X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Le monde c’est l’Egypte !

La rédaction

21 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Tunisie, Egypte, Libye, Bahreïn, Maroc, Yémen, Wisconsin,... Ce que les politiciens ne comprennent pas et que les médias ne disent pas, c’est que déferle un vent de révolte international qui n’est en rien une succession de crises locales où l’on renverse des dictateurs pour instaurer la démocratie. Les peuples se lèvent, comme le dit Helga Zepp-LaRouche, « contre la faim, les prix alimentaires exorbitants, l’injustice criante, la corruption, l’oppression et les élites réactionnaires qui tiennent le pouvoir, contre tout ce qui a évaporé l’avenir des jeunes générations » . C’est le début d’un soulèvement global contre un système impérial-malthusien qui a inexorablement créé depuis 40 ans les conditions de la désintégration économique actuelle. Les dictateurs renversés ne le sont pas en leur qualité de dictateurs, mais de dirigeants complices de ce système. Même les dirigeants élus démocratiquement ne sont pas à l’abri de la furie des peuples.

Qu’ont fait les ministres des Finances du G20 réunis la semaine dernière à Paris sous l’égide de Nicolas Sarkozy ? Rien, et même pire que rien. Après deux jours d’intenses discussions, ils sont parvenus à un accord préalable pour atteindre un consensus sur de nouveaux indicateurs permettant de mesurer les déséquilibres mondiaux ! Au cas où ils ne seraient pas au courant, l’ONU et la Banque mondiale avaient publié deux jours plus tôt leurs chiffres sur la pauvreté : 1,2 milliards d’êtres humains vivent sous le seuil d’extrême pauvreté (1,25 dollar par jour), soit 44 millions de plus en 6 mois et le double d’il y a 30 ans. Et le nombre de « Pays les moins avancés » (PMA – les plus pauvres) a doublé depuis 1980, passant de 25 à 49 aujourd’hui.

« Les modèles traditionnels appliqués aux PMA – une croissance portée par le commerce – semblent ne pas avoir très bien fonctionné » , nous explique le secrétaire général de la Commission de l’ONU pour le Commerce et le Développement (CNUCED). A ce point-ci des choses, il ne peut s’agir que de destruction délibérée, pas d’un simple dysfonctionnement !

Dans l’histoire de ces 250 dernières années, la destruction par la liberté de commerce porte un nom bien précis : le « Libre-échange », où plus généralement, « l’Empire britannique ».

Après-guerre, le Président Franklin Roosevelt, héritier du système protectionniste hamiltonien (ou « Système américain d’économie politique »), établit un système monétaire international à taux de change fixes afin d’enrayer définitivement l’emprise monétaire britannique sur les pays du Sud. Malgré la Guerre froide, se dessinait alors une tendance générale au développement grâce à des projets comme Atoms for Peace, la Révolution verte ou le NAWAPA. En 20 ans, une grande partie du monde parvint à l’autosuffisance alimentaire.

Mais en 1971, le système de Bretton Woods fut démantelé par l’Administration Nixon, le FMI et la Banque mondiale œuvraient déjà pour le démantèlement des Etats-Nations souverains, et en 1974, le tristement célèbre rapport NSSM 200 d’Henry Kissinger pointa la « menace » de la croissance démographique et recommanda une politique de sous-développement mondial afin de maintenir le pouvoir de l’Empire financier de la City de Londres et de Wall Street. Comme la future mouvance écolo-bobo (qui prône la fin du progrès et la dépopulation, à distinguer de l’écologie humaine d’un Vernadsky) qui naquit en cette période, le NSSM 200 puisait son inspiration dans la pensée malthusienne britannique redéveloppée par la British Royal Commission on Population créée en... 1944. La fraude du « One world, one market » fut imposée via l’Organisation Mondiale du Commerce (ex-GATT) qui conduit à l’abandon de la politique de stocks nationaux et de prix garantis, laissant le pouvoir aux cartels de l’agro-alimentaire comme Monsanto, Cargill ou ADM. Dans les années 1980 et 1990, s’acheva la déréglementation financière (abrogation de la séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts, légalisation des paris dérivés, détournement de l’épargne vers les marchés), privant l’économie réelle d’investissements et livrant les marchés agricoles aux spéculateurs.

