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Le webcast de LaRouche à Washington

La rédaction

Le 30 avril 2004, Lyndon LaRouche, candidat à l’investiture présidentielle démocrate, a tenu à Washington un meeting retransmis par Internet. L’auditoire de 150 personnes comprenait sept diplomates et de nombreux médias, dont le Washington Post. Voici quelques extraits du discours de LaRouche, qui a été suivi par plus de deux heures de questions et réponses :

« Je vais être très dur, mais c’est nécessaire. Et ce sera transmis par le web. Parce que nous avons atteint un point de crise très grave et que ni celui que l’on présente comme le principal candidat présidentiel, ni le président en poste, ni pratiquement personne aux Etats-Unis n’a les qualifications pour seulement réfléchir à ce qui se présente à nous, sans parler de la manière de le traiter. Kerry ne me déplaît pas, il a certaines compétences, mais à vrai dire, ses positions sur la question de l’Asie du Sud-Ouest, la crise irakienne et l’économie sont désastreuses. Le président Bush ? Je ne sais pas où il est, et je pense que parfois il ne le sait pas lui-même, même quand il est assis. Or, nous sommes face à un désastre.

« Le problème, c’est qu’en ce moment même, comme vous le voyez dans les informations en provenance d’Europe, la crise financière a atteint un tel niveau de maturité - ce qui ne me surprend pas - que le système coule, il se désintègre. Il ne s’agit pas pour l’instant d’un effondrement au sens absolu du terme, mais nous assistons à un processus de désintégration terriblement sinistre à travers le monde. Certains parlent de repousser la crise jusqu’après les élections de novembre, mais cela ne se passera pas de cette façon. (...)

« Concernant l’Asie du Sud-Ouest, j’ai formulé une proposition qui peut s’avérer efficace. Différentes personnes de haut niveau, venant de divers pays, m’ont suggéré de prendre en compte certains facteurs. (...) Cette proposition n’est pas excessive. Je n’en demande pas trop. J’ai proposé une approche minimale pour mettre sous contrôle la situation en Irak et dans les pays voisins. Certains pensent qu’il faut pour cela négocier un contrat. (...) Oubliez les contrats ! Ce dont nous avons besoin pour la région, c’est un accord suivant les lignes du traité de Westphalie de 1648, qui mit fin à une longue période de guerres de religions. (...) Ne vous y prenez pas comme le président Clinton, qui fit capoter les négociations de Camp David sur la paix israélo-palestinienne. N’y pensez même pas, cela ne marchera pas. En fait, il n’y aura pas de solution à la crise en Asie du Sud-Ouest à moins d’adopter nommément ma doctrine.

« Il en va de même pour la crise économique. Aucun dirigeant aux Etats-Unis, à part moi-même, n’est prêt à seulement envisager de prendre le minimum absolu des mesures qui doivent être prises pour empêcher cette nation, et la plupart des nations du monde, de s’effondrer dans une dépression plus profonde que celle de 1929-33. C’est ce qui arrive maintenant.

« Le problème, c’est que je suis exclu des discussions officielles avec les milieux qui devraient précisément dialoguer avec moi sur ces questions. J’ai l’expertise, j’ai les qualifications ; eux non. S’ils voulaient sérieusement sauver le pays et traiter ce problème, ils discuteraient avec moi. Pourquoi ne le font-ils pas ? Certains le font de manière indirecte, mais pas directement. Nous n’avons pas de dialogue. Qu’est-ce que cela signifie ?

« Il y a certaines personnes dans le système, notamment certains intérêts financiers - comme Lazard Frères et Rohatyn - qui prônent une approche de la crise financière internationale consistant à suivre les lignes élaborées par l’homme qui mit Hitler au pouvoir en Allemagne : Hjalmar Schacht. (...) Tout sera coupé, sauf le paiement des intérêts aux banquiers. (...) Si ces banquiers ont gain de cause, des gens mourront. Ces banquiers et les intérêts qu’ils représentent contrôlent les machines électorales des partis républicain et démocrate. Ils contrôlent en ce moment même le sénateur Kerry. Ils contrôlent les gens sur les genoux desquels le Président est assis et dont il prend ses ordres. Ces gens sont déterminés à m’écarter, car ils connaissent bien mon message : nous devons suivre le précédent établi par le président Franklin Roosevelt pour traiter la dépression mondiale, aussi bien pendant sa campagne électorale de 1932 que sous sa Présidence, à partir de mars 1933.

« Mon engagement consiste à dire que le gouvernement n’est ni efficace ni moralement compétent s’il n’est pas capable de suivre les préceptes du Préambule de notre Constitution : défendre la souveraineté de notre nation, défendre l’intérêt général de notre peuple et promouvoir la sécurité et l’intérêt de notre postérité. Ce sont les trois obligations principales de tout Président des Etats-Unis. Aucun des candidats présidentiels et personne dans leur entourage n’est prêt à accepter cela. Par conséquent, si je suis Président et que le krach frappe de toutes ses forces, ou a déjà frappé, alors je ferai à peu près la même chose que Roosevelt : je mettrai le système bancaire en règlement judiciaire et j’assurerai le fonctionnement de tout ce qui doit fonctionner pour défendre notre peuple, notre sécurité et la croissance. Cela signifie que les banquiers devront suivre. Ils devront attendre leur tour, comme tout le monde. Le peuple des Etats-Unis passe avant.

« La question qui se pose est donc de savoir si les Américains vont cesser d’attendre qu’on leur achète leur vote. Est-ce que les Américains, les 80% ayant les plus faibles revenus, vont se mobiliser pour dire : "Nous sommes la majorité dans ce pays ! Ce sont nos besoins qu’il faut satisfaire. Nous allons voter en masse, que vous nous payiez ou non pour aller aux urnes ! Et nous voterons de manière à répondre à nos intérêts et à ceux de notre pays."

« C’est la seule manière de sortir de cette dépression. C’est la seule façon de traiter la situation en Asie du Sud-Ouest, y compris en Irak.

« Si Cheney est réélu vice-président, nous risquons non seulement de voir la guerre d’Irak, ou un désastre en Afghanistan, s’aggraver de jour en jour, mais aussi une attaque contre la Syrie, une attaque contre l’Iran, des armes nucléaires lancées sur la Corée du Nord et, en fin de compte, une guerre contre la Chine. Telle serait la perspective : un monde aux prises avec une grande crise financière, pire que celle des années 30.

« Par conséquent, ma tâche est de changer cette perspective et vous devez m’y aider. (...) Peut-être arriverons-nous à faire changer Kerry, je me donne beaucoup de mal pour cela. S’il est investi, nous devrons faire quelque chose avec lui, je devrai le faire (...) Vous savez, des gens me posent la question : "Quelles chances avez-vous d’être élu ?", et je leur répond, "J’ai de meilleures chances d’être élu que vous de survivre au cas où je ne le serais pas !" Et c’est un fait, ce n’est pas une exagération.

« Si les Etats-Unis suivaient mon leadership, nous aurions en Europe le soutien nécessaire ; les Nations unies joueraient un rôle en Irak, avec notre assistance, et nous trouverions les moyens de traiter la crise financière internationale - je sais comment le faire. Mais les décisions doivent être prises ! Et elles doivent être prises ici, aux Etats-Unis, avant tout, car aucune autre partie du monde ne peut décider de remplir cette tâche de son propre chef, si nous ne le faisons pas !

« Le monde dépend des Etats-Unis, avec tous les défauts que nous avons. Nous avons la plus ancienne Constitution de cette planète et ce n’est pas un accident. C’est la plus ancienne parce que c’est la meilleure. C’est la Constitution qui a fonctionné quand toutes les autres parties du monde ont failli. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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