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Le plan LaRouche pour réorganiser l’économie américaine...un exemple pour réveiller l’europe

La rédaction

Après l’ouragan Katrina en 2005 et l’effondrement du viaduc de Minneapolis en 2007, il est nécessaire que les Etats-Unis adoptent une Banque nationale pour les Infrastructures

L’ouragan Katrina en 2005, ainsi que l’effondrement du viaduc de Minneapolis ont mis le monde devant l’évidence que les infrastructures américaines ne sont pas maintenues en état. Si de nombreux projets valables dans leurs objectifs sont actuellement sur la table, comme la mise au niveau de la voie fluviale du Mississipi, la question fondamentale reste leur financement. D’où viendront les milliers de milliards de dollars nécessaires pour exécuter une tache de telle ampleur ?

En juin 2006, une proposition de projet de loi fut élaborée par le comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC), l’Economic Recovery Act of 2006 (ERA), qui détaillait l’intervention d’urgence requise par le gouvernement fédéral américain pour sauver ce bijou de productivité industrielle américaine qu’est le secteur de la machine outil lié à l’industrie automobile avant qu’elle ne soit laminée par les fusions-acquisitions imposée par la mondialisation.

Le 23 janvier 2007, l’essentiel de cette proposition de projet de loi fut présenté lors d’une audition au Ways and Means Committee de la Chambre des représentants, qui présélectionne des projets de loi avant leur introduction à la Chambre. L’effort fut sans suite, car aucune action ne fut entreprise par le gouvernement fédéral depuis lors. Impuissantes et incompétentes, les autorités politiques assistèrent au démantèlement de la quasi entièreté du secteur industriel automobile américain.

Vue l’ampleur de l’érosion des infrastructures, comme le démontrent les cas du viaduc de Minneapolis et les dégâts de Katrina, la question se pose avec encore plus d’insistance qu’auparavant : comment et où trouver les moyens pour nous sortir de là ?

Une approche intelligente se décline en trois sections : 1) Une banque nationale pour les infrastructures ; 2) Une loi pour la reprise économique et 3) Des initiatives législatives spécifiques.

Nous vous livrons ici les deux premières sections, la troisième étant disponible en anglais sur le site du LPAC :

1) Une banque nationale pour les infrastructures

Au sommet doit figurer un mécanisme fédéral (national) de crédit qu’on appellera Banque nationale pour les infrastructures. La Constitution américaine permet au Congrès de donner naissance à une institution capable d’émettre du crédit exclusivement pour des projets d’infrastructures bien identifiés et approuvé par le Congrès, prenant à charge les coûts directs des projets ainsi que les dépenses effectuées par les fournisseurs et toutes les fonctions annexes indispensables à la tache. La Banque opèrera dans le cadre d’un budget d’équipement, en dehors des contraintes comptables qu’impose légitimement le budget des affaires courantes.

Les prêts à long terme seront accordés à des taux de 1 à 2 % en cohérence avec la rentabilité à long terme des projets. Il y a plein de précédents dans l’histoire où une émission de crédit productif public à long terme et à taux très faibles fut entreprise avec succès. S’inspirant de Jean-Baptiste Colbert, lors de la fondation des Etats-Unis, de nombreux grands projets tels que les canaux furent financés par cette méthode. Plus proche de nous, lors du New Deal de Franklin Delano Roosevelt, grand nombre de barrages, d’écluses, de lignes de chemin de fer, de ponts, d’écoles, d’hôpitaux et plein d’autres infrastructures « physiques » qui rendent encore service aujourd’hui ont également vu le jour par ce mécanisme.

2) Loi pour la reprise économique

Ensuite se pose la question de comment revitaliser les capacités productives. Comme le préconise l’ERA, la seule démarche qui permettra de mettre immédiatement un terme au démantèlement dramatique du secteur automobile et des équipementiers consiste à créer une entreprise fédérale contrôlant et reprenant en main, soit directement ou par délégation - les capacités industrielles abandonnées, inutilisées ou désuettes. L’ERA appelle cette entité Federal Instrastructure Plants Corporation (Société fédérale des entreprises infrastructurelles) qui mettra également à profit les capacités abandonnés d’autres secteurs, notamment celles du secteur militaire et de la construction navale.

Cette combinaison de forces productives pourra fournir une palette de composants indispensables à la remise à niveau et à la réparation des infrastructures existantes par la fabrication des armatures de ponts, des battants d’écluses et tant d’autres pièces d’équipement indispensables. Parmi les précédents historiques figurent la mobilisation de guerre et le fameux « Victory Program » de 1939, quand, dans un temps record, les usines d’automobiles s’étaient mises à produire à la chaîne des camions, des chars et des avions. La participation des constructeurs automobile fut aussi très importante dans la production de composants de haute technicité essentiels pour le projet Apollo sous Kennedy.

Aujourd’hui, la nécessité de réanimer et de rassembler ce qui a pu échapper au pillage du secteur automobile sera bien plus laborieuse qu’elle aurait pu être il y a encore deux ans. Mais le principe demeure valable et peut fonctionner de nouveau aujourd’hui comme il a marché lors de la Deuxième guerre mondiale. En 1940, la Defense Plants Corporation (Société des entreprises de défense), lancé par la Reconstruction Finance Corporation (Agence financière pour la reconstruction), a dirigé et a diligenté la sous-traitance des capacités productives avec un succès tout à fait spectaculaire.

Le secret du succès consiste en la réunification d’une main d’œuvre actuellement éparpillée à travers les différents Etats de la ceinture industrielle. De la partie ouest de l’Etat de New York jusqu’à St-Louis, vivent des ouvriers hautement qualifié de la machine-outil dont l’expérience professionnelle est très précieuse. Ce sont eux qui nous détailleront sans problème les approches spécifiques requises pour accélérer la réindustrialisation du pays - ce qui peut être fait et où, quand, et par quelles machines. Depuis plus de cinq ans, ces ouvriers et leurs familles ont été dispersés, vivant soit sans emploi dans leur ville d’origine, soit dispersés un peu partout à travers le pays en vue de se faire une vie ailleurs. Ainsi, bon nombre d’habitants de l’Ohio, du Michigan, de l’Indiana, de la Pennsylvanie et d’autres Etats industriels se sont installés dans les grandes banlieues de Washington parce que leurs comtés sont devenus des friches industrielles.

Il est temps qu’ils puissent « rentrer chez eux » et reconstruire la nation. Si la reconstruction infrastructurelle devient la nouvelle réalité, reconstruisant équipements énergétiques, centrales nucléaires, ponts, autoroutes et chemins de fers ainsi que les infrastructures « humaines » (éducation et santé), il y aurait nécessairement un fort renouveau de l’activité dans les comtés où ses projets se feront, et une forte tendance à la repopulation dans les autres se manifestera forcément et inversera l’exode post-industriel actuel.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

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Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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