X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Le syndicaliste des taxis Claudio Giudici à la TV italienne : le Glass-Steagall de LaRouche, vite !

La rédaction

14 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Invité le 11 janvier par l’émission Servizio Pubblico (1,7 million de téléspectateurs) qu’anime l’ancien journaliste de la RAI Michele Santoro, le dirigeant syndical des taxis en Toscane, Claudio Giudici, par ailleurs un membre actif du mouvement larouchiste italien Movisol, a pu évoquer la publication de sa lettre dans les pages du Financial Times. Au passage, il a suggéré que Lyndon LaRouche soit invité à son tour sur le plateau.

Après son intervention, des centaines de commentaires ont été postés sur la page Facebook de l’émission sous le titre : « Claudio Giudici, le président du syndicat Uritaxi pour la Toscane, affirme que les propositions de libéralisation du secteur sont une "arme de distraction de masse" et que le vrai sujet est de séparer les banques commerciales des banques d’affaires. ».

Parmi les commentaires : « Un chauffeur de taxi en sait plus que quelqu’un qui est économiste, professeur, sénateur à vie, Président du Conseil et ami du chef de l’Etat » ; « Je verrai bien ce chauffeur de taxi au poste de ministre des Finances et des réformes et pourquoi pas, comme Premier ministre intérim. Super ! »

Extraits :

Présentateur : Nous avons avec nous ce soir un chauffeur de taxi, mais il est particulier. Qu’a-t-il fait de particulier ? A un moment donné, il s’est rendu compte qu’on parlait des taxis et il se disait : les revoilà. Je ne sais pas ce qui leur fait croire que la réforme des taxis est la priorité de la « modernisation ». Quand on doit faire évoluer un pays, on commence avec les taxis, n’est-ce pas ? Ainsi, il s’est dit : j’écris une lettre… à qui ?

Giudici : Au Financial Times. Je pense que nous sommes tous victimes d’une « opération de distraction de masse », nous, les vendeurs de journaux, les pharmaciens, les responsables des PME, etc., nous sommes tous en ce moment persécutés, mis sur la touche. Ils essayent d’exploiter les instincts les plus bas de la population pour créer une vraie guerre entre les pauvres. En réalité le vrai problème n’est pas abordé. M. Travaglio en a parlé avant : la question des banques. Ceci dit, on a évoqué ce matin le contenu de ma lettre lors de la conférence de presse à Francfort du directeur de la Banque centrale européenne Mario Draghi…

Présentateur : Pourquoi l’avez-vous écrite ? Bien que ce qui compte ce soit que le journal le plus important du monde l’ait publié…

Giudici : Oui, il l’a publié. Ce qui est intéressant, c’est ce que relate Massimo Mucchetti dans son commentaire publié par Corriere della Sera sur le dernier livre de l’ancien Président Carlo Azeglio Ciampi où il dit : la finance nous vole notre avenir. A un moment donné, il évoque le système bancaire entre 1936 et 1993. Or qu’est ce qu’il s’est passé en 1993 ? Nous avons eu la loi Draghi, qui a abrogé le standard Glass-Steagall, c’est-à-dire le principe d’une séparation entre d’une part les banques d’affaires et d’autre part les banques commerciales. Ces dernières sont les banques qui gèrent notre argent et le prêtent aux entreprises et aux familles ; les banques d’affaires sont celles qui spéculent. Aujourd’hui, elles sont toutes confondues ensemble.

Présentateur : Ces noms étranges comme Hedge funds, toutes ces choses : en réalité il s’agit de banques d’affaires…

Giudici : Aujourd’hui, on devrait parler de la réforme du système bancaire ! En réalité c’est une chose que Tremonti…

Présentateur : Par réforme vous voulez dire séparation…

Giudici : Oui, à plusieurs reprises… On doit revenir à la politique de Franklin Roosevelt. Malheureusement, à la place, on promeut Adam Smith !

Présentateur : Vous voulez dire que ceux qui prêtent de l’argent, doivent avoir l’argent ! N’est-ce pas une chose élémentaire ?

