époque les européens abdiquèrent une énergie où il suffit d’un 1g d’Uranium pour l’équivalent de 3 tonnes de charbon (trois millions de fois plus dense), qu’ils abdiquèrent les surgénérateurs qui centuple l’utilisation de l’Uranium initiale (et élimine 95% des ’déchets’ qui ont d’autres utilités et peuvent être transmutés) et surtout, fonctionne à 98% du temps pour retourner à des énergies moyen-ageuses : du vent qui fait tourner un générateur qui génère de l’électricité, plus primitif, difficile à faire : l’évolution de la nature elle-même tend vers plus d’indépendance du milieu : il faudrait sûrement revenir au bateau à voile, pourquoi l’avoir abandonné ?? Du vent qui n’est pas partout, qui fonctionne à ses caprices... de même du solaire, dont ils coûtent très cher à fabriquer, le gain d’investissement physique pour ce qu’il rapporte est proche du 1 pour 1... et les plantes font beaucoup mieux ! Il faut occuper une incroyable superficie (au lieu de mettre des arbres !) pour faire l’équivalent d’une centrale nucléaire... Et comment comptez-vous allez sur la planète mars : avec un moteur au vent ??? Et puis l’avenir est dans la fusion nucléaire (avec laser) : non seulement énergie, mais vous pouvez transformer tous les déchets courants en plasma et les décomposer dans leurs composantes atomiques de base : 100% de recyclage pour tous les déchets humains !! (torche au plasma).

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard