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Les congressistes démocrates à Obama : « votre réforme de la santé est morte »

La rédaction

21 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Moins de deux heures après la défaite d’Obama et de sa réforme de la santé dans l’élection sénatoriale partielle du Massachusetts, le sénateur démocrate Jim Webb a mis en garde Obama contre toute velléité de poursuivre sa réforme contre l’avis du peuple :

« La campagne du Massachusetts est non seulement devenue un referendum sur la réforme de la santé, mais aussi sur l’ouverture et l’intégrité du processus gouvernementale. Il est vital que nous restaurions la confiance du peuple américain en notre système de gouvernement et en nos dirigeants. A cette fin, je pense qu’il serait juste et prudent de suspendre l’adoption du projet de loi sur la santé jusqu’à ce que le nouveau sénateur entre en fonction ».

Pour l’économiste démocrate Lyndon LaRouche, l’intervention de Webb est « extrêmement importante » car étant donné ce qu’il est – un vétéran du Vietnam qui fut secrétaire adjoint à la Défense et secrétaire à la Marine sous Reagan – et ce qu’il a fait – il avait publiquement prévenu Obama de ne pas outrepasser son mandat constitutionnel à Copenhague –, il crée les conditions dans lesquelles d’autres voix démocrates pourront s’élever librement afin de circonscrire les politiques désastreuses de la présidence.

Et c’est en effet ce qui s’est passé.

Dès le lendemain, les sénateurs démocrates McCaskill et Bayh ont déclaré leur soutien aux propos de Webb ; et selon divers articles de presse, une dizaine d’autres sénateurs ont fait des déclarations dans ce sens.

Du côté de la Chambre des représentants, le démocrate John Murtha a déclaré lors d’une réunion publique dans sa circonscription, que « les deux versions de la réforme de la santé [celle du Sénat et celle de la Chambre, qui doivent être fusionnées en vue d’une adoption prochaine - ndlr], en tout état de cause, sont mortes avec l’élection au Massachusetts (…) le peuple à envoyé un message ». Le démocrate Brad Ellsworth a exprimé son accord sur le fait que la Chambre ne peut plus accepter la version du Sénat et a dit qu’il voterait contre. Un autre représentant démocrate, Anthony Weiner, a averti : « Nous avons abandonné nos principes quant à la politique de santé, comme par exemple l’extension du programme Medicare [couverture publique pour les plus de 65 ans - ndlr]. Nous avons fait fuir les électeurs avec cela (…) les dirigeants du Congrès font comme si de rien n’était (…) Prenons du recul un instant et disons clairement : ‘message reçu’. Lançons un projet de loi pour l’emploi et ajoutons-y un volet santé qui étende la couverture Medicare. » Sous le coup de la pression populaire, même Barney Franck, le représentant démocrate qui a rendu possible le renflouement de Wall Street, a déclaré à ses administrés : « Je pense fortement que la majorité démocrate doit respecter le processus et ne pas tenter de contourner les résultats électoraux ». De plus, ces dernières semaines, 99 représentants ont annoncé communément qu’ils ne voteront pas la réforme Obama si le Comité d’expert indépendant chargé de rationner les soins, mesure phare voulue par la Maison Blanche, y est inclus, comme c’est le cas dans la version du Sénat.

Le seul problème pour les démocrates, c’est qu’Obama n’acceptera jamais la défaite et continuera à aller contre l’avis du peuple et du Congrès, n’hésitant pas à exercer toute forme de pression et de chantage à son encontre pour parvenir à ses fins, comme il le fait depuis six mois. La seule solution pour les démocrates serait d’obtenir l’éviction de la clique pro-Wall Street qui conseille Obama : les Summers, Geithner, Orszag et les frères Emanuel, qui ont promu cette réforme de la santé,inspirée de la méthode allemande d’octobre 1939. Déjà, cette clique prépare une cure d’austérité sans précédent qu’Obama doit annoncer le 27 janvier dans son discours sur l’Etat de l’Union.


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Voir les 3 commentaires

  • M.W • 22/01/2010 - 03:06

    Je ne suis pas americain. Donc je n’ai pas droit au vote americain pour le senat, ni le congres ni presidentiel. Je pensais que ce pays etait forme en majorite par des grands penseurs. Quand j’ai vu qu’ils ont elu Georges Bush Jr. en lieu et place de Gore, J’ai pas cru mais quand ils l’ont reelu, je me suis mordu quant meme les levres. Je me suis fait desormais une autre idee de l’Amerique.

    Quand un homme de vision tel Larouche dit et les nations optent pour leur bien, les americains voient ou ne voient pas ? Pas etonnant d’apres ma deuxieme vision des USA.

    Ce qui compte c’est : "Anyway, God bless America !"

    Répondre à ce message

  • OrangeOrange • 21/01/2010 - 15:39

    Depuis des décennies, l’usage de la puissance des USA n’est pas pour soumettre les autres …

    C’est le sens des propos tenus le 15 janvier par Barack Obama au magazine Newsweek, article repris dans Le Monde, au-sujet de l’intervention en Haïti.

    Cf détails sur Pnyx : http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/502

    C’est pas un peu too much, Mr Obama ? … faire comme s’il n’y avait jamais eu l’épisode irakien … Finalement, ce qui transparait clairement dans une sorte de volontarisme "nationaliste", c’est que sur la thématique du leadership des USA, Barack Obama saisit ce drame pour marquer l’autorité de sa présidence, qu’il a décidé de tourner la page de la repentance, certainement dans un objectif d’unification du peuple états-unien, mais sans doute aussi, à l’attention de l’ensemble de la planète : We are the Boss and, Yes, we can !

    Pour ceux qui doutaient encore que ce président serait celui de la reconstruction de la puissance …

    Cette réflexion n’enlève rien, bien-sûr, au fait que, dans sa dimension humanitaire, et pour le bénéfice du peuple haïtien qui en tant et si urgemment besoin, la vigueur de cet engagement est absolument formidable !

    • Bertrand Buisson • 21/01/2010 - 18:39

      "Pour ceux qui doutaient encore que ce président serait celui de la reconstruction de la puissance …"

      alors là je me permet d’ajouter un gros bémol :

      En engageant 24000 milliards de dollars pour renflouer Wall Street et en sabrant dans les dépenses de santé, Obama détruit les Etats-Unis.

      Puis l’engagement américain en Afghanistan c’est le comble : ce serait comme dire que Johnson et Nixon ont renforcé les USA en faisant la guerre du Vietnam !

      Vraiment, il n’y a que deux possibilités : soit détruire les USA, soit les reconstruire en tant que république véritable. La puissance impériale des USA tombe sous la catégorie "légende urbaine". Au plus wall street et le lobby militaro-industriel ont pris du pouvoir, au plus les Etats-Unis ont plongé pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. depuis 1945, leur "puissance" n’a fait que décliner (avec une interrutpion relative sous Kennedy), car ce qui les a rendu fort de tout temps, c’est 1- d’être la première véritable république constitutionnelle et 2- leur processus de croissance économique physique où l’ensemble de la population peut accéder à un niveau de vie et de travail supérieur. deux choses implicitement anti-impériales !

      Obama ne fait que poursuivre la destruction de cela et neutralise de ce fait ce que les Etats-Unis pourrait faire de meilleur pour le monde.

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
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La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

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