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Le professeur Menchikov invite LaRouche à l’Académie des Sciences de Russie

La rédaction

LaRouche était l’invité d’un débat passionné sur ce qui nous attend pour les vingt à cinquante prochaines années

LaRouche était l’invité d’un débat passionné sur ce qui nous attend pour les vingt à cinquante prochaines années

Point culminant de ces deux jours de célébration du 80ème anniversaire de l’économiste russe Stanislav Menchikov, une réception avait été organisée en son honneur dans la soirée du 16 mai, offrant l’occasion de poursuivre la discussion engagée la veille, lors d’une session spéciale au présidium de l’Académie des Sciences, entre une assemblée d’académiciens, d’économistes et autres spécialistes en affaires internationales. Une rétrospective de la longue carrière scientifique, hautement diversifiée, du professeur Menchikov se transforma, sous l’impulsion de l’intéressé lui-même, en débat sur l’avenir. Elaborant une prévision économique et stratégique sur vingt ans, il proposa d’imaginer le monde au moment de son 100ème anniversaire, en 2027.

Avant d’entamer son discours, le professeur Menchikov présenta ses invités internationaux, à commencer par l’économiste américain Lyndon LaRouche et son épouse Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller. Il développa ensuite différents scénarios pour la Russie d’ici 2027, revenant pour finir sur l’importance d’adopter les propositions de Pont terrestre eurasiatique et de nouveau système de Bretton Woods défendues par M. et Mme LaRouche, afin d’effectuer un véritable changement pour le meilleur.

Selon le professeur, 50 % de la croissance économique actuelle de la Russie repose sur la mise à contribution de la force de travail qualifiée et du capital fixe créés pendant l’ère soviétique, facteurs qui s’épuiseront bientôt. Par conséquent, pour assurer sa croissance future, la Russie ne peut se passer de nouveaux investissements productifs. Le président Poutine, dit-il, a pris note de cette réalité, mentionnant, dans des discours récents, la nécessité d’une politique industrielle ; or les capitalistes oligarchiques russes rechignent à faire des investissements industriels productifs. Cependant, estime le professeur Menchikov, les perspectives d’investissement dans l’infrastructure pourraient ouvrir la voie à une meilleure politique.

Face à la probabilité qu’en 2027, les plus grandes économies du monde seront celles de la Chine, des Etats-Unis, de l’Inde, du Japon et de la Russie, il va de soi que leur coopération mutuelle est essentielle. En outre, le programme de Pont terrestre eurasiatique permettrait de restructurer toutes les économies de l’Eurasie. Ce sont des projets à long terme posant le problème très réel du financement, qui pourrait cependant être résolu, selon le professeur, dans le cadre d’un nouveau système de Bretton Woods, tel que le propose Lyndon LaRouche. Si la Russie peut compter sur le triangle Chine-Inde-Russie, sans négliger la coopération avec les nations industrialisées, il serait possible de créer une « situation sans conflit », contrairement à la stagnation et au déclin autrement inévitables.

Prenant à son tour la parole, Lyndon LaRouche demanda alors : Qu’allons-nous léguer à l’avenir ? Dans une situation où un état d’ingouvernabilité s’installe peu à peu dans presque tous les pays européens à l’ouest de la Biélorussie et en Russie, dit-il, nous devons changer l’agenda du monde. Même si les hommes politiques tendent à être corrompus ou incompétents, on rencontre une qualité de réflexion plus lucide aux Etats-Unis, par exemple, chez les personnes expérimentées dans les institutions du gouvernement ou proches d’elles, comme la communauté militaire ou diplomatique.

Il est possible de changer le cours de l’histoire des vingt années à venir, dit LaRouche, reste à savoir qui le fera. Qui ne se contentera pas de prévoir la réalité, mais la fera changer ? Le président Poutine, fit remarquer l’économiste américain, a cité à différentes reprises le legs du président Franklin Roosevelt, notamment à l’occasion des commémorations de la Deuxième Guerre mondiale. Et les Etats-Unis seraient bien avisés d’adopter, avec la Russie, l’Inde et la Chine, et d’autres nations plus petites, un agenda rooseveltien de coopération économique. La culture scientifique de la Russie sera très importante, conclut LaRouche, pour instaurer un dialogue entre responsables de ces quatre pays, afin de retrouver un sens des possibilités concrètes de reprise et de développement économiques à grande échelle.

L’académicien Valeri Makarov, un économiste mathématicien de renom, présida la session du Jubilé à l’Académie des Sciences. Parmi les orateurs, citons les académiciens Rouslan Grinberg et Alexander Granberg, ancien collaborateur de Stanislav Menchikov à Novosibirsk qui a présidé le mois dernier à Moscou, une conférence sur « Des mégaprojets pour l’Est de la Russie : Un lien de transport multimodal entre l’Eurasie et l’Amérique à travers le détroit de Béring ». Des représentants de l’Institut USA-Canada et de l’Ecole supérieure de l’Economie ont également pris la parole.

Pour l’ancien journaliste de la Pravda Georgi Mirsky, Stanislav Menchikov est une personne toujours « en vol », qui a travaillé partout dans le monde et a toujours partagé ses talents. « On ne pourrait jamais rattraper Menchikov », dit-il.

La femme du professeur, Larissa Klimenko-Menchikova, elle-même économiste, de même que ses filles et d’autres membres de sa famille, étaient également à ses côtés.

Le professeur Karel van Wolferen, de l’université d’Amsterdam, outre ses propres remarques, a lu le message du professeur américain James Galbraith, dont le père, John Kenneth Galbraith, avait entretenu une longue collaboration avec l’économiste russe. Sa femme, Eitna van Wolferen, a lu le message d’un autre ami de longue date de Stanislav Menchikov, le professeur Angus Maddison, de l’université de Groningen (Pays-Bas) et de l’université de Brisbane (Australie).

Arrivé directement de la Douma, dont il est membre, Serguei Glaziev, économiste et membre correspondant de l’Académie des Sciences, nota combien il est difficile d’amener les gens à penser (le terme russe pour parlement, Douma, est dérivé du verbe « penser ») de la manière dont Stanislav Menchikov réussit à le faire. Il l’a félicité de toutes les contributions qu’il a réalisées, « avec de l’amour pour son pays et suffisamment de confiance en soi pour vivre suivant son propre esprit ». A la différence de certains jeunes gens qui sont piégés dans une réalité virtuelle, dit Glaziev, Menchikov a toujours voulu regarder la réalité en face, donnant ainsi à la Russie et au monde une immense bouffée d’optimisme.

La dernière présentation au Présidium était celle de Georgi Tsagolov, un ancien élève du professeur Menchikov et co-auteur avec lui d’un livre récent. Il évoqua les trois œuvres de Stanislav Menchikov, dont l’une, intitulée L’anatomie du capitalisme russe, vient d’être publiée en anglais par EIR News Service. Sa traductrice, Rachel Douglas, a expliqué aux invités que ce livre est distribué actuellement aux élus du Congrès américain, qui ont beaucoup à apprendre de l’analyse de Menchikov sur les processus économiques complexes que la Russie a subis ces 15 dernières années. L’année 2007, fit-elle remarquer, marque le 200ème anniversaire des relations diplomatiques russo-américaines, ainsi que de la publication en russe du Rapport sur les manufactures d’Alexander Hamilton.

De nombreux participants ont salué la parution en russe des mémoires de Stanislav Menchikov, sous le titre A propos de notre époque et de moi-même, qui offre un aperçu extraordinaire de l’histoire des 65 dernières années. Le troisième livre, rédigé par Menchikov et Tsagolov, examine les cas de certaines entreprises qui ont réellement contribué au développement de l’économie russe, contrairement au pillage décrit dans L’anatomie du capitalisme russe.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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