X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Le faucon Richard Perle a du plomb dans l’aile

La rédaction

Richard Perle, l’un des principaux partisans de la guerre contre l’Irak au sein du gouvernement Bush, a de sérieux problèmes. En effet, Seymour Hersh vient de révéler dans le magazine The New Yorker du 17 mars que la société privée de Richard Perle, Trireme Partners LP, a tenté de profiter de sa position officielle de directeur du Defense Policy Board pour « extorquer » quelque 100 millions de dollars à des hommes d’affaires saoudiens. Selon le prince Bandar, ambassadeur saoudien à Washington, les activités commerciales de Perle « ont toutes les apparence du chantage ».

Selon Hersh, Perle a rencontré, le 3 janvier 2003 dans un restaurant de Marseille, deux hommes d’affaires saoudiens, dont Adnan Kashoggi (financier et négociant en tout genre, également acteur clé de l’affaire Iran-Contra). La rencontre avait été organisée par deux partenaires de Perle chez Trireme, Gerald Hillman, lui aussi membre du Defense Policy Board, et Christopher Harriman.

D’après Hersh, Trireme Partners est une « société de financement de l’innovation » qui propose des investissements lucratifs dans des sociétés profitant de l’explosion des contrats portant sur la sécurité intérieure et la défense, en vue de la guerre contre l’Irak (poussée par Perle). On pense que Perle proposait de modérer sa virulente rhétorique anti-saoudienne, dans le cas où sa société Trireme obtiendrait des contrats juteux avec des investisseurs saoudiens.

Comme le mentionne l’article du New Yorker, c’est Richard Perle qui a invité Laurent Murawiec, une taupe utilisée contre le mouvement larouchiste international à partir de 1985-86, à prendre la parole devant le Defense Policy Board pour plaider en faveur d’une occupation américaine des champs pétroliers saoudiens. Cette menace flagrante a provoqué une levée de boucliers internationale, lorsque le Washington Post la rendit publique en août 2002.

Interrogé le 9 mars par CNN à propos de l’article de Seymour Hersh, Richard Perle a déclaré que l’auteur était « ce qu’on peut trouver, dans le journalisme américain, qui se rapproche le plus d’un terroriste ». Perle a annoncé qu’il allait poursuivre Seymour Hersh en justice devant une cour... britannique. De toute évidence, il veut éviter les embarras que lui attirerait un procès aux Etats-Unis.

Hersh est connu comme journaliste d’investigation. Il est l’auteur d’une biographique critique d’Henry Kissinger (membre lui aussi du Conseil d’administration de Trireme) et d’un livre sur le programme de bombe nucléaire israélienne (The Samson Option). Il avait déjà acquis une certaine célébrité en publiant des révélations sur le massacre de Mai Lai, pendant la guerre du Vietnam.

Depuis l’appel de Richard Perle à la guerre contre l’Irak, lors de la réunion de la Wehrkunde de février 2002, Lyndon LaRouche n’a eu de cesse de dénoncer ses menées pro-guerre. La campagne de LaRouche a catalysé une opposition à Perle et aux « faucons mouillés » à l’intérieur de l’armée américaine et dans d’autres institutions du gouvernement. En juillet 2002, Perle a monté son « coup Murawiec » non seulement contre l’Arabie saoudite mais également contre LaRouche. Cependant, les révélations de Seymour Hersh pourraient avoir des répercussions bien plus importantes que le jugement d’une cour britannique. Il est révélateur que Murawiec ait été choisi pour déclarer au New York Sun, le 12 mars, que « l’éthique de Richard » est impeccable et que l’article de Hersh est de « la pure foutaise ». L’administration Bush n’a pas profité de la provocation anti-saoudienne de Perle pour le renvoyer. Elle a aujourd’hui une deuxième occasion de le faire.

...et Blair fait face à une révolte massive

Plus il pousse la Grande-Bretagne vers une guerre impopulaire et désastreuse contre l’Irak, plus le Premier ministre britannique Tony Blair rencontre d’opposition chez lui. Si la guerre éclatait, au mépris de la majorité du Conseil de sécurité des Nations unies, Blair aurait à faire face à des démissions dans son gouvernement et à une rébellion parmi les parlementaires de son propre Parti travailliste, dépassant de loin les 122 députés qui ont voté contre le gouvernement lors du débat du 26 février sur l’Irak, à la Chambre des Communes.

Le 9 mars, la secrétaire au développement d’Outremer, Clare Short, a provoqué des ondes de choc dans tout le pays en qualifiant la politique va-t-en guerre de Blair d’« extraordinairement imprudente » et confirmant qu’elle démissionnerait si la Grande-Bretagne entrait en guerre sans autorisation onusienne. Le même jour, Andy Reed, secrétaire aux questions parlementaires auprès de la secrétaire à l’Environnement Margaret Beckett, a déclaré qu’il quittait le gouvernement pour protester contre l’attitude belliciste de Blair. Quant à Robin Cook, ancien secrétaire britannique aux Affaires étrangères et président actuel de la Chambre des communes (et à ce titre, membre du cabinet), il vient de démissionner, annonçant que d’autres de ses homologues allaient suivre.

Le 10 mars, dans une interview à France Info, le député travailliste Tam Dalyell, le plus ancien membre de la Chambre des Communes, a de nouveau réclamé la démission du Premier ministre. Dalyell a entamé des démarches pour une procédure de « motion de défiance » (leadership challenge) contre Blair, si ce dernier entre en guerre sans mandat de l’ONU. Parallèlement, 40 parlementaires travaillistes, du groupe de gauche Campaign Group, ont publié une lettre appelant Blair à se retirer.

Par ailleurs, on constate une extraordinaire opposition à la guerre parmi les militaires professionnels actifs et réservistes. Le 9 mars, le Sunday Telegraph de Londres, plutôt pro-guerre, a publié le commentaire d’un officier resté anonyme, qui est « membre des Forces armées de Sa Majesté depuis 23 ans » et a loyalement servi dans toutes les guerres où la Grande-Bretagne s’est engagée. Il avoue qu’il ira dans le Golfe « à contre-coeur » car il ne voit absolument aucune raison de mener cette guerre. Il a précisé que la majorité des officiers qui servent avec lui partagent ce point de vue. Du côté des cadres de réserve, l’amiral sir Nicholas Hill-Norton a sévèrement critiqué la guerre dans une lettre adressée le 13 mars au Times de Londres. Hill-Norton était le numéro deux de l’état-major de défense de 1992 à 1995 ; il est le fils de l’amiral lord Hill-Norton, qui fut à la tête de la Commission militaire de l’OTAN, de 1974 à 1977.

Les problèmes de Blair se multiplient également sur d’autres fronts. Nombre d’éminents avocats britanniques travaillent sur des procédures permettant de déclarer Blair en violation des Lois de Nuremberg dans le cas où il s’allierait avec les Etats-Unis dans une guerre préventive contre l’Irak. Pour couronner le tout, des enquêtes sérieuses sont menées au Royaume-Uni sur un réseau de pédophiles impliquant l’entourage immédiat de Blair, et certains sont convaincus que le Premier ministre a fort besoin d’une guerre pour détourner l’attention de ce qui risque de devenir son scandale le plus dévastateur.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard