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Le pape Benoît XVI : représentant de la continuité

La rédaction

L’élection du cardinal Josef Ratzinger, le plus proche collaborateur de Jean-Paul II, comme souverain pontife représente un choix de continuité. Son élection après seulement deux « fumées noires » indique qu’il existait déjà un important consensus avant l’ouverture du conclave. Ceci, ainsi que son double profil de pasteur et de dirigeant intellectuel, rappelle l’élection de Paul VI. Les premiers mots prononcés par Benoît XVI furent : « Après un grand Pape comme Jean-Paul II, Dieu a choisi un humble travailleur de sa vigne pour Le servir. Je suis réconforté de savoir que Dieu fait bon usage des instruments même les plus imparfaits . »

Dans son homélie inaugurale, le 24 avril, Benoît XVI indiqua les grandes lignes de son pontificat, rappelant que l’Eglise doit sortir le « peuple du désert » de la pauvreté matérielle et spirituelle. Il condamna l’arrogance du pouvoir et un système qui traite les gens comme du bétail.

Depuis l’époque où il était professeur de théologie à l’université de Tübingen, au plus fort de la « révolte estudiantine » des années 60, le cardinal Ratzinger s’est opposé à la « mode philosophique » (Zeitgeist) et au relativisme moral. Dans son discours aux cardinaux du conclave, il avait souligné qu’une pensée qui s’oriente sur les « tendances idéologiques » de l’époque moderne risque de devenir « une dictature du relativisme », où l’homme ne reconnaît plus aucune vérité et où les seuls critères sont ceux de l’« ego anonyme » et des désirs de l’homme.

Dans un essai confié en 1992 au magazine culturel allemand Ibykus, le cardinal Ratzinger attaquait le Zeitgeist utilitariste et l’incapacité de l’homme de donner vie à une dimension « transcendantale ». Il soulevait le risque que la construction européenne se réduise « au marché et aux marchandises ». On ne peut nier, écrivait-il, « que jusqu’à présent, l’unité européenne a été conduite unilatéralement dans le sens de l’économique, du quantitatif. Si l’on continue sans dévier dans cette voie, il n’y aura plus aucun espoir pour l’Europe ». Toutefois, une nouvelle évangélisation de l’Europe, selon Ratzinger, ne doit pas renoncer aux conquêtes de la science et la technique, car celles qui répondent à « la vraie connaissance et à l’utilisation humaine de la connaissance resteront valables et grandes ». Cet essai publié dans Ibykus se basait sur un discours que le cardinal avait prononcé à l’Université catholique de Milan à propos de son livre Un tournant pour l’Europe ?, paru en 1991.

Benoît XVI se dit un « augustinien convaincu », ayant consacré sa thèse à saint Augustin. Sur la question de l’oecuménisme, la philosophie du nouveau Pape est proche de celle du cardinal Nicolas de Cues, le grand philosophe, auteur en 1453 d’un essai sur le dialogue des religions De Pace Fidei.

Le nom choisi par Ratzinger est également révélateur.

Benoît XV, élu en 1914 pour succéder à Pie X, combattit en son temps les oligarchies européennes et tenta de rétablir la paix entre la France et l’Allemagne, qualifiant la Première Guerre mondiale de « massacre inutile ». Dans son premier appel à la paix en septembre 1914, il présenta un programme en cinq points incluant la renonciation à toute « vengeance de la part du vainqueur », dans l’esprit des traités de Westphalie. Dans son appel du 28 juillet 1915, il avertit que « les nations humiliées et opprimées (...) préparent la réaction et transmettent de génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance. » Encore une fois, en 1918, le Saint Père appela le président américain Woodrow Wilson à renoncer à toutes conditions humiliantes dans le traité mettant fin à la guerre. Il rédigea un programme prévoyant un système de « fraternité entre nations » où l’Etat de droit se substituerait à la force. Il envisagea également un accord sur l’accès juste de toutes les nations aux matières premières.

Le pape Benoît XV fit dissoudre l’organisation fondamentaliste française La Sapinière, ainsi que le Sodalitium Pianum, une organisation de type Inquisition au Vatican, opposée au « modernisme ». En Allemagne, il soutint la formation du Parti centriste. En Italie, il leva l’interdiction pour les catholiques italiens de participer activement à la vie politique nationale et mit en place des réformes destinées à émanciper les organisations de missionnaires du contrôle des puissances coloniales.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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