X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Le mouvement syndical chilien dénonce la privatisation du système de retraites

La rédaction

Le président Bush base son plan de privatisation des caisses de retraites aux Etats-Unis sur la prétendue réussite du modèle chilien, dont il s’est récemment félicité lors de sa participation au sommet de l’APEC. Or nombre de personnalités politiques chiliennes estiment que le plan chilien, imposé sous la dictature d’Augusto Pinochet, a été un échec et une escroquerie. L’EIR a demandé à Arturo Martinez, président de la Confédération unie des travailleurs (CUT), ce qu’il dirait au Congrès américain de l’expérience chilienne, s’il en avait l’occasion.

« Je leur dirais de ne pas répéter les erreurs du Chili. Ici, le système a échoué. Les Etats-Unis ne doivent en aucun cas essayer de mettre en œuvre ce régime de retraite, que Pinochet a imposé par la force. Ils doivent absolument engager une discussion avec la population sur la question des retraites et n’imiter en aucun cas un modèle fasciste, un modèle de capitalisation individuelle, dont le seul objet est d’assurer des profits aux investisseurs. Les travailleurs placent leur argent dans quelques fonds, mais en fin de compte ce sont les investisseurs qui en profitent, et non les travailleurs . »

En janvier 2005, d’ailleurs, le débat sur une réforme du régime de retraites sera relancé au Chili. Le gouvernement soumettra un projet de loi sur un nouveau système, car celui en vigueur - celui-là même que Bush veut imposer aux Etats-Unis - est au bout. La CUT rendra publiques ses propres propositions le 10 janvier prochain.

Selon Martinez, le système Pinochet est inefficace, tant pour la couverture sociale que pour la pension-retraite, et il coûte très cher à l’Etat. Sur une population active de 6,2 millions, seuls 2,9 millions versent normalement leur cotisation mensuelle à ce régime, soit moins de la moitié. Et encore, souligne-t-il, sur ces 2,9 millions, 58% ne rempliront pas les conditions nécessaires pour toucher un minimum après 20 années de cotisations et c’est l’Etat qui devra couvrir la différence.

Les autres seront laissés dans l’indigence et devront se contenter d’une aide de l’Etat. C’est un gros problème pour ceux qui ont des emplois temporaires (la majorité des travailleurs chiliens), alternant un contrat de trois mois, suivi par une période de chômage de quatre mois, puis à nouveau un emploi à court terme, etc. Selon Martinez, 2,6 millions de travailleurs saisonniers n’ont même d’assurance médicale, sans parler d’une pension future. L’Etat doit donc prendre en charge leurs frais médicaux puis, plus tard, leurs allocations vieillesse.

Cette masse de travailleurs temporaires, qui a coulé le régime privé de retraites, résulte de la politique de « flexibilité du travail » poussée par la Banque mondiale et qui a d’abord été mise en œuvre au Chili par Jose Pinera. C’est une politique « sauvage », selon Martinez. Ce système a été testé au Chili, puis exporté à d’autres pays, mais un peu moins brutalement.

Et Martinez de commenter : « Nous, nous discutons de comment réformer les pensions-retraites, parce que ce modèle s’est cassé la figure ! Je ne comprends pas que Bush puisse vouloir prendre ce modèle en exemple pour son propre pays. Il n’est bon que pour ceux qui gagnent beaucoup d’argent, et extrêmement mauvais pour ceux qui touchent un salaire minime ou n’occupent que des emplois précaires ou temporaires ! »

L’opposition à la privatisation des retraites

Le projet de privatisation des retraites de Bush-Cheney a provoqué un tollé chez les organisations syndicales et civiques, certains cercles politiques et médias. Lyndon LaRouche appelle à s’opposer à cette mesure afin de barrer la route à la mise en oeuvre d’une politique économique de type fasciste en Amérique.

Le 16 décembre, Roger Hickey, co-directeur de Campaign For America’s Future, a organisé une conférence de presse avec des organisations syndicales et de droits civiques qui sont opposées à la privatisation. Dans ses remarques introductives, Hickey nota que la conférence économique de la Maison-Blanche, qui se déroulait au même moment, était composée essentiellement d’individus et d’entreprises qui soutiennent Bush et le Parti républicain et qui estiment que l’économie va très bien, alors que les caisses de retraites sont dans un état critique. Selon lui, Bush a tort de prétendre qu’il a un mandat pour privatiser les retraites, alors que les sondages indiquaient que les gens y étaient hostiles dès lors qu’ils comprenaient ce que signifiait cette réforme.

Julian Bond, président du NAACP, a souligné que la pension actuellement versée dans le cadre du régime public de retraites constitue la seule source de revenus d’une personne sur trois âgée de plus de 65 ans. George Kourpias, président de l’Alliance for Retired america ns, a affirmé que le combat contre la privatisation « sera le combat de notre vie » et que « nous devons résister aux efforts de pousser la privatisation comme seule réponse » au problème des caisses de retraite. Marty Ford, avocat des handicapés, nota qu’un tiers des allocations versées n’allait pas aux retraités, mais à d’autres, surtout des handicapés, et que sans cette pension, 55% de ces personnes auraient des revenus inférieurs au niveau de pauvreté. William Spriggs, de l’Economic Policy Institute, a précisé que les cotisations retraites n’étaient pas un investissement, mais un programme d’assurance et un avantage familial.

Tous les orateurs, comme John Sweeney, président de l’AFL-CIO, et Kim Gandy, présidente de la National Organisation for Women, se sont prononcés en faveur de différentes mesures : supprimer les réductions fiscales pour les 1 % de la population qui gagnent le plus, alimenter le Social Security Trust Fund avec des recettes provenant de l’impôt sur la succession et des droits de mutation et hausser le plafond des revenus imposables, afin de maintenir le système à flot à l’avenir.

Dans une chronique publiée le 15 décembre dans le Post-gazette.com, John Sweeney écrivait que le sommet économique de la Maison-Blanche n’aborderait pas les problèmes économiques réels, mais s’intéresserait uniquement au dangereux projet de privatisation des retraites et de réforme fiscale. Or cette privatisation se traduirait par un déficit bien plus lourd et une plus grande insécurité pour les retraités, tandis que seules les institutions financières en profiteraient. Quant à l’exemple du Chili, il précisa que les sociétés gérant les fonds de retraite prennent 15 à 20% de commission sur les cotisations.

Par ailleurs, un rapport du Joint Economic Committee Report, publié en décembre par le député démocrate Pete Stark qui est membre de la commission du même nom, dénonce les mensonges autour de la prétendue faillite prochaine du régime actuel des retraites et montre que le vrai problème est la rhétorique du gouvernement.

Selon ce rapport, le manque à gagner des caisses de retraites s’élèveraient à 3700 milliards de dollars, soit 0,7% du PIB actuel, d’ici 75 ans. Si les allègements fiscaux de Bush devenaient permanents, les impôts non perçus représenteraient l’équivalent de 2% du PIB, soit deux fois plus que le « trou » du Social Security Trust Fund. Si un système de comptes d’épargne privés est adopté, ce manque à gagner s’élèvera à 2200 milliards de dollars, passant de 3700 milliards à 5900 milliards.

L’opinion publique, de son côté, est résolument opposée à la privatisation des retraites, d’après le Wall Street Journal qui écrivait le 16 décembre que 50% de la population contre 38% pense que c’est une « mauvaise idée » de laisser les salariés investir leurs cotisations retraite dans le marché boursier.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard