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Le Pr Taras Muranivsky et l’avenir de la Russie

La rédaction

Le 15 novembre, une conférence en l’honneur du Pr Taras Muranivsky, décédé le 17 juillet dernier, s’est tenue à Moscou. Muranivsky était président de l’Institut Schiller à Moscou et proche collaborateur de Lyndon LaRouche. Quelque 250 représentants du monde académique et politique russe, d’organisations militaires et religieuses ainsi que des journalistes ont assisté à cette conférence à l’Institut de physique Lebedev.

Au nombre des orateurs, on remarquait le président de la Commission économique de la Douma, Sergueï Glaziev, l’académicien Dmitri Lvov, de l’Institut central mathématico-économique (ICME), l’économiste et conseiller du ministre de l’Economie sur le crime organisé, Tatiana Koriagina, l’économiste et ancien conseiller économique de la présidence, Mikhaïl Khazin, ainsi que deux représentants de l’Institut Schiller, Jonathan Tennenbaum et Karl-Michael Vitt. Dans le dernier numéro du journal économique Ekonomicheskaïa Gazeta, diffusé à la conférence, on pouvait lire un long résumé en russe du mémorandum politique de Lyndon LaRouche sur « Le commerce sans monnaie  ».

Glaziev et Lvov ont activement participé à l’élaboration de la nouvelle politique économique « dirigiste », présentée il y a peu à la session d’ouverture du Conseil d’Etat russe. Tous deux ont reconnu, dans leurs discours prononcés à la conférence, la dette personnelle qu’ils ont envers le Pr Muranivsky et l’Institut Schiller.

Glaziev a rappelé que Muranivsky avait su attirer l’attention sur les réalités de la crise financière mondiale : d’abord, « la déstabilisation des nations par le capital spéculatif » qui « engrange d’énormes profits en détruisant les monnaies nationales », comme ce fut le cas lors de la crise financière russe d’août 1998. Ensuite, la « concentration de pouvoir et de capital » entre les mains de l’« oligarchie financière globale » qui, à travers la « dollarisation » et d’autres moyens, a « monopolisé le capacité d’émettre de la monnaie » et d’alimenter la bulle financière spéculative. Enfin, la division du monde en un « noyau » riche de nations et une « périphérie », comprenant notamment la Russie et les pays en développement, soumise au « chaos contrôlé » et à des « conditions de commerce injustes ».

Glaziev a rappelé qu’avant la crise de 1998, il avait essayé, hélas sans succès, de mettre le gouvernement russe en garde. Désormais, « les spéculateurs ne s’arrêteront pas » tant que le bulle spéculative actuelle n’aura pas explosé. « LaRouche a écrit des tonnes d’articles à ce propos » ainsi que sur « la nécessité de préparer des idées pour une nouvelle alternative, pour le moment où interviendra l’effondrement. » La Russie, selon Glaziev, devrait en saisir l’occasion pour renverser le processus de déclin économique et de marginalisation politique de ces dix dernières années. La Russie est encore « un leader mondial dans la science et la culture ». Avec son « expérience historique unique dans le développement de régions arriérées », la Russie peut jouer un rôle dirigeant en proposant et créant « un type différent de mondialisation », reposant sur un « marché ordonné » dans lequel les flux financiers seront réglementés et qui soit « orienté vers le développement à long terme ».

Un point fort de la conférence a été le discours très émouvant de l’académicien Lvov : « Si les tendances actuelles se poursuivent, il n’y aura plus personne là où la Russie exista un jour » a-t-il déclaré. Pour lui, il y a pire que l’épidémie de maladies, de drogues et d’alcoolisme : l’« épidémie de destruction de la santé psychologique fondamentale de la nation ». Lvov a amèrement dénoncé les économistes néolibéraux qui présentent des modèles de développement économique « inutiles, parce qu’ils ne savent même pas ce qu’est un être humain ». Le travail humain est annihilé, la grande richesse naturelle de la Russie, « créée par Dieu, est volée par le diable », la science et la technologie russes ne sont plus soutenues, ce qui constitue un exemple de « stupidité indescriptible ». Lvov a aussi souligné « la très grave situation mondiale » contre laquelle Muranivsky avait mis en garde. Au cours du processus de globalisation, le prétendu modèle de « capitalisme libre-échangiste » a d’abord semblé plus efficace que le modèle alternatif de développement économique, mais « maintenant nous voyons qu’il souffre de la même maladie systémique qui caractérisait l’Union soviétique », a déclaré Lvov.

Les psychologues et démographes, Medvedieva, Shishova et Gondarev, ont abordé l’aspect « subjectif et culturel » crucial de la crise russe, lançant des polémiques contre l’idéologie « matérialiste » encore fortement présente dans les cercles du Parti communiste. L’important déclin démographique-6,8 millions au cours des dix dernières années -n’est pas seulement dû au déclin objectif des niveaux de vie, mais au sentiment de dépression et de perte de but dans la vie pour la population russe. Inversement, la restauration des valeurs culturelles positives sera essentielle pour la reconstruction économique du pays.

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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