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Le magazine Harper rompt avec Obama

La rédaction

18 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité)—Harper’s magazine, fondé en 1850, et plutôt proche de la gauche américaine, a rendu publique sa rupture avec Barack Obama et son administration, dans un éditorial de Roger D. Hodge, son rédacteur-en chef, a paraître dans le numéro de février 2010. Intitulé « La tromperie par l’espérance », (The Mendacity of Hope), l’éditorial est un réquisitoire contre un Obama, incapable de mettre en pratique une seule de ses promesses de campagne, un Obama qui a poursuivi les politiques de guerre permanente de l’ère Bush-Cheney, ainsi que celles de « l’exécutif unitaire », notion empruntée par l’ancienne administration à Carl Schmidt, le juriste attitré des Nazis. Voici quelques citations de cet article :

« Une année est passée et nous n’avons pas encore été délivrés. Certains croyaient que Barack Obama était venu rétablir la République, réorienter notre nation vers le droit chemin. Une nouvelle ère glorieuse de la politique américaine était à notre portée. Si seulement cela avait été vrai. Nous en avons tous un goût amer désormais.

« Obama avait promis de mettre fin à la guerre d’Irak, à la torture, il avait promis de fermer Guantanamo, la Constitution, de penser les plaies, laver nos pieds. Aucune de ces choses n’a eu lieu. En tant que président, à quelques exceptions près, Obama a adopté les pouvoirs de guerre inconstitutionnels de son prédécesseur, ou a laissé la porte ouverte pour leur adoption discrète à une date ultérieure… .

« Comme l’a souligné Maître Glenn Greenwald dans ses écrits pour Salon.com et d’autres publications, le droit n’a pas été rétabli mais perverti, ce qui avait été interdit, mais mis en pratique, la loi désormais le permet tout simplement. Les avocats d’Obama, s’inscrivant dans les précédents juridiques de l’ère Bush, peuvent prétendre agir de façon conforme à la loi ; la réalité est que les politiques infamantes continuent généralement comme avant. Pire, des arguties juridiques plus sophistiquées passent, alors qu’elles devraient donner des cauchemars à n’importe quel honnête homme. Nos tortionnaires, nos criminels de guerre, nos espions agissant dans l’illégalité, nos usurpateurs restent en liberté, en toute impunité. Les guerres choisies continuent et menacent de se répandre ; 30 000 soldats de plus se préparent « à finir leur emploi » dans ce cimetière d’Empires qu’est l’Afghanistan pendant que nos robots volant bombardent les villages dans les montagnes du Waziristan.

« Ceci, nous dit-on, est le progrès. Des admirateurs du Président adoptent désormais des actions qu’ils avaient auparavant dénoncées comme criminelles ; ils rationalisent, évitent ces questions ou tentent d’expliquer ce qui ne peut pas être excusé…

« Concédons que Barack Obama soit aussi intelligent que ses admirateurs le soulignent. Quelle preuve avons-nous qu’il soit aussi un virtuose de la morale ? Quelle preuve qu’il s’agisse de quelqu’un de bon, de sage et même d’un homme décent ? Oui, il peut être éloquent, mais l’éloquence n’est pas garantie de sagesse ou de vertu. Oui, il a une famille gentille ; mais elle évince la moralité de la vie privée. La morale publique requiert une action publique, mais tout indique qu’il a le caractère d’un politicien ordinaire dont l’ambition unique dans la vie a été celle d’atteindre le pouvoir ; rien dans la carrière de Barack Obama ne suggère qu’il s’engagerait jamais délibérément dans un chemin qui pourrait lui coûter l’élection.

« Son double langage absurde sur l’Afghanistan, où d’un côté il organise la montée en puissance de la guerre tout en promettant qu’une année plus tard commencera la transition vers l’Afghanisation, est une illustration parfaite de son attitude compulsive à biaiser sur toutes les questions.

« Nous pourrions aussi évoquer l’usine à gaz de la réforme de la santé, ou sa capitulation à Wall Street sur les questions économiques. Puisqu’Obama est un homme intelligent, il comprend surement le sens du mot « mendacity », ou tromperie par l’espérance.

« Ayant adopté et donné un caractère officiel aux pouvoirs de la force et de la fraude, associés auparavant à des gens comme John Yoo et Dick Cheney, Obama s’est lancé maintenant dans une course à la guerre qui invitera certainement d’autres abus de pouvoir. Sa survie politique dépend désormais d’un succès militaire dans un pays qui a déjà provoqué la défaite des stratégies les plus brutales de conquête de l’histoire. Obama s’est piégé lui-même, mais parce que c’est quelqu’un d’astucieux, il est fort probable que le ressort du piège tombera sur nous et non pas sur sa tête. Le style insidieux de gouvernement qu’il impose, appelle une opposition déterminée, plutôt que des désaccords polis, des excuses historiques fantaisistes ou encore des lamentations larmoyantes sur la tragédie de sa présidence. Les principes peuvent être sacrifiés sur l’autel des espoirs, pas seulement des craintes. »


A lire :


Voir les 3 commentaires

  • princedenogent • 19/01/2010 - 16:07

    A la veille de sa chute, l’empire romain (aujourd’hui le Commonwealth)était lui aussi dirigé par des pitres.

    Répondre à ce message

  • Papon • 19/01/2010 - 10:17

    Pourrait-on remplacer le nom d’Obama par Sarkozy ?

    Répondre à ce message

  • tangozoulou • 18/01/2010 - 21:36

    ouai bof pas de remise en cause de la clique de Wall Street sbires des grand financiés.

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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