Giudici : Certainement. Je vous invite, M Santoro, si un jour vous en avez l’occasion… Tous ce que je sais moi, d’économie, je l’ai appris d’un économiste américain, Lyndon LaRouche. Si vous pouvez l’interviewer ? Il a été interviewé par Minoli en 2001 et avait entièrement prévu la crise où nous allons. En 2012, [ironique] avec Mario Monti, la prophétie Maya [de la fin du monde] va devenir une réalité ! [Applaudissements]

Présentateur : Selon vous, c’est la dette qui nous a jeté dans la situation actuelle à cause du mélange qui existe entre banques commerciales et banques d’affaires. Car avant, les banques commerciales, elles obéissaient à certaines règles et ne pouvaient prêter que l’argent dont elles disposaient, etc. A la place, on a fabriqué de la dette en construisant des châteaux par les banques d’affaires. Alors quand il s’agit de réparer le monde, on commence par les chauffeurs de taxi, n’est-ce pas ?

Giudici : Les chauffeurs de taxi, les pharmaciens, exactement. Je répète : une opération de distraction de masse…

Présentateur : Que souhaitent-ils que vous deveniez ?

Giudici : (…) Nous sommes les boucs-émissaires (…) Ils nous souhaitent des emplois précaires, c’est évident. Mais à mon avis, il y a une véritable attaque. Parfois ils parlent de…

Présentateur : Quand ils ont publié votre lettre, est-ce qu’ils l’ont publiée en entier ?

Giudici : Ils l’ont publié deux fois, car la première fois ils n’avaient publié que des extraits présentés avant [une lettre de la responsable patronale] Emma Marcegaglia, je tiens à le souligner…

Présentateur : D’abord vous, suivi d’Emma Mercegaglia ?

Giudici : Exact, avec tout mon respect, bien sûr. Et ensuite, ils ont publié toute ma lettre, sauf deux passages…

Présentateur : Lesquels ?

Giudici : Pour moi, deux passages stratégiques. Selon moi, c’est Mario Draghi qui leur a donné de les enlever… [rires] La première, était une référence au Britannia, aux accords signés en 1992 au bord du [yacht de la Reine Elisabeth II] Britannia. On a dit – le Président Cossiga l’a dit – que Mario Draghi était à bord de ce yacht. Et qu’ont-ils décidé à cette occasion ? Ils ont décidé de créer un vaste marché financier en Italie et de lancer la privatisation de tout le secteur industriel et bancaire public. Car ne l’oublions pas : les banques qui dominent aujourd’hui l’Italie étaient avant des bijoux de l’Etat. Elles ont été privatisées ! Elles étaient des banques qui permettaient de maintenir l’Etat providence et donc un système de retraites et un système de santé. Aujourd’hui, tout cela est abandonné.

Présentateur : Et le deuxième passage censuré ?

Giudici : Disons qu’il s’agissait d’une référence épistémologique, c’est-à-dire une référence à la conscience comme un élément de l’ontologie humaine, comme un élément, je dirais, intrinsèquement…

Présentateur : Dites, ceux qui prennent votre taxi… [rires et applaudissements]

Giudici : Je vous ennuie ?

Présentateur : Non, cela nous intéresse mais enfin… [en s’adressant aux autres invités dans le studio]. C’est certainement une thèse intéressante, n’est-ce pas ? C’est une thèse intéressante…

Michele Emiliano [figure politique de premier plan et maire de la ville de Bari] : Certainement, c’est une thèse que peu d’entre nous tentent, avec bien des difficultés, de disséminer dans le pays.

Présentateur [en se tournant de nouveau vers Giudici]  : C’est aussi parce que la presse ne s’intéresse pas trop à ces questions…

Emiliano : Pas uniquement la presse mais aussi mes « amis » manquent d’intérêt. Quand je me permets de faire de telles remarques et de dire du mal, d’un gentleman comme Monti, il ne s’agit pas d’une attaque personnelle. Notre conscience s’éveille lentement et retourne faire de la politique et commence à raisonner sur la qualité politique d’un gouvernement. Et vous tombez sur un mur, car après le « choc Berlusconi », avoir une Premier ministre « normal » suffit déjà amplement à certains.

Voir les 3 commentaires

  • bcb • 16/01/2012 - 21:04

    En 1992, c’est dans le yacht personnel de la reine Elizabeth 2 que sont signés les accords de libéralisation de l’économie. Et le mari de cette dernière, le prince Philip d’Edimbourg promeut le malthusianisme à travers le WWF. La boucle est bouclée.

    Répondre à ce message

  • Pollix • 15/01/2012 - 08:30

    Hep ! Taxi !
    En route pour la City !!!

    On ne pouvait trouver porte parole plus original et plus sympa, il y a parfois des clins d’oeil de l’Histoire...

    Répondre à ce message

  • petite souris • 14/01/2012 - 18:33

    La finance nous vole notre avenir

    Voilà un beau slogan de campagne !!!!

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard