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Le scandale des « ADM irakiennes » fait sombrer Tony Blair

La rédaction

Les effets de la campagne de Lyndon LaRouche contre le vice-président américain Dick Cheney commencent &agrave se faire sentir. En effet, les révélations extraordinaires de l’ancien ambassadeur américain Joseph Wilson sur le rôle de Cheney dans la propagation du mythe de « l’uranium nigérien fourni à l’Irak » confirment de manière spectaculaire les accusations de LaRouche, malgré les manœuvres destinées à « limiter les dégâts », comme le « mea culpa » du directeur de la CIA, George Tenet, destiné à protéger le vice-président.

Le scandale grandissant sur les introuvables « armes de destruction massive (ADM) irakiennes » pourrait bientôt faire une autre victime : le Premier ministre britannique Tony Blair. Les appels à sa démission se multiplient, alors que sa crédibilité est en chute libre. Le départ de Blair, s’il se fait, aurait un énorme impact sur le parti de la guerre dirigé par Cheney aux Etats-Unis. Dans la deuxième semaine de juillet, Blair a subi à de nombreuses attaques :

  • Le 7 juillet, les médias britanniques ont fait état des accusations de l’ambassadeur Wilson, focalisant non seulement sur le rôle de Cheney mais aussi sur le fait que le gouvernement britannique avait propagé la mystification à propos de l’uranium.
  • Le même jour, la commission restreinte des Affaires étrangères de la Chambre des communes a publié un rapport critiquant la façon dont le gouvernement a traité la question des ADM irakiennes et exigeant la production de véritables preuves sur la « menace irakienne ». Ce rapport mentionne aussi la fraude du « yellow cake ».
  • Toujours le 7 juillet, la direction de la BBC a refusé de faire amende honorable lorsque le gouvernement Blair lui demanda de présenter ses excuses pour le reportage du journaliste Andrew Gilligan. Ce dernier avait accusé le porte-parole de Blair, Alastair Campbell, d’avoir monté en épingle le dossier des ADM irakiennes pour rendre la menace irakienne plus grave qu’elle ne l’était en réalité. Les dirigeants de la BBC ont fermement soutenu Gilligan.
  • Comme nous le montrons ci-après, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blair, Robin Cook, a lancé de cinglantes attaques contre Blair à propos des ADM irakiennes.

Le 9 juillet, la manchette de l’Independent titrait : « Le Niger est-il l’arme du crime ? ». Cet article était accompagné d’un éditorial commentant : « S’il s’avère que M. Blair a cité l’argument du Niger, sachant qu’il était douteux, alors il a trompé le Parlement, il a trompé le pays et il doit en tirer la seule conclusion appropriée : la démission. » Cet appel fut suivi, le lendemain, d’une chronique du principal commentateur diplomatique du Guardian, Hugo Young, intitulée : « Blair est épuisé - Il est temps qu’il parte ». Bien que Young ne fasse pas référence à l’affaire nigérienne, son message, rédigé dans une prose mordante, est clair : Blair doit « confronter le fait impensable qu’il est en place depuis trop longtemps. (...) Le pays est prêt à entendre une nouvelle voix. »

Une autre attaque dévastatrice a été livrée par le député travailliste Tam Dalyell, le plus ancien député aux Communes et l’orateur le plus éloquent contre la guerre d’Irak. Interviewé pendant 90 minutes par la chaîne Al-Jazeera, le 9 juillet, Dalyell s’est félicité de la polémique lancée par Joseph Wilson. A la question de savoir s’il maintenait son appel à la démission de Blair, lancé en mars dernier, Dalyell a reconnu que cette idée effraie beaucoup de députés travaillistes qui craignent que la chute de Blair n’entraîne la fin de leur propre carrière. Mais pour le député de l’Ecosse, il est plus que temps pour un changement de direction au Parti travailliste et au gouvernement - tous deux dirigés par Blair.

