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Le Parti démocrate pour « une nouvelle ère d’innovation et de compétitivité »

La rédaction

Reflétant très directement le programme d’urgence proposé par Lyndon LaRouche pour reconstruire l’économie américaine en profondeur, le groupe démocrate de la Chambre des Représentants a adopté à la mi-novembre l’« Agenda de l’innovation, un engagement en faveur de la compétitivité pour que l’Amérique reste numéro un ». LaRouche a qualifié de « tournant révolutionnaire » ce renversement du « changement de paradigme » qui avait mené ces dernières décennies à la société postindustrielle et à la globalisation. Le 2 décembre, à l’université de Harvard, la présidente du groupe démocrate à la Chambre Nancy Pelosi a présenté, au nom des députés démocrates, les grandes lignes du projet adopté. « Tous les Américains sont les héritiers d’une tradition d’innovation, dit-elle. Les Etats-Unis doivent leur existence même à l’esprit d’entreprise. Nos Pères fondateurs étaient convaincus de contribuer à changer le monde, et ils avaient une grande foi en l’avenir.

« Leur confiance et leur foi dans l’avenir sont reflétées dans le Grand Sceau des Etats-Unis, où ils firent figurer ces mots en latin : ’’novus ordo seculorum’’ - Un nouvel ordre pour des siècles.

« Imaginez leur vision. En établissant ce nouvel ordre, nos pères fondateurs élargirent nos horizons, étendirent notre pays et imaginèrent un monde meilleur. Ils reconnurent aussi qu’il appartient à chaque génération de faire de l’Amérique un endroit meilleur pour la postérité. (...) »

Selon elle, John Kennedy reflétait cette même tradition en lançant le projet spatial. « Comme le disait le président Kennedy en engageant notre nation à envoyer un homme sur la Lune, ’’les vœux de cette nation ne peuvent être réalisés que si nous sommes les premiers, et par conséquent, nous entendons être les premiers. Notre primauté au niveau de la science et de l’industrie, nos espoirs pour la paix et la sécurité, nos obligations envers nous-mêmes et les autres exigent que nous fassions cet effort’’.

« En répondant à l’appel du président Kennedy à assumer la primauté dans la science et l’industrie, l’Amérique a bâti l’économie la plus vigoureuse du monde et est devenue leader mondial dans la découverte scientifique et l’innovation. »

Enumérant quelques accomplissements du « génie américain », Nancy Pelosi fit remarquer que chaque découverte se traduisait par « de nouvelles industries, de bons emplois et même d’autres innovations », faisant ainsi naître « une culture d’entreprise, créant le plus puissant partenariat public-privé de l’histoire du monde par des investissements dans des idées à long terme et à haut risque (...) »

Aujourd’hui, dit-elle, le monde a changé et les Etats-Unis se sont écartés de la tradition américaine, alors que d’autres pays l’ont suivie. « Ils investissent énormément dans l’amélioration de leur système éducatif et la création d’universités de niveau international, particulièrement en science et technologie. Le nombre d’étudiants en mathématiques et en sciences et le nombre d’enseignants qualifiés en mathématiques et en sciences est inférieur à nos besoins. Cette année, nous aurons formé 70 000 ingénieurs. En Inde, ce sont 350 000 qui achèveront leurs études, et en Chine 600 000. Ils s’engagent dans la recherche et le développement à long terme. Nous, de notre côté, laissons faiblir cet engagement. Chez nous, le soutien fédéral à la recherche fondamentale a atteint un sommet en 1987 et a stagné ou même baissé depuis. (...) »

Pour renverser la tendance, Mme Pelosi a esquissé certaines mesures nécessaires, notamment pour relancer l’éducation scientifique. Dans le projet préparé par les démocrates, à l’issue d’intenses discussions avec des experts à travers tous les Etats-Unis, l’emphase est mise sur l’éducation.

« Pour créer une nouvelle génération d’innovateurs, notre projet prévoit un professeur qualifié de mathématiques et de sciences dans chaque classe, de la première à la dernière année, et nous appelons les ingénieurs et les chercheurs à se joindre aux rangs des enseignants.

« Nous augmenterons de 100 000 les nouveaux chercheurs, mathématiciens et ingénieurs dans la population active des Etats-Unis, au cours des quatre prochaines années, en offrant aux étudiants des bourses d’études, d’autres aides financières et des ouvertures dans le secteur privé afin d’atteindre cet objectif.

« Deuxièmement, nous reconnaissons que la recherche scientifique indépendante fournit les bases de l’innovation et des technologies du futur. Notre projet doublera le financement fédéral destiné à la Recherche et Développement en sciences physiques et encouragera des partenariats public-privé qui transforment de nouvelles idées en technologies commercialisables.

« Par exemple, les subventions accordées par la National Science Foundation ont financé des percées dans tous les domaines, allant de l’Internet à la nanotechnologie, en passant par les fibres optiques. Nous nous engageons à doubler cet investissement.

