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Les « community bankers » américains se mobilisent pour Glass-Steagall

La rédaction

15 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Voici une lettre ouverte de Michael Sperry, ancien directeur du crédit au sein de diverses banques américaines, adressée à tous les « community bankers » [1] du pays afin qu’ils œuvrent de toute urgence au rétablissement de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt actuellement présentée au Congrès. Cette lettre publiée par le LaRouche PAC est envoyée par courriel à un maximum de banquiers à travers tout les Etats-Unis, accompagnée d’une note sur le projet de loi HR 1489 introduit à la Chambre des représentants par la démocrate Marcy Kaptur et 14 de ses collègues.

Aux Community Bankers
Main Street
Toutes les villes et tous les Etats
Etats-Unis d’Amérique

Chers confrères banquiers,

J’ai pris ma retraite en 2008 après une carrière de 35 ans dans la banque de détail. J’ai vu avec horreur ce qu’il est advenu du secteur bancaire depuis lors, et je vous appelle à rejoindre dès maintenant la bataille pour le sauver.

Notre système bancaire est en danger. L’argent facile a déclenché une spirale hyperinflationniste qui affaiblit notre monnaie et le système monétaire mondial vacille. Pour ceux d’entre nous qui n’ont pas oublié la nature de notre rôle de banquiers, la solution à ce dilemme est, ou devrait être, évidente. Mais pour atteindre le niveau de soutien nécessaire à l’adoption de ce remède évident, nous devons prendre la parole. Les banquiers sont censés comprendre comment marche notre système et la situation exige que nous mettions tout notre poids dans la balance.

Avons-nous oublié que l’argent n’est qu’un instrument pour faciliter la réalisation des buts de notre nation ? La mémoire collective a-t-elle oublié que c’est nous qui créons l’argent ? Avons-nous perdu de vue que notre devoir est de s’assurer que l’argent ainsi créé facilite la bonne marche des affaires et contribue à l’avancée de l’intérêt public ?

Nos silences, nos manquements à prendre la parole contre ceux qui se font passer pour des banquiers mais qui ne sont en fait que de simples usuriers [2], semblent répondre par l’affirmative à ces questions. C’est comme si nous avions perdu nos attaches, nos fondements en ces principes qui firent jadis la noblesse de notre profession. Il est temps de nous réconcilier avec les idéaux que nous ont légués les concepteurs de notre système bancaire. Ces patriotes créèrent un genre nouveau de système bancaire, consciemment façonné pour cette nation.

Une nation dont la raison d’être est de promouvoir le bien-être général de tous ses citoyens et d’assurer les générations futures des bienfaits de la liberté, requiert un système bancaire différent des nations ne partageant pas le même but. Notre système bancaire diffère de tous les autres pour cette raison, aussi bien que notre système économique se distingue de celui des autres nations. Nos systèmes économique et bancaire s’entremêlent. En effet, la fonction de ce dernier, sa justification, est de servir le premier. Ce n’est donc pas un hasard si la corruption de notre système bancaire a été suivie du pire déclin économique depuis la Grande dépression.

La première étape sur le chemin de la reprise économique est donc de réparer notre système bancaire. Il doit être réorienté à nouveau vers ses objectifs d’origine. Opérer cette transformation veut dire rétablir la loi Glass-Steagall.

Cette loi de 1933 faisait partie intégrante du programme de Franklin Roosevelt pour rebâtir l’économie. La séparation entre les banques de détail et les autres types d’institutions financières rétablit alors le contrôle public sur la monnaie de la nation, dont le gouvernement est mandaté par la constitution pour en réguler la valeur. C’est la perte de cette mainmise qui a de nouveau mis notre économie par terre. Renflouer les grandes banques d’affaires, qui n’ont de banque que le nom, est une tentative pour sauver les spéculateurs aux dépends des citoyens. Mais il est désormais évident que cette stratégie est condamnée à l’échec.

Des océans d’argent, fabriqués par notre gouvernement, n’ont servi qu’à maintenir temporairement l’illusion que la valeur réelle de ces actifs engendrés par ces émissions monétaires abondantes soit proche de leur valeur nominale. La valeur des produits dérivés, des titres adossés à des actifs (ABS), des options et de tout ce genre de produits conçus par les pseudo banques de Wall Street sont comme les proverbiaux Habits neufs du Roi [3] : ils n’existent qu’aux yeux de ceux qui, par ignorance ou par peur, ont choisi de se leurrer. Nous ne sommes pas obligés de sauver ces établissements des conséquences de leur folie si nous voulons sauver le système bancaire. Nous n’avons qu’à séparer les vrais banques de ce casino frénétique semblable à un vaste schéma de Ponzi se dirigeant à grand pas vers son inévitable et légitime chute.

En tant que banquiers de détail qui comprenons la différence entre Wall Street et les banques de Main Street, il est de notre devoir moral et patriotique de soutenir le projet de loi actuellement présenté au Congrès afin de rétablir la loi Glass-Steagall. La législation HR 1489 bénéficie d’ores et déjà d’un soutien bipartisan de 15 membres du Congrès. Je vous enjoins à me rejoindre pour soutenir cette loi.

Sincèrement,

Michael Sperry
Banquier de détail à la retraite


[1Les petits banquiers des établissements régionaux et locaux indépendant des géants de Wall Street.

[2« Money changers » dans l’original, en référence au terme employé par Franklin Roosevelt dans son discours d’investiture du 4 mars 1933 – ndt.

[3Les Habits neufs du Roi, un compte d’Hans Christian Andersen.

Voir les 3 commentaires

  • michel49 • 16/06/2011 - 09:50

    Ce qui est extraordinaire dans l’histoire humaine c’est que lorsque l’on prend conscience d’un probleme grave il est presque toujours trop tard pour le resoudre, ainsi disparaissent les civilisations, les Scythes, les Hittites et bien d’autres...

    Répondre à ce message

  • EDITH • 15/06/2011 - 14:47

    J’avais un oncle ,par alliance qui vivait à Nice,et qui avait été directeur de banque,déjà peu avant sa mort en 1979 il nous avait avoué qu’il ne reconnaissait plus son métier et qu’il avait décidé de ne plus voter depuis la mort de De Gaulle.Cela fait 32 ans et ils se réveillent maintenant !il n’est jamais trop tard pour bien faire me direz vous mais que de vies et de temps perdus pour rien.Les décérébrés commencent à sentir leur vie en danger et ce choc les rendra peut être plus clairvoyant !!!pour l’instant j’ai plutôt l’impression que c’est la peur qui les fait agir à nous de la transformer en sagesse.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 15/06/2011 - 13:44

    Bravo !
    Si les banquiers se mettent tous en marche pour un "Glass-Steagall act" d’aujourd’hui ... wall street, la city de londres et leurs valets vont avoir du mouron à se faire ....

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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