Le 10 juillet, son collègue Brian Donohue a déclaré qu’il avait soutenu la guerre d’Irak uniquement parce qu’il croyait qu’il y avait une « menace immédiate que Saddam utilise des ADM. (...) Si je ne vois pas de preuves accablantes concernant les ADM là-bas, je ne lancerai pas un appel en ce sens, mais je suis certain que la position du Premier ministre dans ces circonstances est intenable et qu’il devrait démissionner. »

Le 13 juillet, une flèche assassine fut lancée par Clare Short, ex-ministre du gouvernement travailliste qui avait démissionné pour protester contre la guerre d’Irak. Elle déclara à GMTV que Blair avait « trompé le pays de diverses façons, de manière intolérable lorsqu’il s’agit de la guerre et de la paix, de vies humaines et de l’avenir d’un pays. (...) Il reste deux bonnes années avant les prochaines élections. On verra comment cela évolue. Je pense que la meilleure solution pour Tony serait de se préparer à s’en aller avant que les choses ne se gâtent encore davantage. »

Robin Cook : une guerre menée « sur de fausses prémisses »

L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, Robin Cook, a fustigé Tony Blair avec une virulence exceptionnelle. En mars, il avait démissionné de la présidence de la Chambre des communes pour protester contre la guerre d’Irak. Selon certains observateurs britanniques, il pourrait contester le leadership de Blair pour tenter de le remplacer à la fois au poste de Premier ministre et à la tête du Parti travailliste.

Le 7 juillet, Cook a accordé une interview au Guardian sous le titre : « La vérité sans fard : Blair avait tort et il doit désormais l’admettre. » L’Irak ne possédait pas d’armes de destruction massive significatives, dit-il, en demandant à Blair de reconnaître la réalité : « Il y a un problème de crédibilité s’ils continuent à nier la réalité. Récemment, des ministres ou des porte-parole du gouvernement ont déclaré que le dossier de septembre [2002 sur les ADM irakiennes] était précis. Au contraire, ce n’était pas du tout précis. Il n’y avait pas d’armes de destruction massive prêtes à être déployées en l’espace de 45 minutes, il n’y avait pas d’uranium provenant du Niger, il n’y avait pas de reconstruction d’usines de production d’armes chimiques, il n’y avait aucun programme d’armes nucléaires. (...)

« Nous n’allons pas trouver maintenant d’armes de destruction massive crédibles susceptibles de constituer un danger immédiat et grave pour la Grande-Bretagne, comme on l’a répété pendant le débat sur l’Irak avant la guerre. De telles armes nécessitent une importante infrastructure industrielle, une importante force de travail. Il est inconcevable que de telles usines existent en Irak sans qu’on les trouve. Il n’existe aucune partie du globe qui ait été autant surveillée à partir des airs. Il est aussi inconcevable que parmi les gens travaillant sur ce prétendu programme, personne ne se soit manifesté pour nous dire où [les usines] se trouvaient : cela fait des semaines que nous interrogeons des personnes de très haut niveau. »

Le lendemain, Cook a tenu des propos similaires dans l’Independent, accusant sans détour le gouvernement Blair d’avoir entraîné la Grande-Bretagne dans la guerre « sur une fausse prémisse ». Sarcastiquement, il écrit : « Nous n’avons pas découvert d’armes de destruction massive, sans parler de celles qui auraient été à 45 minutes de route des unités d’artillerie. »

Dans un article accompagnant ce commentaire, un point important est soulevé : Blair ne peut pas essayer d’esquiver sa responsabilité en faisant porter le chapeau au renseignement britannique. Certes, les responsables de ces services ont très loyalement gardé le silence ces derniers mois, mais s’ils ont le sentiment de servir de boucs-émissaires, alors la grogne risque d’éclater. En tout cas, « ce ne sont pas les agences de renseignement qui ont pris la décision de partir en guerre. La décision fut celle du Premier ministre. »

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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