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Le mirage dangereux du modèle allemand

La rédaction

Par Christine Bierre, rédactrice en chef de Nouvelle Solidarité

16 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité) — Comment imposer une austérité brutale sans l’avouer à l’électorat, voilà l’équation impossible pour les candidats présidentiels des principaux partis en France. Comment séduire les électeurs tout en leur promettant du sang, de la sueur et des larmes ?

Un certain nombre d’entre eux ont trouvé la parade : utiliser le mirage de la croissance allemande pour faire avaler la potion amère. Mirage, car les excédents commerciaux énormes qu’affiche notre voisin ces dernières années, dépassant souvent les 130 milliards d’euros, contre un déficit abyssal français qui, en 2011, pourrait être compris entre 70 et 75 milliards euros, cachent en fait une politique antisociale criminelle.

Parmi les candidats qui prônent ouvertement ce modèle allemand, François Bayrou qui, dans son dernier ouvrage 2012, état d’urgence, propose un Agenda 2012-2020, fortement inspiré de l’Agenda 2010 des réformes néolibérales adoptés par le gouvernement de Gerhard Schröder en Allemagne en 2003.

François Hollande aussi, qui, dans un discours devant le congrès du SPD en décembre dernier, fit l’éloge de ces réformes en Allemagne, ajoutant « qu’en France, elles ont peut-être trop tardé ».

Quant à Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré en 2008 à l’égard de l’Allemagne : « Vous êtes un modèle, on va faire tout comme vous », il vient de recevoir le satisfecit de Gerhard Schröder lui-même. Reçu à l’Elysée en décembre dernier, ce dernier déclara que « les réformes entreprises par Nicolas Sarkozy vont dans la bonne direction, en particulier en ce qui concerne les retraites. »

Un certain nombre d’études publiées en France en 2011 montrent que ce modèle allemand, adopté pour faire face aux difficultés accumulées par l’Allemagne du fait du poids de sa réunification, n’est rien d’autre qu’une précarisation massive et froidement organisée du travail, avec à la clé une explosion du travail à temps partiel.

Jacques Sapir a été parmi les premiers à montrer, début 2011, que les excédents mirobolants de la balance commerciale allemande ne venaient pas d’une augmentation de ses exportations vers les pays de l’Asie-Pacifique, qui avaient plutôt tendance à se tasser, mais de la très forte augmentation de ses exportations vers la zone euro, dont la cause est la baisse très importante de ses coûts salariaux. En effet, 75 % des exportations allemandes se font désormais dans la zone euro !

En cause, les réformes Hartz, du nom de leur auteur, Peter Harz, l’ancien directeur des ressources humaines chez Volkswagen, ainsi que de l’Agenda 2010, le tout mis en œuvre par le gouvernement de coalition SPD-Verts que dirigea Schröder entre 1998 et 2005. Selon Arnaud Lechevalier, qui avait écrit sur ce sujet dans Alternatives Economiques en mars 2011, ainsi que d’autres économistes, c’est pour faire face à une baisse importante de la balance commerciale dans les années 1991-2000, provoquée par l’augmentation des coûts salariaux et les fortes dépenses publiques dues à la réunification, que l’Allemagne a mis en place ces réformes.

Selon Lechevalier, « une politique de maîtrise drastique des dépenses publiques et sociales a été mise en place, accompagnée, dans le cadre des quatre lois dites Hartz votées entre 2002 et 2004, par un changement de l’organisation et des conditions de l’indemnisation du chômage et par la promotion de formes d’emplois atypiques ». Résultat : le nombre de chômeurs indemnisés a chuté de 80 % en 1995 à 35 % en 2008, beaucoup de chômeurs de plus d’un an ayant été tout simplement basculés sur l’assistance sociale.

Bruno Amable, professeur d’économie à Paris I, cite dans Libération du 3 janvier un rapport de l’Agence fédérale pour l’emploi, selon lequel un travailleur sur quatre qui perd son emploi en Allemagne passe directement à l’assistance sociale, avec une aide de seulement 364 € par mois pour une personne seule. C’est le résultat du durcissement des conditions de l’indemnisation du chômage organisé par ces réformes, dont la conséquence est que même quelqu’un ayant travaillé douze mois au cours des deux ans précédant le licenciement – condition pour toucher une allocation chômage pleine – peut basculer dans l’assistance si l’indemnisation correspondant à 60 % du salaire net n’est pas assez pour assurer sa survie.

C’est le cas lorsque ces personnes ont multiplié les emplois à temps partiel, ce qui selon Bruno Amable était l’objectif même des réformes de 2004 puisqu’elles ont levé les limitations à la durée et au cumul d’emplois par intérim !

L’ensemble du système est donc fait pour pousser les travailleurs dans la « spirale de la loose », le fait de plonger dans l’univers de l’assistance sociale organisée par la loi Harz IV incitant fortement les chômeurs à accepter des emplois encore plus précaires, de peur de ne plus en trouver du tout.

