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Le débat sur le nucléaire lancé dans les Amériques

La rédaction

Aux Etats-Unis, au Canada et en Amérique ibérique, on constate un regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire.

  • Au Etats-Unis, La société NRG Energy Inc., qui détient 44 % de l’installation nucléaire South Texas Project, a proposé de construire d’ici 2014 dans le Golfe du Mexique deux nouvelles centrales nucléaires, d’une capacité combinée de 2700 mégawatts. Coût estimé : 5,2 milliards de dollars. CPS Energy et Austin Energy, les deux partenaires de NRG Energy Inc. dans la centrale de South Texas, doivent encore approuver ce projet, qui fait partie de la stratégie annoncée le 21 juin par NRG, en vue d’augmenter sa production d’électricité de 10 500 mégawatts au cours de la prochaine décennie. Les autres centrales seront à gaz ou à charbon. L’ensemble du projet devrait coûter environ 16 milliards de dollars.

    Les nouvelles centrales nucléaires seront des réacteurs à eau bouillante, basées sur la conception acceptée de General Electrics. Selon la société, les nouvelles centrales entraîneront une augmentation de 9,2 milliards de dollars de l’activité économique texane et la création de 5600 emplois permanents dans l’ensemble de l’Etat, dont 500 postes par unité.

  • Au Canada, le gouvernement d’Ontario a annoncé à la mi-juin son intention d’investir 40 milliards de dollars dans la rénovation de centrales nucléaires existantes et la construction de nouvelles. Mais les représentants de l’industrie tirent la sonnette d’alarme : après 20 ans de stagnation, la main d’oeuvre qualifiée fait défaut. Sur les 20 000 employés de l’industrie nucléaire canadienne, 8000 atteindront l’âge de la retraite dans les dix prochaines années. La dernière centrale mise en service au Canada remonte à 1992 et la dernière commande à 1974. Il y a dix ans, l’université de Toronto a supprimé ses cours de génie nucléaire ; seul l’Institut de technologie de l’université d’Ontario forme encore des ingénieurs nucléaires. La situation est semblable aux Etats-Unis.

    En 2002, pour tenter de combler le déficit, le gouvernement fédéral a créé un programme de formation et de recherches pour une nouvelle génération d’ingénieurs, le Network of Excellence in Nuclear Engineering.

  • Au Mexique, selon La Jornada du 21 juin, la Commission fédérale d’électricité (CFE) a lancé une étude sur la construction d’une centrale nucléaire au Sonora, qui commencerait à produire en 2015, en même temps que l’on prévoit l’extension de la centrale Laguna Verde de Veracruz. Le site au Sonora a été proposé en décembre dernier par l’Institut national de recherches nucléaires, dans une étude recommandant également la construction de deux nouvelles centrales au Veracruz. Il semble que le Sonora ait été choisi en raison de la pénurie énergétique qui affecte le nord du Mexique et aussi parce qu’il réunit les éléments nécessaires à l’exploitation d’une centrale nucléaire.
  • Le Brésil pourrait tripler sa production d’uranium au cours des trois ans à venir, selon l’Industrie nucléaire brésilienne (INB). L’ouverture de la nouvelle mine d’uranium dans l’Etat de Ceara, d’ici quelques mois, devrait permettre de passer des 400 tonnes produites actuellement à 1200 tonnes par an. Le Brésil deviendrait ainsi le cinquième producteur au monde, après l’Australie, le Kazakhstan, la Russie et le Canada.

    Cela suffirait amplement à approvisionner les deux centrales en service, ainsi que la troisième, dont la construction a été suspendue il y a une vingtaine d’années. Au-delà, la Commission nationale de l’Energie nucléaire aurait proposé que le Brésil exporte du yellow cake, traité dans la nouvelle centrale d’enrichissement de l’uranium. Ce projet est cependant considéré comme trop controversé, d’une part en raison de la crise internationale autour du programme iranien et, d’autre part, à cause de l’opposition des écologistes. L’AIEA doit approuver toute exportation de yellow cake.

    Le gouvernement brésilien, qui examine actuellement le Programme nucléaire brésilien, une étude globale de l’état actuel de l’industrie nucléaire et de ses perspectives, doit prendre « bientôt » ses décisions, notamment en ce qui concerne le sort de la troisième centrale, Angra 3.

  • Au Chili, la Commission de la Mine et de l’Energie du Sénat a décidé de produire, dans un délai de 90 jours, un rapport sur la viabilité du nucléaire. La Commission entendra des scientifiques, chercheurs, séismologues et autres experts, ainsi que des environnementalistes, avant de préparer un rapport global destiné au Sénat, au gouvernement Bachelet et à l’opinion publique. Le président de la Commission, le sénateur Jaime Orpis, a déclaré à Diario Financiero que « le Chili ne peut pas se refuser l’énergie nucléaire, étant donné les pénuries de ressources énergétiques et les problèmes [d’approvisionnement] avec les pays voisins ». On s’intéresse notamment à l’utilisation de « micro-réacteurs » pour subvenir aux besoins énergétiques à court terme.

    La Commision nationale de l’Energie, la ministre de l’Energie Karen Piniachik et la présidente Bachelet ont toutes rejeté l’option du nucléaire. Mais au cours des derniers mois, de plus en plus d’hommes d’affaires, d’universitaires et de parlementaires ont appelé à reconsidérer cette option, sur fond de crise énergétique et des prix exorbitants du pétrole et du gaz. En mai 2005, dans son dernier discours officiel à la nation, le président Richardo Lagos avait annoncé la création d’une commission d’étude sur l’utilisation de petits réacteurs électronucléaires, dont la date de mise au point était prévue pour 2017-2018.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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