« En outre, nous nous engageons à moderniser et à rendre permanents les crédits d’impôt en matière de R&D. Ces investissements nous permettront de poursuivre la recherche pionnière à long terme qui permet de nouveaux progrès, engendre de nouvelles industries et crée de bons emplois.

« Troisièmement, nous estimons que le déploiement à l’échelle nationale de télécommunications à grande vitesse (...) favorisera la création de millions de nouveaux emplois aux Etats-Unis. (...)

« Quatrièmement, nous estimons que seules l’innovation et la technologie peuvent conduire l’Amérique à l’indépendance énergétique. (...) Notre objectif est l’indépendance énergétique et nous entendons y parvenir en dix ans.

« Cinquièmement, les démocrates reconnaissent la nécessité de créer un environnement compétitif favorable à l’innovation dans les PMI. L’évolution d’une idée, depuis la petite entreprise jusqu’à la réussite commerciale, a fourni l’étincelle de la révolution technologique dans notre pays et sera la clé de voûte de l’augmentation du nombre d’emplois à l’avenir.

« Par conséquent, notre projet appelle à une assurance médicale à la portée de tous, à un soutien financier et à une assistance technique pour les PMI, et à une régulation réduite. (...) »

Les démocrates ouvrent des auditions on-line sur la crise de l’automobile

Les membres démocrates de la commission sur l’Education et la Force de travail de la Chambre ont ouvert des auditions en ligne le 6 décembre, sur le thème « l’industrie automobile américaine en crise : la menace sur les emplois, les salaires, la santé et les retraites de la classe moyenne ». Ils invitent les travailleurs du secteur, en particulier les salariés et retraités de General Motors et de Delphi, à envoyer leurs témoignages par e-mail, du 6 au 15 décembre. Ils ont eu recours à ce procédé suite au refus de la majorité républicaine de tenir des auditions officielles. Le député démocrate George Miller avait utilisé la même tactique au printemps dernier au sujet de la crise des retraites privées, recueillant de nombreux témoignages dans tout le pays.

Dans son introduction, le député Miller donna le ton du débat. Il s’agit d’une crise « qui exige l’attention urgente du Congrès. L’essor de l’industrie automobile a rendu possible l’économie américaine moderne. Le dur travail et l’engagement des travailleurs de l’automobile ont établi un standard de la productivité et de l’emploi en Amérique. Pendant des décennies, les travailleurs de l’automobile ont montré qu’il est possible pour les travailleurs de jouir d’un niveau de vie décent et de prendre part au rêve américain. Ils ont lutté pour des salaires permettant de fonder une famille, une assurance médicale à la portée des travailleurs et des retraités et une pension équitable garantissant une retraite sûre pendant la vieillesse, et ils l’ont obtenu. Ces standards fondamentaux pour l’emploi ont longtemps servi de repères pour les autres travailleurs et entreprises », dit-il. Si GM et Delphi sabrent les salaires, les avantages et les emplois, « l’effet ricochet des réductions de salaire et des pertes d’emploi s’en fera sentir au niveau des collectivités locales entières. Et un coup de cette ampleur, infligé aux travailleurs de l’automobile, met en danger les conditions d’emploi de tous les travailleurs américains. (...) Pendant bien trop longtemps, ce Congrès a refusé d’entendre la voix des travailleurs (...) notre but est de donner aux travailleurs et aux collectivités locales une voix dans ce Congrès. »

Dix autres démocrates de la commission sont ensuite intervenus pour déplorer le démantèlement de l’industrie automobile et exiger des mesures.

Notons la réaction du député Dale Kildee, dont la circonscription couvre la région de Flint, dans le Michigan. Il écrit que l’annonce des licenciements chez Delphi et GM a provoqué un choc terrible dans « un secteur manufacturier intérieur déjà en difficulté, qui a perdu près de 3 millions d’emplois depuis 2001. Ces chômeurs viendront s’ajouter aux 45 millions de personnes privées d’assurance médicale et aux près de 13 % d’Américains vivant dans la pauvreté. C’est inacceptable. Le Congrès doit agir pour aider nos concitoyens qui vont mal. » Plus d’un million d’Américains vivent directement de l’industrie automobile, fit-il remarquer, et des millions d’autres en dépendent indirectement.

Kildee dénonce l’absence de « politique industrielle », ce qui compromet l’ensemble de l’économie. La suppression des barrières douanières et l’autorisation donnée aux entreprises d’exploiter la main-d’œuvre étrangère ont détruit de nombreuses industries américaines et créé le plus grand déficit commercial américain jamais vu, mettant l’Amérique dans une position terriblement désavantageuse. Il a déposé une proposition de loi qui imposerait « un moratoire sur tous les accords de libre-échange négociés par les Etats-Unis ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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