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Le mauvais film de l’axe Merkel-Blair-Sarkozy

La rédaction

Véritable émule des néo-conservateurs anglo-américains qui, en vrais révolutionnaires de la réaction, bousculent les règles et transgressent les tabous, Nicolas Sarkozy n’hésite plus à porter atteinte à l’institution même de la République, à se lepeniser pour récupérer les voix de l’extrême droite et à défendre ouvertement le camp de la finance contre celui des peuples.

Pour Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès, l’offensive de Sarkozy et de ses alliés n’est pas menée en vue de 2007 ; elle se déroule ici et maintenant, en vue de provoquer probablement des élections anticipées. L’incroyable comportement de Sarkozy le 14 juillet, tenant maison ouverte au ministère de l’Intérieur alors que le Président de la République s’entretenait à l’Elysée avec des journalistes, les propos vitupérés par Pierre Méhaignerie devant le groupe parlementaire UMP, le 6 juillet - « J’en ai marre de cette monarchie socialisante avec Claude Chirac aux manettes et un Premier ministre aux ordres » - sont autant de signes d’une opération de démolition à court terme, entreprise avec la complicité active des grands médias.

Les connivences entre le ministre de l’Intérieur et les pires néo-conservateurs anglo-américains s’étalent désormais au grand jour, comme on a pu le constater dans le soutien apporté par Richard Perle à Nicolas Sarkozy depuis Aix-en-Provence, où il participait aux rencontres du Cercle des économistes, les 9, 10 et 11 juillet derniers.

Face à cette offensive, l’opposition se contente de s’entredéchirer. Une partie, au PS, refourgue une version aseptisée du sarkozysme, une soumission à l’ordre libéral avec des manières de dame patronnesse, et une autre partie, de Laurent Fabius au PC et du PC à la LCR, attaque la mondialisation et l’injustice sociale, mais pour proposer un ragoût avarié d’écologisme, de petits boulots dans le secteur public et de « redistribution sociale », sans dire comment produire ni où trouver l’argent pour le faire.

Si aucune alternative viable n’est proposée, rien ne pourra arrêter le mauvais film qui se déroule sous nos yeux, celui d’une Europe tombant sous la coupe de l’axe Merkel-Blair-Sarkozy, agissant dans la logique des néo-conservateurs américains, une logique de « fascisme universel », voulue par l’oligarchie financière pour sauver sa rente et son patrimoine dans la crise actuelle.

Fin de règne pathétique pour Jacques Chirac

Quelle crédibilité accorder à un chef d’Etat qui tolère l’affront que lui a infligé son propre ministre de l’Intérieur le 14 juillet dernier ? Quelle crédibilité accorder à un « grand plan » qui ne bouleverse pas la donne économique alors que les prévisions de croissance pour 2005 ne cessent de baisser et que l’Etat en est à privatiser à tout allure pour « payer la dette » ?

Pourtant, le discours tenu par Jacques Chirac au cours de l’entretien télévisé du 14 juillet montre que le chef de l’Etat sait en partie quelle est la voie de sortie : « Il faut impérativement que la France renoue avec une grande tradition, (...) dans le domaine de la recherche, de l’innovation, et de l’industrialisation ». Il a souligné l’importance des grands programmes européens comme Ariane, Airbus, ITER et Galiléo, « qui sont la projection dans l’avenir ». Au modèle britannique qui n’est pas à « copier ou à envier » car il ne se soucie pas des éléments tels que la santé et la lutte contre la pauvreté, Chirac a préféré le modèle japonais qui consacre 3 % de son PIB à l’innovation industrielle et à la recherche avancée, permettant de créer de nouveaux emplois et même de les « rélocaliser au Japon ». Pour lutter contre les délocalisations, donc, Chirac annonce un grand projet : la création d’un Haut comité scientifique qui conseillera le Président de la République et définira les grands axes de la recherche, une Agence nationale de la recherche, pour la mise en oeuvre de ces grands projets d’avenir - les airbus de demain (5000 demandes de financement y seraient déjà parvenues), et l’Agence de l’innovation industrielle, qui « va probablement être présidée par M. Beffa », qui en a eu lui-même l’idée.

Jacques Chirac a évoqué le chiffre de 6 milliards d’euros pour tout cela et insisté à plusieurs reprises dans son discours sur les projets de très haute technologie où la France a démontré ses grandes capacités : « Je souhaite que l’on soit très, très attentif à la politique énergétique, a-t-il dit, que l’on ait une vraie réflexion sur notre politique énergétique. (...) Le choix d’ITER en est un. La troisième génération de réacteurs lancée sur le plan de l’énergie nucléaire en est un autre avec les débouchés considérables que l’on peut prévoir dans l’avenir pour l’industrie française. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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