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Le « Pacte pour l’euro » prépare l’abrogation des droits syndicaux

La rédaction

14 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) — Sans avoir de gouverneur aussi fou que celui du Wisconsin, nous avons quelques équivalents à la tête de l’UE.

En témoigne le texte, daté du 25 février, intitulé : Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone euro, préparé par le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso et le président non élu du Conseil, Herman Van Rompuy, en vue du sommet européen du 11 mars.

Présenté initialement comme base de discussion pour le « Pacte de compétitivité », ce texte, devenu le socle du « Pacte pour l’euro », rend explicite la politique de saccage social engagée par Sarkozy et Merkel pour « sauver l’euro ».

On peut y lire : « Le pacte reposera sur les engagements des pays à atteindre une série d’objectifs convenus communément dans des domaines politiques clés et sa mise en œuvre sera supervisée sur la base d’une série d’indicateurs quantitatifs et politiques. »

Le paragraphe 2.1 stipule ensuite les « objectifs clefs » : « Les États membres de la zone euro s’engagent à prendre toutes les mesures nécessaires pour poursuivre les objectifs suivants :

  • encourager la compétitivité, notamment par l’alignement de l’évolution des salaires et de la productivité ;
  • encourager l’emploi en rendant le travail plus attrayant ;
  • contribuer davantage à la viabilité des finances publiques, notamment en ce qui concerne la dette publique ainsi que les systèmes de retraites et de sécurité sociale ;
  • renforcer la stabilité financière.

On croit rêver ! On ne mesurera la compétitivité que par les « coûts » et non par la qualité de la main-d’œuvre. Ainsi, pour être compétitif, il suffirait de bannir toute hausse de salaire, car « des augmentations importantes et soutenues [du prix de la main-d’œuvre] peuvent indiquer l’érosion de la compétitivité ».

Bien sûr, « chaque pays sera responsable des actions politiques qu’il choisit pour encourager la compétitivité, mais on accordera une attention particulière aux réformes suivantes :

  • (i) tout en respectant les traditions nationales de dialogue social et de relations industrielles, des mesures pour assurer l’évolution des coûts en ligne avec la productivité, tels que :
  • réexamen des dispositions de fixation des salaires afin d’accroître la décentralisation dans le processus de négociation et d’améliorer le mécanisme d’indexation ;
  • veiller à la modération salariale dans le secteur public (compte tenu de son important effet de signal). »

En clair : fin de l’indexation des salaires sur la hausse du coût de la vie et l’inflation, et fin des conventions collectives, véritable obstacle à la « compétitivité ».


A lire :

Voir les 3 commentaires

  • Duchene • 15/08/2011 - 01:03

    De nombreux détails, exemples internationaux et liens sont présentés par l’excellente conférencière Isabelle Bruno - À propos d’une nouvelle sainte Trinité : compétitivité, performance, qualité. :

    http://vimeo.com/21369896

    http://www.dailymotion.com/video/xeqq3v_think-tanks-influence-ou-inge-rence_news

    Répondre à ce message

  • TERNON Max • 15/03/2011 - 08:56

    Ce qui est angoissant, c’est que cela signifierait une orchestration internationale de ces politiques, il n’y a pas de fumée sans feu
    Sarkozy suppot de Bush, serait notre cheval de Troye (intégration à l’OTAN coulant tout projet d’autonomie Eiuropéenne allant même jusqu’à la remise en cause du projet européen Galiléo d’indépendance de système de géolocalisation par certain..., livraison des institutions Européenne aux Anglais...), comme le fut Blair et l’est à priori Obama...?
    Que pèse tout cela alors que nous assistons à l’éffondrement, momentannément j’espère mais pour un certain temps très probablement, de la 2 ou 3ième économie mondiale avec les évènements au Japon ...? Tout cela a t’il encore un sens ? N’est ce point là la deuxième vague du tsunami de cette crise financière qui se profile..?
    La "Bête" devait être ’relibérer des fonds de l’abîme’ pour un temps, n’y serions nous pas ? j’éprouve un sentiment de désarroi complet de nos politiques par rapport à la situation, une lassitude ou résignation de l’opinion, du style "il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est courber l’échine en attendant que l’orage passe", c’est trop calme, un peu plus trop calme...

    Répondre à ce message

  • petite souris • 14/03/2011 - 20:22

    En clair : fin de l’indexation des salaires sur la hausse du coût de la vie et l’inflation, et fin des conventions collectives, véritable obstacle à la « compétitivité »

    Vous avez parfaitement résumer le charabia de "nozélites" !!!

    En outre, nous avions déjà remarqué cela !!!
    Cette réunion était donc inutile et nous a coûté de l’argent !

    De l’indécence en plus de leur incompétence perverse !!

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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