Et ces emplois, ce sont les mini-jobs, des emplois payés moins de 400 € par mois, exonérés des cotisations sociales salariées même s’ils donnent lieu à une couverture réduite. 2,5 millions de personnes travaillent actuellement dans cette Allemagne jadis paradis industriel, pour 5 € de l’heure, alors que le SMIC horaire en France est de 9 € ! Sans oublier les « boulots » à 1 €, simple condition minimale pour bénéficier de l’assistance sociale.

Selon Lechevalier, on ne travaille pas plus en Allemagne aujourd’hui que dans les années 90. Un nombre de « boulots » en baisse est simplement partagé entre un plus grand nombre, grâce à l’explosion de temps partiel et aux petits boulots qui concerneraient en particulier les femmes. Ainsi, un emploi sur trois n’est ni à temps plein ni à durée indéterminée, et un emploi sur dix serait un mini-job.

A cela s’ajoutent les délocalisations massives des entreprises allemandes dans les pays d’Europe centrale et orientale, en vue de comprimer les coûts. Pour ce qui est de l’industrie, Lechevalier se livre a une étude du coût salarial unitaire dans les entreprises allemandes, c’est-à-dire, a coût du travail nécessaire pour produire un euro de richesse.

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Evolution du coût réel du travail par emploi, de la productivité par emploi et du coût salarial unitaire dans l’industrie, base 100 en 1990
Source : Alternatives Economiques

Un tableau comparatif des coûts réels du travail, de la productivité et du coût salarial unitaire entre la France et l’Allemagne, permet de montrer qu’alors que les premiers deux critères sont comparables entre les deux pays, « la singularité allemande tient à l’évolution du cout salarial ». Ce coût qui avait fortement augmenté pour cause de la réunification, « n’a cessé de baisser depuis (2000) a un rythme sans équivalent dans l’Union européenne », dit Lechevalier pour qui « l’industrie allemande a réalisé ainsi l’équivalent d’une dévaluation de près de 20% depuis 1995 ».

Qu’on est loin du modèle allemand et français de forte croissance de la période 1945 – 1974, tirée de l’avant par un effort public dirigé vers la recherche scientifique, les applications industrielles novatrices, les grands projets d’infrastructures et le plein emploi qualifié. Seul ce modèle, précédé d’une mise en faillite contrôlée des instruments toxiques nous permettra de sauver l’Europe en cette heure grave.

Voir les 4 commentaires

  • profane • 30/01/2012 - 18:27

    Et quelles sont les solutions ?

    Solution 1 : Sortie de l’euro de la France pour recourir à la dévaluation compétitive.

    Mais cela engendre des risques de change entre les monnaies et donc des spéculations, nuisant gravement à l’activité économique. L’activité import/export de la France représente 50 % de son PIB, l’essentiel se faisant en Europe. L’activité import/export de l’Europe représente 20% de son PIB. La monnaie Européenne a donc vocation à réduire l’exposition de la monnaie nationale aux soubresauts des économies mondiales et de ce fait à lisser les risques de change. La masse monétaire que cela représente en fait une monnaie pivot comme le dollars bien au delà du Yen ou de la Livre permettant un recours facilité au crédit en assurant liquidité et taux faible.

    La sortie de l’Euro consiste donc à arbitrer la dévaluation compétitive contre le risque de change et la facilité de crédit.

    Par conséquent, les crises seront facilement résolubles par dévaluation mais le crédit sera déficient et cher en période normal par manque de confiance et donc l’activité peu soutenue en comparaison avec la zone Euro.

    Solution 2 : Élargissement des pouvoirs de l’assemblée Européenne pour harmoniser les taxes et les impôts.

    L’harmonisation Européenne des taxes permet de retrouver la compétitivité. Cela veut dire aussi une perte de l’indépendance politique de la nation au profit de l’Europe.

    L’Europe doit devenir une véritable assemblée démocratique et législative en charge de la monnaie et des taxes. Sinon sortons de L’Euro !

    Répondre à ce message

  • michel49 • 17/01/2012 - 10:01

    C’est là le cercle vicieux du systeme electoraliste : pour être elu il faut faire des promesses qu’on ne peut pas tenir ; il y a deux mille ans J.Cesar avait dû s’endetter pour acheter son election, pour rembourser il lui a fallu conquerir la Gaule (et genocider un 1,2 million de gaulois).

    Répondre à ce message

  • petite souris • 16/01/2012 - 13:24

    l’industrie allemande a réalisé ainsi l’équivalent d’une dévaluation de près de 20% depuis 1995
    Quel modèle effectivement !

    un travailleur sur quatre qui perd son emploi en Allemagne passe directement à l’assistance sociale, avec une aide de seulement 364 € par mois pour une personne seule
    C’est à peu près ce que dépense unezélite médiaticopolitique par jour pour ses repas au resto (qui ne sont pas du coeur !)

    Il parle de vacances
    Et d’amour et de chance
    En chantant : le ciel, le soleil et la mer

    Restons entre nous quoi !

    Répondre à ce message

  • Nono • 16/01/2012 - 12:30

    Pierre Larrouturou montre aussi l’illusion du modèle allemand (de Schröder et Merkel) sauf qu’il penche plutôt pour une société écolo basée sur du soleil et du vent.

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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