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Les banquiers centraux perdent la tête

La rédaction

25 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité) — Alors que les économies du continent européen et des Etats-Unis s’enfoncent dans une nouvelle phase de contraction – la troisième depuis le krach de 2007-2008 – les banques centrales se lancent à corps perdu dans un nouvel effort d’impression monétaire afin de garder les banques à flot. Comme le soulignait hier un économiste de Harvard dans un commentaire dans les journaux américains, « cela ne fera que rendre le résultat final beaucoup plus laid ».

Dans un mouvement typique des Britanniques pour entraîner leur confrères américains, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King a déclaré sans vergogne le 24 janvier que la BoE « continuera à imprimer de l’argent », en reprenant ses achats d’obligations, celles détenues par les banques comme celles émises par l’Etat. Le Bureau des statistiques de l’Etat britannique a annoncé entre-temps que l’économie du Royaume-Uni s’était contractée à un taux annuel de 0,8 % au cours du dernier trimestre, et il n’y aucun doute que le rythme s’est accéléré depuis le début de l’année.

La Banque centrale européenne (BCE) se prépare de son côté à imprimer environ 1000 milliards de dollars sous forme de nouveaux prêts sur 3 ans aux banques, une manière d’inaugurer le nouvel accord de swap (un type d’échange à double sens portant sur des produits dérivés monétaires) qu’elle a conclu avec la Réserve fédérale américaine (Fed), qui sera annoncé le 14 février prochain.

Les actions précédentes de la BCE l’ont plongée en eau trouble, notamment en ce qui concerne les obligations grecques qu’elle avait rachetées des banques en 2010 (d’une valeur de 55 milliards d’euros à l’époque), avec une décote de plus de 60% se profilant à l’horizon. La BCE tente de résister à la déferlante à venir en protestant qu’une telle décote compromettrait sa crédibilité et ses opérations de politique monétaire. Pour une fois, elle n’a pas tout-à-fait tort !

Les discussions sur une décote de la dette grecque à l’Institut international de la finance (le groupe de rencontre des banquiers) ont par conséquent été quelque peu ralenties, ces derniers insistant auprès de la BCE pour qu’elle y « participe » elle aussi.

En attendant, le Kiel Economic Institute en Allemagne à publié un rapport affirmant que même si la Grèce réussissait à obtenir des taux de moins de 3,5 % comme le réclame l’Union Européenne, ainsi qu’une décote de 70% sur sa dette en plus, elle ne pourrait toujours pas payer car son économie est en pleine désintégration.

Avec toutes les économies de la zone euro en contraction, la dernière prévision du FMI sur une « possible récession mondiale » ne vise qu’à justifier les efforts de Christine Lagarde pour obtenir 1000 milliards de dollars au bénéfice du FESF (Fonds européen de stabilité financière), ainsi que 500 autres milliards pour le FMI lui-même.

Et puis il y a Ben Bernanke, qui distribue des dollars à tout va. La Réserve fédérale a décidé, au cours de la dernière réunion de son Comité de politique monétaire des 24 et 25 janvier, de prolonger sa politique de taux zéro pour une autre année et demie, « au moins jusqu’en 2014 ». Ceci nous amènerait à six années complètes à taux zéro !

Et Bernanke a aussi fait remarquer au cours de sa conférence de presse du 25 janvier que sa déclaration contenait bien un passage affirmant que la Fed pourrait bientôt se remettre à acheter des obligations adossées à des prêts hypothécaires auprès des banques en difficulté, sans pour autant annoncer un nouvel assouplissement quantitatif (QE) dans un futur proche. Le Comité de politique monétaire annonce également un ralentissement de l’économie américaine et a remarqué que l’investissement stagnait. Une perspicacité très opportune...

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  • LEPAGE • 28/01/2012 - 13:05

    Tous les Etats sont endettés jusqu’au cou, alors ces milliards, que représentent ils, carj’ perd monlatin. normalement la monnae reflèe la richesse de celui qui l’émet et constitue un outil au service d’une politique.
    j’ai à l maison un billet en mark, de 1923 ramené par mon grand père, dessus la somme est de plusieurs milliards, cela fait "riche" mais c’était une affreuse misère, alors ?
    ces banquiers nous mènent à la ruine.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 27/01/2012 - 00:34

    ... Ce qui serait bien c’est qu’ils la perdent réellement.

    ... Comme cela on pourrait organiser une vraie commission "à la Pecora" ainsi qu’un Glass-Steagall Act à la sauce d’aujourd’hui pour le bien de tous !!!!

    Mais vite !!!

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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