En 1963, l’Egypte était sur la route de l’autosuffisance alimentaire (84%), en 1990 elle était déjà tombée à 62%, et c’est encore pire aujourd’hui. Même chose pour le Mexique (de 100% à 79%), le Brésil (de 89% à 76%), l’Ethiopie (de 104% à 81%), le Bangladesh (de 106% à 87%) ou la Turquie (de 113% à 99%). Et si l’on regarde la production mondiale de céréales ramenée au nombre d’habitants sur Terre, l’on se rend compte qu’un pic a été atteint autour de 1980, et que ce chiffre baisse depuis lors. [1]

La désintégration hyperinflationniste d’un système mondial ultra-paupérisé est ce qui déclenche les révoltes.

Constituons « une nouvelle Résistance qui rassemble producteurs et consommateurs, à l’échelle de notre pays et du monde », écrit Jacques Cheminade dans son message diffusé au Salon de l’Agriculture. « Il faut priver les spéculateurs de l’argent qui ne leur appartient pas et avec lequel ils spéculent. Pour cela, il faut séparer leurs banques d’affaires des banques de dépôt et de crédit des producteurs, des consommateurs et des épargnants. Cela s’appelle un Glass-Steagall. Quand la source empoisonne, il faut la tarir. (…) Ma campagne présidentielle visera à mener cette bataille, contre le mal de la mondialisation financière malthusienne. »


A lire :



[1source : FAO agrostats in World Food Shortages Crisis Follows Decades of Imposed Import-Dependency, EIR, 8 décembre 1995.

Voir les 3 commentaires

  • plusieurs • 22/02/2011 - 15:01

    Glass-Steagall !
    A poil les banksters et les collabos !
    Glass-Steagall !

    La résistance ça commence dès aujourd’hui par le Glass-Steagall-Perso :

    - retirez vos sous des banques,
    autant que vous le pourrez car, 1€ en moins dans leur coffre c’ est 10€ en moins en "crédit" !
    - payez cash un max,
    et redécouvrez le fabuleux pouvoir des biftons !

    Glass-Steagall-Perso : séparation de mon pognon et de ma banque spéculative (toutes) qui, par leur cancer de l’austérité, anémisent mon sang, ma famille et mon peuple.

    Répondre à ce message

  • duchene • 22/02/2011 - 09:09

    Il est vrai que les documentaires suivants prouvent les théories de Mr Cheminade sur la grandeur des evolutions techniques notamment égyptiennes, des pirateries anglaises avec recel d’oeuvres cachées, privatisées pour leur élite féline, et des retours aux ages d’ignorance oublieuse, ténébreuse, qui démontre la nécessité d’Harmonisations :

    http://www.dailymotion.com/video/xdq9jf_civilisations-decouvertes-antiques_tech

    http://www.dailymotion.com/video/xdqvmg_civilisations-decouvertes-antiques_tech

    www.antonparks.com

    Répondre à ce message

  • petite souris • 22/02/2011 - 09:31

    La désintégration hyperinflationniste d’un système mondial ultra-paupérisé est ce qui déclenche les révoltes.

    Merci Helga pour cet article simple et compréhensible par tous !

    ... et c’est pourquoi, dans nos medias français on ne parle que des pays arabes pour faire grandir la peur de l’islam. Faire peur pour rester en place .....

    La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. Spinoza

    La peur est le plus grand de tous les maux dont l’humanité est affligée. Sans la peur, il n’y aurait pas de guerres...

    Aujourd’hui, il n’y a "que" des guerres civiles qui provoquent un chaos bien plus difficile réparer car "on" va leur trouver des raisons diverses !!!!

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard