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Les Balkans un an après la guerre du Kosovo

La rédaction

Au plus fort de la récente escalade entre Serbes radicalisés, Albanais du Kosovo et troupes de la KFOR dans la ville de Mitrovica , la conférence du Pont atlantique réunie à Stuttgart le 7 février a évoqué la menace d’« une cinquième guerre des Balkans » depuis 1990. L’absence de toute administration civile opérationnelle, neuf mois après la fin de la guerre aérienne de l’OTAN contre les Serbes, la radicalisation de part et d’autre, l’impuissance du contingent de la KFOR devant les bandes armées de Serbes et de l’UCK albanaise - tout cela a créé une situation qui, comme l’a dit un officier américain expérimenté présent à Stuttgart, « pourrait transformer le Kosovo en un énorme Dien Bien Phu pour l’Occident. »

Même si le conflit autour de Mitrovica a pu être désamorcé par le déploiement supplémentaire de troupes britanniques, allemandes et américaines de la KFOR, les facteurs sous-jacents d’une instabilité explosive sont encore là. Le commandant de la KFOR, le général Klaus Reinhardt n’a pas mâché ses mots dans une interview au magazine Die Woche, dans laquelle il accuse l’Occident d’avoir une « attitude dangereusement bornée », comme le prouve le fait que l’aide totale prévue par les Nations unies pour la reconstruction du Kosovo ne dépasse pas la somme dépensée chaque jour de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie, soit quelque 400 millions de francs. A un autre journal, le général allemand a déclaré que s’il n’y avait pas assez d’argent pour verser les salaires du personnel civil indispensable, que ce soit pour les tâches administratives, commerciales ou infrastructurelles, alors il était complètement illusoire de parler de mettre en place un système démocratique stable au Kosovo.

Dans la même veine, Bernard Kouchner, l’envoyé officiel des Nations unies au Kosovo, s’est plaint à de nombreuses reprises de n’avoir pas encore reçu le moindre dollar sur les 35 millions qui avaient été promis à son équipe, lors de la « conférence des donateurs » de novembre 1999. Kouchner et son principal assistant, Thomas Koenigs, ont fait remarquer que, sur les 200 000 maisons qui existaient au Kosovo avant la guerre aérienne de l’OTAN, 120 000 sont soit détruites soit endommagées à ce jour.

Les tensions grandissantes entre la Serbie et les mouvements pour une plus grande autonomie au Montenegro, au Sud, ainsi qu’en Voïvodine, au Nord, aggravent l’instabilité du Kosovo et pourraient fournir des prétextes à des actions militaires serbes, fournissant à leur tour des prétextes à de nouvelles interventions militaires de l’OTAN.

En Croatie aussi, l’instabilité s’accroît : le pays a accumulé une dette étrangère de 9,5 milliards de dollars et le nouveau gouvernement post-Tudjman semble vouloir accélérer les privatisations des entreprises du secteur public et réduire les salaires des fonctionnaires pour payer cette dette. C’est très dangereux pour la région des Balkans, car la Croatie, ainsi affaiblie par les diktats du FMI, était censée devenir un moteur de la reconstruction économique dans tous les Balkans, lançant de grands projets d’infrastructure comme le canal Danube-Save, la liaison ferroviaire Budapest-Ploce vers la mer Adriatique, une zone industrielle à Vukovar et une autoroute adriatico-ionienne.

Un an après le début de la guerre du Kosovo, la situation dans toute l’Europe du Sud-Est est catastrophique : en Roumanie, le niveau de vie de 90 % de la population est de 40 % inférieur à celui de la fin de l’ère Ceaucescu, et conformément aux « programmes de consolidation » liés au FMI, la production industrielle a diminué de 17,4 % en 1998 et de 10 % supplémentaires en 1999. La grève nationale en cours des enseignants roumains a mis en lumière le fait que leurs salaires ont baissé de plus de 50 % depuis 1990. En Bulgarie, 25 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté officiel, et le Premier ministre Ivan Kostov - par ailleurs bon élève du FMI - a déclaré au parlement que le milliard de dollars que le gouvernement a payé en 1999 au titre de la dette étrangère était exactement la somme qui manquait pour augmenter les retraites et les investissements dans l’éducation et la santé publique.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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