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Le jour où le système financier se trouva au bord de l’abîme

La rédaction

Les 3 et 4 avril derniers, les marchés financiers mondiaux plongeaient vers l’effondrement total, entraînés par l’indice Nasdaq des actions de la « nouvelle économie ». Comme cela s’est déjà produit lors de trois crises semblables - octobre 1987, octobre 1998 et juin 1999 - une réaction en chaîne n’a pu être évitée que grâce à des manipulations massives de la part des banques centrales, ainsi qu’à l’intervention politique directe de la Maison Blanche. Après la chute du Nasdaq de 7,6 % le lundi et de 13,6 % le mardi, suivie par celle du Dow Jones, les deux indices se sont spectaculairement redressés, grâce à l’action concertée du gouvernement et de la banque centrale.

Le 4 avril, au beau milieu de la tempête, le conseiller économique du Président Clinton, Gene Sperling, déclara qu’il serait imprudent de faire des « commentaires sur les variations au jour le jour des marchés financiers, [mais que] les fondamentaux de notre économie sont toujours très, très bons (...). La nouvelle économie se porte bien et je ne pense pas qu’il faille juger de la force des fondamentaux de notre économie sur une période d’un jour ou même d’un mois. »

Selon un article du chroniqueur financier John Crudele paru dans le New York Post du 5 avril, ce commentaire rassurant de Sperling a été perçu comme « une intervention divine » par les courtiers de Wall Street. En même temps, les grandes maisons de courtage de Wall Street sont intervenues, avec l’appui du gouvernement, pour faire grimper les actions de plusieurs centaines de points en l’espace d’une heure. « Selon les traders, écrit Crudele, quelqu’un a commencé à acheter d’énormes contrats à terme sur les indices par l’intermédiaire de sociétés de courtage - Goldman Sachs et Merrill Lynch. »

Cette intervention sur les marchés a été dirigée par le President’s Working Group on Financial Markets, un groupe discret composé de responsables du monde de la finance et du gouvernement dont, notamment, le secrétaire au Trésor Larry Summers et le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan. Baptisé informellement « Equipe anti-plongeon », ce groupe est, selon Crudele, très bien organisé pour lancer une telle intervention.

La Bourse de New York n’a pas été la seule à profiter de l’« intervention divine ». Celle de Londres a été fermée pendant presque toute la journée du 5 avril, à cause d’un soi-disant problème informatique. Or c’était le dernier jour de l’année fiscale britannique, une journée traditionnellement marquée par de très fortes transactions à la City.

Une autre « intervention divine » s’est déroulée le lendemain, lors d’une conférence à la Maison Blanche à laquelle participaient le président Clinton, Abby Joseph Cohen de Goldman Sachs, Bill Gates et Alan Greenspan. Clinton, qui chante en ce moment les louanges de la « nouvelle économie » tant pour rassurer les marchés financiers que pour soutenir la candidature d’Al Gore, proclama que l’Internet « ferait sortir de la pauvreté plus de gens et plus rapidement qu’à n’importe quel moment de toute l’histoire humaine ».

La tâche d’Alan Greenspan consistait à encourager les institutions financières et la population à continuer d’investir en Bourse. Après avoir commencé son discours par la célébration rituelle du boom mythique de l’économie américaine, il déclara au sujet des marchés financiers : « La hausse du prix des actions ainsi que des gains pour les foyers, a entraîné une augmentation du pouvoir d’achat sans produire de croissance équivalente immédiate des (...) biens et services. (...) » Greenspan ajouta que cet « effet de richesse contribuait au risque de déséquilibres pour notre économie. »

Il réaffirma cependant qu’il ne ferait rien qui puisse menacer la bulle financière. La hausse boursière « n’implique pas que la façon la plus directe de restaurer l’équilibre entre les marchés financiers et la production consiste, en matière de politique monétaire, à intervenir sur le prix des actifs. Mise à part la question de savoir si une telle intervention fait partie des attributions du gouvernement, il est peu probable qu’une politique monétaire visant à cet objectif réussisse. (...) Même si des variations dans le prix des actifs favorisent certains déséquilibres économiques, comme cela semble avoir été le cas ces dernières années, c’est sur ces derniers qu’il faut agir, non sur le prix des actifs. » Traduction : En aucun cas la Fed n’interviendra pour dégonfler la bulle !

Au sujet de la réaction de la Maison Blanche face au « mardi noir », Lyndon LaRouche a fait le commentaire suivant : « Dans toute crise reflétant la dissipation d’une illusion longuement et profondément nourrie, il y aura toujours des personnes haut placées qui s’accrocheront désespérément au navire qui coule, de peur de se noyer. C’est la seule façon de comprendre la réaction de la Maison Blanche face à la panique financière de mardi. (...) Evidemment, il y a au moins deux considérations qui soutendent la réaction de panique de la Maison Blanche face aux évolutions du marché financier : tout d’abord ces évolutions ruinent les chances de Gore, chances dont dépend psychologiquement la Maison Blanche ; mais de plus, il règne, à la Maison Blanche, une indulgence envers l’idéologie du Nouvel Age, qui se traduit par une indulgence fatale envers Gore. Il faut espérer que le Président s’en libérera bientôt. Sinon, il faudra s’attendre au pire à court terme. »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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